A méditer:

Le livre capital d’Hugues Lagrange (chercheur au CNRS et professeur à Sciences-Po), intitulé Le déni des cultures (Le Seuil, 2010) faisait déjà (comme beaucoup d’autres d’ailleurs) le constat que les jeunes issus de l’Afrique du nord et de l’Afrique sub-saharienne sont surreprésentés dans la délinquance en France et établissait un lien entre les difficultés d’intégration de ces immigrés et leurs origines culturelles. Se démarquant ainsi nettement de l’approche socio-économique « politiquement correcte » de la délinquance et de l’intégration.

«Ma position est qu’il vaut mieux dire les choses, même si elles nous gênent», avait-t-il expliqué dans une interview au Monde. «Les choses» sont les suivantes, selon le constat qu’il a établi au terme de plusieurs années d’étude en grande banlieue parisienne: «Les adolescents éduqués dans les familles (originaires de pays) du Sahel sont trois à quatre fois plus souvent impliqués comme auteurs de délits que les adolescents élevés dans des familles autochtones; et ceux qui sont éduqués dans des familles maghrébines, deux fois plus». Mettant ainsi le doigt sur un point essentiel : la culture de la razzia.

Sur ce point l’identité de l’islam est très forte. Il a gardé de ses origines arabes une tradition de civilisation non-productive. La razzia – c’est-à-dire la rapine – était autrefois le moyen de subsistance des tribus nomades guerrières : dépouiller le voisin (sédentaire) de sa production, et le réduire en esclavage.

L’or noir n’a pas changé cette tradition, puisqu’il est obtenu sans travail, et que son exploitation est confiée aux mains des occidentaux ou des travailleurs immigrés, traités avec le mépris qui sied aux esclaves. Un saoudien ou un koweitien ne se salit pas les mains.

La richesse pétrolière des pays musulmans n’a pas fait disparaitre leur jalousie envers un Occident laborieux, à qui il faut faire rendre gorge d’une façon ou d’une autre. Le sentiment obscur d’une revanche à prendre est profondément ancré dans beaucoup de populations musulmanes. Il remonte aux croisades, et s’alimente d’un non-dit identitaire : le musulman est un seigneur, fait pour dominer et non pour subir, parce que son identité religieuse surpasse toutes les autres.

Les trafics de drogue et d’armes en sont l’expression la plus évidente dans nos banlieues. Et ce n’est pas par hasard. Car ce sont des outils faciles à développer, rémunérateurs et, qui plus est, destructeurs des Français qu’ils haïssent.

C’est pourquoi la récidive ne disparaitra pas tant elle est intrinsèquement liée à la culture des populations carcérales. Aussitôt libérés, nos « jeunes » rejoignent leur communauté, leur groupe, et recommencent. Souvent d’ailleurs en gravissant quelques échelons supplémentaires dans la violence…Nous ne manquerons pas d’en faire l’amer constat dans quelques mois.

Tant que Christiane, Manuel, Jean-Marie, François et les autres n’auront pas compris cela, rien ne changera en prison mais l’insécurité des Français ne cessera de croître.

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