Lone Ranger

Lu sur VA

★★ Lone Ranger

Drolatique. Gore Verbinski raconte la naissance de ce vengeur masqué, icône de la culture populaire américaine, en une comédie d’action trépidante.

Quelque part dans l’Ouest, l’attaque à main armée d’un train va réunir deux passagers qui n’auraient jamais dû se rencontrer : un vieil Indien mutique et mystique, Tonto (Johnny Depp, ci-dessus à gauche), et un juriste un rien idéaliste, John Reid (Armie Hammer, à droite). Pour empêcher des criminels de mettre la main sur une mine d’argent en déclenchant une guerre indienne au passage, John, assisté par Tonto, va se muer en justicier masqué, le Lone Ranger.

Peu connu de ce côté-ci de l’Atlantique, le Lone Ranger est un personnage culte de la culture populaire américaine, apparu à la radio en 1933, avant de devenir le héros d’une série télévisée. Le tandem Gore Verbinski-Johnny Depp, après la série Pirates des Caraïbes, s’en empare et, du coup, c’est le personnage de Tonto, qui fournit à Johnny Depp une autre de ces compositions excentriques qu’il affectionne, qui prend le dessus sur le personnage du justicier, guère avantagé par l’interprétation du toujours fadasse Armie Hammer. Pirates des Caraïbes ayant fini par épuiser tout le monde, on s’attendait à une semblable accumulation fatigante de vaines péripéties. Mais ce western atypique fonctionne plutôt bien, mêlant des cavalcades bien menées et un bel humour à froid. Un film très divertissant, sans risque de méningite.

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