Lettre de Santé Nature Innovation
Au sommaire cette semaine :
- On sait enfin pourquoi le contact avec la Nature est bon pour la santé
- Une nouvelle manière de s’attaquer au cancer
- Le petit-déjeuner d’Emma, 116 ans
Bonne lecture,
Jean-Marc Dupuis
On sait enfin pourquoi le contact avec la Nature est bon pour la santé
Tout le monde a l’intuition qu’il fait bon vivre au contact de la Nature. On y vit plus heureux, plus longtemps. Pour l’expliquer, on fait souvent appel au mystique, comme la Communion de l’Homme avec Dame Nature.
Aujourd’hui, une chercheuse de l’Université de l’Illinois vient nous proposer une explication logique résultant de nombreuses études [1] :
Les balades en forêt, les parcs, et les jardins améliorent réellement nos défenses immunitaires et notre état de santé général :
- Les paysages et environnements sonores naturels soulagent le système nerveux sympathique (qui prépare le corps à la lutte ou à la fuite) et activent le système nerveux parasympathique (qui prépare le corps au repos et à la digestion).
- Moins de pollution dans l’air peut réduire les inflammations du cœur et les problèmes respiratoires. L’air est filtré et recyclé par les végétaux.
- Une température ambiante plus basse qui soulage le système respiratoire et la fatigue liée à la chaleur.
- Plus de biodiversité qui met notre corps au contact de bactéries variées qui renforcent nos défenses immunitaires. C’est le cas du mycobacterium vaccae, une bactérie qui vit dans le sol. Mais aussi le cas des phytoncides, ces composés volatiles antimicrobiens qui réduisent la pression sanguine et stimulent la fonction immunitaire.
- Plus d’ions négatifs dans l’air, qui réduisent la pression sanguine.
Pour renforcer ses défenses immunitaires, le corps a besoin d’être en mode parasympathique (repos et digestion) : c’est le principal effet exercé par le contact avec la Nature.
Au fond, profiter de la Nature équivaut à prendre un complément multivitamine ou un probiotique.
Une nouvelle manière de s’attaquer au cancer
La médecine conventionnelle cherche à éliminer les cellules cancéreuses par chimiothérapie ou à retirer la tumeur par opération chirurgicale.
Une stratégie alternative vise à mobiliser le système immunitaire contre les cellules cancéreuses – y compris les tumeurs. Cette voie prometteuse a été choisie par le Professeur Bourquin et son équipe de l’Université de Fribourg [2].
En principe, votre système immunitaire devrait éliminer les cellules cancéreuses tout seul. Mais la tumeur cancéreuse produit de la chémokine CCL22, une protéine qui s’attaque aux lymphocytes T régulateurs et détraque votre système immunitaire… vous laissant sans défenses.
Nos chercheurs suisses ont découvert qu’en stimulant la production d’interférons, il est possible de bloquer la chémokine de la tumeur. Les premiers résultats sont encourageants. Ce que cela veut dire est important : les personnes qui ont un système immunitaire très performant sont capables de détruire les mécanismes de défense des tumeurs, c’est pourquoi elles ont moins de risque de cancer.
Les chercheurs cherchent maintenant un moyen de réveiller nos défenses dans les cas où le système immunitaire n’est pas assez vif. Mais il faudra encore des années de recherches avant que ces solutions parviennent aux patients. A suivre…
Le petit-déjeuner d’Emma, 116 ans
Emma Morano, 116 ans, née le 29 novembre 1899 en Italie, avait les gènes pour devenir l’une des femmes les plus âgées au monde [3]. Sa mère a vécu 91 ans et sa sœur – 107 ans.
Mais ce n’est pas tout : En 1938, le médecin d’Emma lui prescrit 3 œufs chaque matin (dont 2 crus) pour soigner son anémie. Consciencieusement, elle suivit ce régime pendant 71 ans. Elle a donc mangé plus de 77 700 œufs au cours de son existence.
Compte-tenu des nombreuses vertus des œufs, il ne fait pas de doute qu’ils ont contribué à l’exceptionnelle longévité d’Emma. Viva Emma !