message du Club Santé Nature Innovation
Vos Actus Santé : vitamine D, flore intestinale, peau des pommes et tomates
Chère lectrice, cher lecteur,
Cette semaine, au sommaire de vos Actus Santé :
- L’AFP alerte enfin le grand public sur les dangers du manque de vitamine D
- A chacun son régime
- Pommes, tomates : mangez la peau !
A votre santé !
Jean-Marc Dupuis
L’AFP alerte enfin le grand public sur les dangers du manque de vitamine D
Il était temps. L’Agence France Presse a publié le 10 novembre 2015 une information sur la nécessité d’un bon taux de vitamine D contre les accidents cardiaques [1].
Cette information est connue de très longue date des personnes s’intéressant à la santé naturelle. Toutefois, il est rarissime dans la grande presse que soient évoquées contre les maladies cardiaques d’autres solutions que la simple abstention de tabac, de graisses alimentaires, et bien sûr les médicaments et la chirurgie.
En outre, lorsque la vitamine D est évoquée, c’est en général pour en dénoncer les prétendus risques du surdosage qui n’existent pourtant qu’à des doses dépassant mille fois la dose conseillée (difficiles à atteindre).
L’AFP signale qu’un taux de vitamine D inférieur à 15 ng/mL augmente le risque d’accidents cardiovasculaires graves (infarctus, maladies coronariennes, défaillances rénales) et de décès de 35 %.
Toutefois, l’AFP indique de façon erronée que des teneurs supérieures à 15 ng/mL sont suffisantes. Cette information est évidemment contraire aux données scientifiques actuelles sur le sujet. On sait que le taux minimal pour une bonne santé générale de vitamine D se situe à 30 ng/mL [2]. Pendant les mois d’hiver, un tel taux ne peut être atteint qu’avec un bon complément alimentaire de vitamine D pris quotidiennement (minimum 4000 UI par jour).
A chacun son régime
La revue scientifique Nature a publié le 26 novembre 2015 les résultats d’une très intéressante étude sur les régimes amaigrissants [3].
A alimentation identique, le niveau de sucre sanguin varie selon la flore intestinale de chacun.
Eran Elinav et Eran Segal du Weizmann Institute of Science en Israël ont suivi le régime alimentaire et le mode de vie de 800 personnes pendant une semaine.
Ils ont constaté qu’un repas ayant le même index glycémique entraine des niveaux de glucose sanguin très différents chez les participants.
L’équipe a donc créé vingt-six types de régimes personnalisés qui ont permis d’atteindre une glycémie postprandiale (après le repas) inférieure chez les participants que le régime standard.
C’est une nouvelle donnée confirmant l’importance cruciale du microbiote intestinal qui est influencé par le régime alimentaire, la consommation d’aliments fermentés (choucroute, olives, concombres), de prébiotiques et de probiotiques.
Pommes, tomates : mangez la peau !
La peau des pommes et des tomates contient deux molécules qui ralentissent la perte musculaire liée à l’âge : l’acide ursolique et la tomatidine. Pour maintenir une bonne musculature, il est donc conseillé de manger des pommes et des tomates avec la peau. C’est aussi une raison de plus de les acheter bio car c’est la peau qui contient le plus de pesticides.
Attention, cette étude a été réalisée sur des souris [4]. Et il est fréquent que les résultats d’études sur les animaux ne se retrouvent pas chez les êtres humains.
Toutefois, l’effet de ces deux molécules s’est révélé puissant : augmentation de la masse musculaire de 10 % et de la qualité musculaire de 30 % en deux mois.
Le maintien d’une masse musculaire importante est crucial pour lutter contre les maladies et les risques du vieillissement. En effet, non seulement de bons muscles permettent de maintenir de bons reflexes, d’éviter les chutes, et de poursuivre une vie active. Mais ils servent aussi de réserve de protéines indispensables au fonctionnement immunitaire, diminuant la gravité des maladies infectieuses et augmentant les chances de survie en cas de cancer.