message du Club Santé Nature Innovation
À découvrir cette semaine dans vos Actus Santé :
Qu’est-ce qu’une plante adaptogène ?
Stress : veillez à vos apports en nutriments et minéraux
Un champignon hallucinogène efficace contre les problèmes mentaux
À votre santé !
Jean-Marc Dupuis
Qu’est-ce qu’une plante adaptogène ?
Les plantes adaptogènes augmentent nos capacités de défense en cas de stress, qu’il soit physique ou psychique. Les plus connues sont le ginseng (Panax ginseng), l’éleuthérocoque (ginseng de Sibérie) et la rhodiole (Rhodiola rosea) originaires de Scandinavie [1].
Pour le ginseng, l’idéal est de choisir un extrait standardisé : on connaît alors précisément sa teneur en ginsénosides, ses principes actifs. La dose quotidienne pour commencer à ressentir les effets est de 10 mg de ginsénosides. Le ginseng blanc est préférable mais bien plus rare.
L’éleuthérocoque se prend en infusion : mettez 4 g de racine séchée dans une petite bouilloire d’eau bouillante. Prenez 1 à 2 tasses par jour. Elle existe aussi sous forme de gélules (extrait sec). Notez qu’elle peut stimuler votre appétit. À éviter en cas d’hypertension artérielle.
La rhodiole se prend en comprimés, 1 le matin, 1 à midi. Elle est déconseillée le soir car elle peut troubler votre sommeil. À éviter pour les femmes enceintes.
Stress : veillez à vos apports en nutriments et minéraux
La prise de plantes contre le stress (par exemple des plantes adaptogènes, voir ci-dessus) ne permet pas de résoudre en soi le problème du stress.
Ces plantes agissent en diminuant l’hormone du stress, le cortisol et/ou en facilitant la production de neurotransmetteurs dans le cerveau. Pour en tirer des effets maximaux, il importe de leur associer certains nutriments et minéraux qui régulent naturellement le stress :
Des aliments riches en magnésium, comme le cacao, les oléagineux (amandes, noix), les légumes verts ou le sarrasin
Des vitamines du groupe B (levure de bière) qui permettent la synthèse des neurotransmetteurs assurant un bon fonctionnement cérébral
Des acides gras oméga-3 qui structurent le cerveau (poissons gras, huile de colza, noix) en consommation régulière.
Sophie Layé, neurobiologiste à l’INRA, a reçu le 8 décembre 2015 le prix du Défi scientifique pour ses travaux concernant l’impact de l’alimentation sur le cerveau. Elle insiste sur l’importance particulière des apports en oméga-3 et d’une bonne santé du microbiote intestinal [2].
Un champignon hallucinogène efficace contre les problèmes mentaux
Les champignons hallucinogènes, qui connurent leur heure de gloire dans les années 70, ont été interdits par l’OMS en raison de rares cas de démence.
Des psychiatres travaillent pourtant actuellement à en réhabiliter certains.
C’est le cas du psilocybe qui s’est montré efficace contre les angoisses et paraît très prometteur contre les dépressions sévères.
Une étude de l’université de l’Arizona montre qu’il entraîne une diminution voire une disparition des troubles obsessionnels compulsifs de 23 % à 100 % !
Il s’agit d’un nouveau cas où la nature semble avoir conçu une substance sans pareil pour soulager les maux des êtres humains.
En outre, une équipe de Harvard a montré que le psilocybe bloque les attaques de céphalées suicidaires, une douleur extrême sur la moitié du visage (en langage médical : algie vasculaire de la face).