Mgr Georges Colomb nommé évêque de La Rochelle

Revue de presse

 

Le pape François a accepté, mercredi 9 mars, la démission pour raison d’âge de l’évêque de La Rochelle, Mgr Bernard Housset, 75 ans.

Le Père Georges Colomb, supérieur général des Missions Étrangères de Paris, a été nommé évêque de La Rochelle.

Ordonné prêtre pour le diocèse de Clermont en 1987, Georges Colomb a été incardiné à la Société des Missions Étrangères de Paris (M.E.P). Il est parti en Chine où il fut professeur de français entre 1990 et 1998 avant de devenir assistant du Supérieur général des M.E.P entre 1998 et 2004. À la même époque il fut également responsable du service des vocations et des séminaristes des M.E.P et chargé de la mission Asie de la Délégation Catholique pour la Coopération (D.C.C). Entre 2004 et 2010, il a été nommé vicaire général de la Société des M.E.P mais aussi responsable des séminaristes et du volontariat. Depuis 2010, il est supérieur général de la Société des M.E.P.

Parcours

  • Né le 15 juin 1953 à Saint-Anthème (Puy-de-Dôme).
  • Ordonné prêtre le 13 septembre 1987 pour le diocèse de Clermont.
  • Incardiné à la Société des Missions Étrangères de Paris.

Études:

  • École hôtelière, Strasbourg.
  • Université Jean Moulin, Lyon.
  • Séminaire des Carmes, Paris.
  • Institut Catholique de Paris (1987-1988).
  • Étudiant en langue chinoise à Taipei, Taïwan (1989-1990).

Diplômes:

  • BTS en gestion et administrative hôtelière (1974).
  • Licence en droit (1976).
  • Licence en administration économique et sociale (1976).
  • Maîtrise en droit privé (1977).
  • Diplôme d’Études Approfondies de droit civil (1978).
  • Inspecteur des Postes et Télécommunications (1979).
  • Licence en théologie (1988).

Ministères:

  • 1990-1998 : Mission en Chine continentale comme professeur de français dans les Universités de Kunming et de Dalian.
  • 1998-2004 : Assistant du Supérieur général des Missions Étrangères de Paris ;
  • Responsable du service des vocations et des séminaristes des M.E.P ;
  • Chargé de mission Asie de la Délégation Catholique pour la Coopération (D.C.C).
  • 2004-2010 : Vicaire général de la Société des Missions Étrangères de Paris ;
  • Responsable des séminaristes et du volontariat des M.E.P.
  • Depuis 2010 : Supérieur général de la Société des Missions Étrangères de Paris.

La date d’ordination épiscopale et d’installation de Mgr Georges Colomb est prévue pour le jeudi 5 mai à La Rochelle.

Il avait été élevé par décret du Président de la République en date du 11 juillet 2014 de chevalier de la Légion d’honneur.

Riposte catholique

 

Le pape François a accepté, mercredi 9 mars, la démission pour raison d’âge de l’évêque de La Rochelle, Mgr Bernard Housset, 75 ans. Pour lui succéder, il a choisi le P. Georges Colomb, 62 ans, actuel supérieur général de la société des Missions étrangères de Paris (MEP).

Né le 15 juin 1953 à Saint-Anthème (Puy-de-Dôme), Georges Colomb a commencé des études en administration hôtelière avant de se tourner vers le droit. Titulaire d’un DEA de droit civil de l’Université Jean-Moulin de Lyon, il exercera cinq ans comme inspecteur des Postes et Télécommunications, à Lyon puis Nanterre.

Huit années en Chine

En 1982, il change de voie et entre au séminaire des Carmes, à Paris. Licencié en théologie à l’Institut catholique de Paris, il est ordonné prêtre pour le diocèse de Clermont mais au titre des Missions étrangères de Paris en 1987.

Destiné à partir pour la Chine, il passe deux ans à Taiwan pour apprendre le mandarin (1988-1990) avant d’être envoyé en Chine continentale. Toute présence missionnaire en République populaire étant interdite, il s’y trouve en tant qu’« expert étranger » et, professeur d’université, il enseigne pendant huit ans le français et la civilisation française auprès des étudiants, à Kunming (Yunan, sud) et Dalian (Liaoning, nord-est).

Volontariat Mep

En 1998, le P. Colomb est rappelé à Paris, où l’assemblée générale des MEP l’a élu pour siéger, en tant qu’assistant, au conseil qui assiste le supérieur général. Il y est plus spécialement chargé des vocations, des séminaristes et du volontariat (envoi en Asie de jeunes laïcs pour des missions de quelques mois à deux ans).

À la même époque il est aussi chargé de la mission Asie de la Délégation catholique pour la coopération (DCC).

En 2004, il est élu vicaire général de la société, tout en restant responsable des vocations et du volontariat, service qu’il a largement développé en en faisant un réservoir dynamique de vocations.

Supérieur général des Mep depuis 2010

« Il y a des vocations dans la France d’aujourd’hui. Elles existent et il est important de montrer aux jeunes que l’Église leur fait confiance, soutenait-il en 2010 à Églises d’Asie, l’agence d’information des MEP. Pour celui qui part à Phnom Penh assurer la comptabilité du vicariat apostolique, par exemple : à un âge plutôt jeune, il se voit confier des responsabilités importantes. Outre la découverte de l’Asie, il est amené à vivre une expérience spirituelle forte au contact de réalités humaines et ecclésiales totalement nouvelles pour lui. »

En 2010, il est élu supérieur général des Missions étrangères de Paris, succédant au P. Jean-Baptiste Etcharren.

Son premier mandat à la tête de la société devait se terminer lors de l’assemblée générale qui doit se tenir en juillet 2016. D’ici là, la direction des MEP sera assurée par le P. Gilles Reithinger, vicaire général.

La Croix

 

On notera aussi que les Missions étrangères de Paris qui, par définition ne destinent pas leurs candidats aux diocèses français, puisent tout de même dans le vivier des vocations de la France. Or, depuis le changement de direction à la tête de la Société et l’élection du P. Georges Colomb comme supérieur général, nettement plus

« identitaire » que son prédécesseur, le recrutement est en hausse notable (bien qu’il ne concerne que des chiffres de misère par rapport à un glorieux passé : 25 environ).

 

Paix liturgique

 

Il serait intéressant de demander à PL ce qu’ils entendent exactement par « identitaire »

 

Commentaires sur Riposte Catholique

4 comments

Joel

9 mars 2016 à 14 h 32 minRépondre

Enfin!!!
Cette nomination était grandement attendu par les catholiques de La Rochelle!
Le nouvel évêque aura fort à faire, son prédécesseur laisse un diocèse en lambeau, à l’image de celui d’Angoulême.
Une amie originaire d’une paroisse de Charente-Maritime, me faisait toute la liste des diverses aberrations liturgique dont elle a été témoin. A faire palir Mgr Le Gall qui a eut le culot d’affirmer par le passé que les abus liturgiques n’existaient plus!

Le départ de Mgr Housset sonne le glas d’un triumvirat qui aura sévit dans la Province ecclésiastique de Poitiers: Dagens-Rouet-Housset, c’est aussi un chant du cygne pour une certaine génération d’évêque, dont les derniers encore en place font figure de mohicans ( Mgr Gardés d’Auch , Pontier de Marseille, Gralllet de Strasbourg).

Il faudra du courage à Mgr Colomb, nous prierons depuis Bordeaux pour lui .

Daniel Hauser

9 mars 2016 à 19 h 32 minRépondre

J’ai eu la chance de croiser plusieurs fois ce prêtre dévoué, humble, soucieux des autres, véritable témoin du Christ. Par ailleurs, un missionnaire engagé et rayonnant. Ainsi qu un véritable pasteur soucieux de susciter des vocations. Je prie pour qu’il sache relancer les vocations sacerdotales et religieuses dans son diocèse.

Estelle

9 mars 2016 à 21 h 07 minRépondre

Mgr Housset fut, à mon sens, un saint évêque, toujours à l’écoute des fidèles et proche des jeunes, qui gardent un très bon souvenir de lui. Il ne laisse pas un « diocèse en lambeau ». Il faut y vivre pour comprendre cela.

D’une grande bonté et humanité, il laisse au demeurant une belle Eglise de charente-maritime, proche des plus pauvres et accueillante, qui bien sûr a à faire face à de nombreux défis, dont celui de la seconde évangélisation. Action de grâces pour l’ancien et le nouvel évêque!

Joel

10 mars 2016 à 8 h 08 minRépondre

Je connais plusieurs fidèles de Charente-Maritime, dont un jeune garçon originaire de l’ile d’Oléron. Il est actuellement en formation dans un séminaire, mais pas à Bordeaux pour le compte de La Rochelle. Les faits que toutes ces personnes m’ont décrites, plus les divers articles que l’on peut retrouver sur Riposte Catholique concernant Mgr Housset montre bien une chose: il a agit en digne progressiste qu’il est.
La Charente-Maritime c’est des églises ( pour la plupart pas toujours très belles d’ailleurs) vides, un clergé vieillissant et à 90 pour cent à l’esprit soihant-huitard-syndicaliste-attardé, des laïcs harpies qui font tout, un Motu Proprio Summorum Pontificum appliqué de manière ubuesque ( c’est déjà mieux qu’à Angoulême peut être, Mgr Dagens ayant fait la soude oreille).
Mgr Housset c’est des prises de positions anti-doctrine: en cela ses propos dans la revue Golias à qui il a donné une interview ( et qui doivent maintenant pleurer son départ) sont édifiants. Sans parler de ses récents propos concernant le synode sur la famille.
Alors Estelle , c’est bien gentil de nous parler d’humanisme, de bonté pour les pauvres, d’accueil envers les jeunes ( combien sont sortis avec la Foi dans le coeur), de dynamisme deux mois par an l’été quand les touristes viennent sur les plages, mais je suis au regret de vous dire qu’il n’y a pas besoin d’être catholique pour faire ça. Là c’est bien la vision d’une Eglise ONG que vous nous faite et qui fut condamnée dès les premiers jours de son pontificat par le Pape François.
Mgr Housset saint? Hé bien en voilà des propos téméraires!

 

 

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