Permis de construire

Permis de construire

Un bel exemple de réponse intelligente

et humoristique face à la connerie administrative!

Les chevaux sont de taille normale ….

permisdeconstruire

 

Quand les instances administratives cassent les pieds pour délivrer le permis de construire, voilà ce qui se passe.

On ne voulait pas lui délivrer de permis pour la construction de son auvent pour les chevaux.

Du coup il a mis une table et deux chaises dans le pré.

Aucune loi ne limite la taille du mobilier et il n’y a pas besoin de permis de construire pour un ensemble de jardin.

 

MORALITE : il faut avoir de l’imagination face à la connerie.

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Pôle Emploi ou Pôle Roumain

Boulevard Voltaire relève que « depuis le 1er janvier dernier, le statut transitoire en France et dans d’autres Etats membres restreignant l’embauche de ressortissants roumains et bulgares – membres de plein droit de l’UE – ayant expiré, les employés de Pôle Emploi font face à un afflux de travailleurs roumains. (…) Pourquoi un tel engouement pour s’inscrire à un organisme plus riche en demandes qu’en offres d’emploi ? Parce qu’une telle inscription permet d’obtenir nombre d’avantages, notamment des formations en “ français langue étrangère ”, des cours d’alphabétisation, l’ouverture à des droits aux aides sociales accordées par les communes (…) sans parler du système de santé français ». Pôle Emploi, une sorte de… « romservice » en somme.

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Le CSA veut contrôler le web

Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a publié lundi son rapport annuel 2013, dans lequel il réitère sa demande de réguler le web, en plus de la télévision et de la radio. Il propose la création d’un label « Site de Confiance ». Le CSA demande au gouvernement de « donner au CSA une compétence de régulation des services audiovisuels numériques« .

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arnaques aux médicaments


Chère amie, cher ami,

Il y a quelques jours, les professeurs Even et Debré ont été interdits d’exercer par l’ordre des médecins à cause de leur ouvrage : « Le guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux ». Peut-être avez-vous été comme moi scandalisé d’une telle décision. Pour autant le travail d’information sur les dangers de certaines pratiques de l’industrie pharmaceutique continue et prend de l’ampleur.

Aujourd’hui je vous fais un suivre un message de notre partenaire Santé Nature Innovation, qui vous alerte sur 4 de ces dérives et que je conseille à tout le monde de lire parce que je le trouve particulièrement éclairant sur le sujet.

Bonne lecture,

Augustin de Livois

4 grosses arnaques aux médicaments

Chère lectrice, cher lecteur,

Inventées par l’industrie pharmaceutique, voici 4 grosses arnaques qui ne fonctionnent que grâce à la complicité active des autorités sanitaires. Les médecins, eux, participent en général sans le savoir.

1. La chimio qui entretient les tumeurs

Un article publié fin novembre 2012 dans la revue Nature Medicine par une équipe de l’Inserm dirigée par François Ghiringhelli (Unité Inserm 866 « Lipides, nutrition et cancer ») à Dijon, souligne que deux médicaments de chimiothérapie couramment utilisés pour le traitement des cancers peuvent favoriser le développement des tumeurs cancéreuses [1] !!!

Ces deux médicaments sont le 5-fluorouracile et la gemcitabine utilisés dans le traitement des cancers du côlon, du sein et du pancréas.

Le mécanisme de stimulation de la tumeur est le suivant :

D’abord, ils activent un complexe protéique, appelé « inflammasome NLRP3 » au sein de certaines cellules du système immunitaire.

Ensuite, cette activation conduit à la libération par ces cellules de la cytokine pro-inflammatoire, l’interleukine IL-1beta.

Enfin, cette cytokine induit la production d’une autre cytokine (la cytokine IL-17) qui a des propriétés protumorales en favorisant l’angiogénèse tumorale, c’est-à-dire l’irrigation vasculaire des tumeurs.

Plus vous prenez de ces médicaments, plus votre tumeur est donc irriguée par les vaisseaux sanguins. Bien nourrie, elle grossit plus rapidement. Tout ceci est écrit noir sur blanc sur le site de l’Inserm, cité en référence (voir ci-dessous).

Et pourtant, quelle est la conclusion des chercheurs ? Arrêter d’urgence d’utiliser ce médicament « anticancer » qui développe le cancer ?!

Non, pas du tout : en application d’un principe médical de plus en plus systématique, il faut, selon eux, trouver un nouveau médicament à donner aux patients en plus de ces produits de chimio :

« Nos résultats ont permis d’identifier que l’activation de l’inflammasome limite l’efficacité antitumorale de la chimiothérapie. Tout l’enjeu était ensuite de voir si nous pouvions empêcher l’activation de l’inflammasome », a expliqué François Ghiringhelli.


Au lieu de supprimer un médicament, en donner un deuxième au patient pour compenser les effets négatifs du premier. Ou « comment fournir de nouveaux revenus à l’industrie pharmaceutique ».

2. Invention de maladies

« Dermato, c’est le meilleur métier : il n’y a jamais d’urgence, les clients ne meurent pas, et ils ne guérissent jamais. »


Cette plaisanterie de carabin a bien été comprise par les laboratoires : plutôt que de courir après la pilule miracle qui guérit les patients, et donc ne sert qu’une fois, mieux vaut mettre sur le marché des médicaments que les patients consommeront toute leur vie.

D’où l’invention d’un nouveau genre de médicaments, ceux qu’on prend « au cas où », pour retarder un processus clinique dont on ne connaît absolument pas l’échéance.

Un exemple : Alzheimer. Il existe quelques médicaments par ailleurs très onéreux, qui sont supposés ralentir l’évolution de la maladie [2]. Des essais contre placebo ont montré que l’efficacité est quasi nulle (quelques pourcents de constatations favorables en plus dans le groupe traité).

En revanche, les effets secondaires sont, eux, bien mesurables. Faut-il alors arrêter ces traitements ?

Surtout pas, s’exclament les neurologues, car « même si le médicament en lui-même est de peu d’efficacité, le simple fait de le prendre et de consulter mensuellement constitue un recours psychique qui améliore les patients ». On ne saurait définir mieux un effet placebo qui coûte 2500 euros par an à la Sécu…

Autre exemple : le dépistage « du cancer » de la prostate, alors qu’il s’agit d’un adénome qui, avec l’âge, peut devenir cancéreux, et le deviendra chez la quasi-totalité des hommes après 80 ans sans pour autant menacer leur vie.

Jusqu’à récemment, on était un inconséquent râleur plus ou moins sectaire si l’on critiquait le système du tout « PSA-biopsies-exérese » qui a mutilé tant de patients. Et puis, pays après pays, les nouvelles se sont accumulées pour bien montrer que cette prévention forcenée n’avait de sens que dans un créneau de population bien déterminé.

Il en est de même pour le vaccin HPV contre le papillomavirus, et pour les mammographies généralisées, dont la dangerosité commence enfin à être reconnue, très timidement toutefois, par la presse officielle.

3. Baisser les normes d’alerte

Quand les symptômes sont insuffisants ou inexistants, il suffit de fixer des normes biologiques d’alerte afin de créer des millions de patients prétendument en danger. Ces « normes » discutables sont d’ailleurs régulièrement revues, au grand dam des médecins prescripteurs qui ne savent plus sur quel pied danser.

C’est le cas du cholestérol, dont plus personne ne sait au juste quel est le taux réel à partir duquel il serait problématique, en dépit de l’invention d’une savante (et trompeuse) distinction entre « bon » et « mauvais » cholestérol.

Et que dire de la multiplication des prescriptions médicamenteuses en psychiatrie [3], directement liée à l’augmentation fulgurante de nouveaux « troubles » ou « syndromes » qui n’existaient pas il y a seulement 20 ans ?

A noter que, dans leur ouvrage « Le guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux », les Pr Debré et Even mettent en avant le « désert » en molécules nouvelles et efficaces de cette classe pharmacologique, les « nouveautés » étant des copies de copies de remèdes qui ont désormais 30 ans, mais simplement trois ou quatre fois plus chères…

4. Avandia : la catastrophe programmée

Le quotidien américain Washington Post a publié un long récapitulatif sur un scandale médical plutôt gigantesque (estimé à 83 000 crises cardiaques ou décès) sur des diabétiques traités avec l’Avandia, et qui raconte comment un médicament dangereux peut volontairement être diffusé à l’échelle planétaire [4].

Les faits : en 2006, paraît un article dans la revue de référence NEJM (New England Journal of Medecine), une revue dans laquelle chaque article est décortiqué avant parution par un collège d’experts a priori indépendants.

Dans l’article, des résultats admirables pour l’Avandia, par comparaison avec deux médicaments concurrents. A l’époque, les « experts » n’avaient pas à signaler leurs liens avec les laboratoires concernés par leurs expertises. Si cela avait été le cas, on aurait su que chacun des 11 experts avait été gratifié par le laboratoire GSK d’honoraires de défraiement. Et que 4 d’entre eux étaient carrément salariés de la firme, et en détenaient des actions.

Une fois l’autorisation de mise sur le marché obtenue, le labo lance l’Avandia et les prescriptions s’envolent. Avec, dans le milieu médical, un questionnement lancinant qui s’installe : est-ce bien normal que les diabétiques traités voient leur taux de « mauvais cholestérol » s’envoler ? Chez les cardiaques, ce serait pour le moins une contre-indication.

Même au sein du labo, des responsables se posent des questions. De même qu’à la FDA, l’organisme de contrôle américain, qui demande à GSK de lancer une étude sur le sujet. Le labo s’exécute, mais remet en avant des études qui sont en fait faussées, car les patients cardiaques, donc ceux qui pouvaient présenter des troubles mesurables, étaient exclus de l’étude…

Un procédé classique de « biais » très difficile à démêler par des experts pas trop regardants, mais qui n’échappe pas à Steven Nissen, un médecin qui avait montré sa détermination et ses qualités de pharmacologue dans le drame du Vioxx, pas une mince affaire (40 000 morts suspectées). Celui-ci récupère d’autres données, cette fois-ci sur des populations plus larges, ce qu’on appelle une méta-analyse.

Ses résultats sont alors publiés en un temps record par le même NEJM, dont les rédacteurs sont effarés par les chiffres : « Si ces calculs sont justes, ce sont des milliers de patients qui sont en danger de mort ! » (la suite ci-dessous)

Annonce spéciale

Ils n’ont plus le diabète !!!

Il existe un régime alimentaire expérimental qui a permis à ceux qui l’ont suivi de se débarrasser définitivement de leur diabète.


Suite de la lettre de ce jour :

Mais GSK était prêt à la riposte et sort une énième étude biaisée, sur un échantillon faible et mal décrit, mais qui suffit à calmer provisoirement la panique.

Nissen ne lâche pas le morceau et finit par obtenir, en 2010, qu’un relecteur de la FDA démontre que cette dernière étude du labo était faussée, et qu’elle n’était conçue que pour gagner du temps.

La rumeur se transforme en bronca scientifique, des enquêtes sont menées par la FDA, elles prouvent qu’en interne le problème était bien connu, avalisé, comptabilisé.

En septembre 2010, l’Avandia est retiré du marché en Europe, et subit de très importantes restrictions d’utilisation aux USA.

Le 2 juillet 2012, GSK accepte de payer la somme record de 3 milliards de dollars pour que s’éteignent les poursuites judiciaires en cours pour plusieurs de ses médicaments, dont principalement l’Avandia.

En France, plus de 200 000 diabétiques ont pris de l’Avandia pendant deux à trois ans, dans un parfait mutisme d’une presse pas encore traumatisée par l’affaire Médiator.

Conclusion

Dans la jungle des médicaments, mieux vaut ne pas… tomber malade.

Un mode de vie sain, une bonne alimentation, la prise bien informée de compléments alimentaires de qualité, des activités relaxantes et un bon moral sont une nécessité pour limiter au maximum le risque d’être un jour victime des mille et un abus des laboratoires pharmaceutiques, et de tous ceux qui vivent de la maladie des autres.

La formation et l’information sont nos seules options, avec des sources sérieuses. C’est une raison de plus de continuer notre travail à Santé Nature Innovation.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis, avec Effervesciences.

Sources :

[1] Améliorer l’efficacité de la chimiothérapie en agissant sur le système immunitaire

[2] Alzheimer serait contagieux, Alternatif Bien-Être, Janvier 2014

[3] Allen Frances, Saving normal: an insider’s revolt against out-of-control psychiatric diagnosis, DSM-5, big pharma, and the medicalization of ordinary life. William Morrow, Mai 2013

[4] Peter Whoriskey, As drug industry’s influence over research grows, so does the potential for bias. The Washngton Post, 25/11/2012

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Le faux déficit de la sécu

L’ASSURANCE MALADIE
   50 secondes de lecture à couper le souffle.
   Pour combler le déficit de la sécu, nos chers gouvernants ont trouvé que le mieux, c’était encore de nous faire payer…
>
   1 – Dorénavant, sur une consultation médicale, nous versons 1 euro.
>
   2 – Nous sommes restreints lors de nos arrêts maladie ….
>
   3 – Nous devons consulter un généraliste avant de voir un spécialiste ……
>
   4 – Pour tout traitement de plus de 91 euros. , nous en sommes de 18 euros.de notre poche.
>
   5 – Taxe de 0,50 EUR. sur chaque boite…
>
   6 etc… !!!
>
   Toutes ces mesures sont destinées à combler le fameux trou qui est à ce jour de 11 milliards.
   Or, savez-vous que :
>   1) Une partie des taxes sur le tabac destinée à la Sécu, n’est pas reversée: 7,8 milliards.
   2) Une partie des taxes sur l’alcool, destinée à la Sécu, n’est pas reversée : 3,5 milliards.
   3) Une partie des primes d’assurances automobiles destinée à la Sécu, n’est pas reversée : 1,6 milliards
   4) La taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu, n’est pas reversée : 1,2 milliard.
   5) La part de TVA destinée à la Sécu n’est pas reversée:  2 milliards.
   6) Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés :  2,1 milliards.
   7) Retard de paiement par les entreprises :  1,9 milliard. 
>
>          En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards d’EURos.
   Conclusion : si les responsables de la Sécu et nos gouvernants faisaient leur boulot efficacement et honnêtement, si chacune des institutions reversait ce qu’elle doit chaque année, les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd’hui 9 milliards d’excédent !!!!
   Ces chiffres ne sont pas inventés ; vous pouvez les consulter sur le site de la sécu ; ils sont issus du rapport des comptes de la Sécu.
>         Si les pouvoirs publics, qui nous harcèlent au quotidien de messages publicitaires afin de consommer des fruits et légumes, étaient vraiment convaincus qu’il nous faut consommer 5 fruits et légumes par jour pour sauver notre santé et donc l’assurance maladie. Ils supprimeraient la TVA sur ces produits !
   N’oubliez pas d’avoir une petite pensée sur l’achat, à la hâte, des 90 Millions de doses de Tamiflu par le ministère de la santé publique, quand on sait que la grippe A n’est pas plus mortelle et dangereuse pour vous et moi que la grippe saisonnière classique. Hélas on ne peut en dire autant des dommages collatéraux potentiels qui existent réellement dans les adjuvants que contiennent les vaccins !!! Quel sera le coût de cette opération, que la sécu va supporter une nouvelle fois, lorsque le gouvernement sera décidé à dédramatiser la situation !!!
>          Cordialement.
>
   Evelyne DUBIN
   Secrétaire Générale
   Adjointe au Directeur Général
   Institut National du Développement Local
   Avenue Michel Serres BP 32
   47901 AGEN Cedex 9
   Tél : 05.53.48.06. 74
   Fax : 05.53.48.06.71
   Mobile: 06.72.19.53.50
   e-mail: e.dubin@indl.fr
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Enfer ou Paradis

Enfer ou Paradis

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BHL

Au tour maintenant de Bernard Henry Levy de nous prendre pour des imbéciles en se faisant filmer
> > > dans un décor de studio pour faire croire qu’il est en Ukraine !
> > >  Hélas pour lui, un paparazzi était là qui l’a photographié à son insu sur un plan plus large !!!
> > > Tous ces pathétiques bouffons sont décidément un régal quotidien  A force de nous faire rire, ils devraient être remboursés par la Sécu, tant ils parviennent, involontairement peut-être, à nous  faire oublier la morosité ambiante !!!

BHL sur les barricades

sur les barricades

> Alors, il est pas beau notre « intellectuel » debout sur une barricade ukrainienne, bravant la mitraille fasciste ???
> Maintenant, regardez plus bas…..

> > >
> C’est nettement moins…glamour là, non ???……….

BHL2

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L’incroyable force du jeûne

 

Chère lectrice, cher lecteur,

Hier mercredi 5 février, 2,3 milliards de chrétiens célébraient le « mercredi des Cendres », jour de l’entrée en Carême.

Moins connu que le Ramadan, le Carême est une période de 6 semaines et demie de jeûne, qui s’achève le dimanche de Pâques. La différence avec le Ramadan est que le jeûne dure toute la période du Carême, sauf les dimanches, alors que le Ramadan est paradoxalement une période de forte augmentation de la consommation alimentaire, due aux fêtes rituelles qui ont lieu chaque soir. Selon certaines études, cette hausse atteint jusqu’à 30-35 % par rapport au reste de l’année [1].

Pourquoi le Carême dure-t-il six semaines et demie, soit 46 jours ? Parce que, pour se préparer à Pâques, fête de la résurrection de Jésus, les chrétiens commémorent les 40 jours que Jésus passa au désert, sans boire ni manger (y compris la nuit). Or, les dimanches du Carême ne sont pas jeûnés. Vous retirez donc 6 dimanches de cette période de 46 jours et vous obtenez… bravo, 40 jours.

La chaîne ARTE au chevet de l’Eglise

A vrai dire, l’Eglise catholique peine fortement aujourd’hui à convaincre ses ouailles des bienfaits d’un jeûne si long, qui n’est plus pratiqué que par une infime proportion des chrétiens. Mais le relais a été repris avec brio par la chaîne ARTE, auprès d’une toute autre population, beaucoup plus nombreuse, et enthousiaste.

En mars 2012, elle diffusa un reportage intitulé « Le jeûne, une nouvelle thérapie » qui connut un tel record d’audience qu’il fut rediffusé en septembre 2013. Le réalisateur, Thierry de Lestrade, publia de plus chez ARTE éditions un livre, du même nom, avec des témoignages supplémentaires et de nouvelles perspectives.

Pourquoi un tel succès ? Parce qu’il n’était plus du tout question de Jésus, d’évangiles, ni même de spiritualités. Ce reportage était en effet consacré aux vertus du jeûne dans le traitement des maladies graves, notamment le cancer, et c’est évidemment cela qui explique les succès de ce jeûne nouvelle formule.

Jeûne contre médecine conventionnelle

Jeûner pour guérir. Avant tout, précisons que cette méthode thérapeutique est combattue désespérément par le système médical, coincé dans sa bulle « une maladie, un médicament », et qui ne saisit toujours pas les capacités naturelles de l’organisme à se rétablir.

Il est vrai que de nombreux jeûneurs se lancent dans cette pratique en quête de spiritualité et d’absolu. Ils contournent la science et se réfugient dans les néo-religions où les gourous de tout poil sont à la manœuvre.

Toutefois, le sujet intéresse aujourd’hui des scientifiques de haut vol, et même si les financements (il n’y a rien à vendre…) sont inexistants, les résultats sont tangibles, facilement reproductibles, et à la portée de chaque malade.

Le jeûne est en effet adapté à l’ensemble des pathologies du « trop » qui délabrent nos organismes : allergies, rhumatismes, maladies auto-immunes, hypertension, diabète, cancers, dégénérescence cérébrale… Toutes ces maladies ont un lien direct avec l’alimentation ou l’exposition à des produits chimiques.

Il faut avoir conscience de cette intoxication délétère pour accepter de se soigner par le vide, sans écouter les sirènes médicales qui se réfèrent encore à l’obligation vitale d’une alimentation pluriquotidienne, riche en céréales et en produits laitiers.

Comment les Etats-Unis ont séparé l’Eglise et le jeûne

C’est au XIXe siècle que des médecins, aux Etats-Unis, se sont penchés pour la première fois sur les vertus thérapeutiques du jeûne, hors de tout contexte religieux.

Il faut dire que le cadre était propice aux médecines douces. Les médecins « cowboys » américains faisaient encore plus fort que leurs confrères européens dans l’utilisation de méthodes fortes pour combattre les maladies. En plus de la saignée, des lavements et des vomitifs bien connus en Europe, la pharmacie du médecin américain était principalement composée de produits extrêmement toxiques : alcaloïdes (opium, apomorphine, digitaline) et sels de métaux tels que le mercure, le plomb, l’arsenic et l’antimoine.

Il ne faut pas s’étonner si c’est là-bas que le public a réagi avec le plus de vivacité aux excès de la médecine dure. Comme nous l’avons expliqué dans une précédente lettre, c’est aux Etats-Unis que l’homéopathie connaît le plus grand succès, avec 12 % des médecins qui la pratiquent au XIXe siècle.

En parallèle, plusieurs médecins s’efforcent de faire connaître les bienfaits du jeûne avec les méthodes de l’époque. Ainsi le Dr Henry Tanner se met en scène pour un jeûne de 40 jours, dans un théâtre de Manhattan, sous la surveillance étroite d’une cohorte de médecins suspicieux qui l’entourent jour et nuit. Son jeûne commence le 28 juin 1880. C’est l’événement de l’année : de nombreux badauds viennent en permanence encourager le jeûneur, tandis que les deux journaux leaders New York Times et New York Herald en font une rubrique quotidienne. Du coup, les journaux de tout le pays embrayent sur cette affaire.

La mesure de poids, de pouls, le rythme de respiration, sont annoncés régulièrement.

Les lettres d’encouragement affluent de toute la terre, et le jeûne se poursuit sans incident jusqu’au 7 août, comme convenu. Tanner a perdu 16 kilos, il est vif et bien vivant, et les mises en garde du corps médical contre les prétendus dangers du jeûne n’effraient plus personne.

Dès lors, et actuellement en 2014, nous nous retrouvons peut-être dans des circonstances équivalentes, la voie est libre pour aménager des jeûnes au profit d’une population plus importante. De nombreux centres de jeûne voient le jour. L’éditeur MacFadden met en place à Chicago un « Healthatorium », centre de fitness où le jeûne se pratique avec des exercices de sport, des massages et des saunas. En parallèle s’organisent des réseaux de « drugless physicians », des médecins qui ne prescrivent aucun médicament et soignent en appliquant homéopathie, jeûne et manipulations (rappelons que l’ostéopathie fut elle aussi fondée aux Etats-Unis, en 1874, par A.T. Still).

Mais en quelques dizaines d’années, le corps médical est repris en main. Le savoir est verrouillé par le système universitaire avec un monopole de fait sur les « bonnes pratiques », celles que le « bon » médecin doit appliquer, sans quoi il se met en dehors de la profession, au civil comme au pénal…

Le jeûne est petit à petit délaissé pour devenir une pratique douteuse exercée par des illuminés ou des charlatans.

Mais les recherches sur le jeûne se poursuivent, par le plus grand des hasards, de l’autre côté du Rideau de Fer.

Le communisme : terrain d’expérimentation exceptionnel

Les régimes totalitaires sont propices aux expériences scientifiques novatrices à grande échelle, car ils instaurent à la fois :

  • une pénurie de moyens et de compétences, qui fait qu’on est obligé de chercher des solutions plus efficaces et moins chères ;
  • un système hiérarchique implacable, qui fait qu’une initiative « dans la ligne du parti » sera appliquée sans discussion et parfois sur des populations importantes et de longues durées. De quoi acquérir des résultats tangibles.

Des expériences en Union soviétique ont ainsi montré que le jeûne agit vraiment « à la base » de l’organisme pour rééquilibrer de nombreuses fonctions essentielles.

Le médecin Youri Nikolaiev est désigné en 1955 pour soigner l’alcoolisme forcené du fils d’un dignitaire du Parti, Nicolai Boulganine. C’est un sujet difficile qui a mis en échec de nombreuses équipes médicales ayant eu recours à la pharmacologie existante. Grâce au jeûne, il est débarrassé en trois semaines de son addiction, à la grande satisfaction de son père, qui ouvre la porte de plusieurs services à cette nouvelle thérapie.

Nikolaiev peut alors expérimenter le jeûne auprès d’autres catégories de malades. Il observe des résultats étonnants chez les dépressifs suicidaires, qui se sentent rejetés et dévalorisés au sein de leur groupe ou de leur famille. Au bout de deux semaines de jeûne, les voici généralement moins inquiets et plus intéressés par leur environnement et leur assiette.

Il en est de même des angoissés et des personnes atteintes de TOC (troubles obsessionnels compulsifs) ou d’enfermement psychique. Gavés de neuroleptiques et vivants dans une bulle, quelques semaines de jeûne leur permettent de revenir à des rapports sociaux normaux. Les taux de neuromédiateurs (adrénaline, acétylcholine) se normalisent, ainsi que les rythmes cérébraux.

Il met toutefois en évidence un critère fondamental de succès : le consentement des patients. Souvent, pour faciliter la démarche, Nikolaiev exige que les médecins jeûnent eux aussi au côté des patients.

Asthme et hypersensibilité

Ces maladies « modernes » étaient déjà bien répandues en URSS dans les années 50. Les malades, comme en Occident, avaient leur dose de ventoline (bronchodilatateur) et de corticoïdes. Des médicaments qui soulagent un temps avant de devenir inefficaces, voire délétères. Or, il y avait de nombreux asthmatiques parmi les patients en psychiatrie et on s’aperçoit que leur respiration s’améliore encore mieux que leur faiblesse psychique.

Le jeûne se transporte dans des services de pneumologie et un médecin comme Serguei Osinine peut se prévaloir de plus de 10 000 patients soignés par le jeûne, avec plus de 50 % de succès tangibles (reprise du travail) pour des malades qualifiés d’invalides. Il observe qu’au bout de 12 jours, les mastocytes, ces cellules immunitaires bourrées de médiateurs de l’inflammation (histamine, prostaglandines, leucotriènes et enzymes protéolytiques) se transforment et digèrent littéralement leur contenu. C’est un individu nouveau, en meilleure santé, qui semble renaître.

Avec la Perestroïka, c’est la fin du système de soins gratuits. Les cures deviennent payantes, les hôpitaux se doivent d’être rentables, il faut vendre des médicaments – une belle page de la médecine est tournée.

Le jeûne mal vu en Occident

En Occident, la pression médiatique et médicale a réduit le jeûne à un quasi exercice physique dévolu aux hurluberlus du new age. Et la menace des accusations de sectarisme refroidit bien des initiatives.

En Allemagne, cependant, ainsi qu’en Suisse, plusieurs lieux de jeûne en milieu médicalisé fonctionnent en permanence. C’est le cas de la clinique Buchinger à Überlingen qui a développé sa propre méthode, à base d’eau, tisanes, jus de fruits, bouillons de légumes, tandis que d’autres pratiquent le jeûne hydrique (eau uniquement) [2].

Le réalisateur du reportage d’ARTE y a rencontré des praticiens convaincus et des « malades » en pleine santé, dans les domaines les plus divers.

Hypertension

Pour l’hypertension, les résultats sont visibles au bout de quelques jours : triglycérides et cholestérol se normalisent, et la tension se restreint à des normes correctes, ce qui permet d’arrêter les prises de bétabloquants.

Goutte

Pour les maladies d’accumulation comme la goutte, il en est de même, et les résultats sont généralement acquis, au prix d’une hygiène de vie très bien acceptée.

Diabète de type 2

Dans le cas du diabète de type 2 (baisse de l’efficacité de l’insuline), la mise en route d’un jeûne fait immédiatement baisser le taux de glucose du sang, ce qui met au repos le pancréas, et permet aux cellules de retrouver une sensibilité normale à l’insuline. Là encore, les médicaments peuvent le plus souvent être mis de côté, avec des principes alimentaires plus naturels. (la suite ci-dessous)

Annonce spéciale


Ils n’ont plus le diabète !!!

Il existe un régime alimentaire expérimental qui a permis à ceux qui l’ont suivi de se débarrasser définitivement de leur diabète.

Rendez vous ici pour en savoir plus

 


Suite de la lettre de ce jour :

Dépression

Concernant les « malades de l’humeur », les résultats en Allemagne confirment les études soviétiques. A condition de les débarrasser de leur carcan chimique, les malades retrouvent un esprit positif, avec les changements hormonaux correspondant : hausse du cortisol au petit matin, de la dopamine dans la journée, et de la sérotonine le soir, baisse de l’insuline et des hormones thyroïdiennes. L’efficacité à long terme dépendra en revanche des causes initiales de la dépression.

L’étrange découverte du Dr Valter Longo

Il y a bien quelque chose qu’une diète sévère fait changer dans nos organismes, mais quoi ?

C’est la question à laquelle s’est attelée un chercheur américain désormais célébrissime : Valter Longo. Il commença par imposer des jeûnes très sévères à de simples levures de raisin et s’aperçut qu’elles étaient nettement plus vigoureuses lorsque, après quelques mois, elles se retrouvaient dans un environnement de croissance favorable.

Ils réitéra son expérience en comparant des souris ayant jeûné à des souris bien nourries. Exposées à des médicaments de chimiothérapie (l’étoposide), le résultat fut sans appel : les souris ayant jeûné sont à quasi 100 % des survivantes, contre 35 % dans le groupe de contrôle [3].

Mieux, il constate que le jeûne protège les cellules saines contre les effets délétères de la chimiothérapie, mais pas les cellules cancéreuses qui, elles, restent sensibles au poison et continuent à être détruites normalement [4].

Des résultats largement ignorés par la communauté médicale

La publication des travaux de Longo fait grand bruit dans les médias mais reste sans écho dans les congrès professionnels où se préparent les traitements de demain.

Aujourd’hui, les oncologues (médecins spécialistes du cancer) restent arc-boutés sur deux idées force :

  • Les malades qui subissent des radio/chimiothérapies sont en état de faiblesse, donc il faut les nourrir à tout prix ;
  • Le cancer est dû à une modification structurelle des gènes des tissus tumoraux, sans retour possible à leur expression normale.

Or, on constate qu’après 48 heures de jeûne, un grand nombre de gènes modifient leur expression. Certains se mettent en veilleuse, d’autres se mettent en route. On note en particulier un ralentissement brutal de la machinerie dévolue à la division cellulaire : les cellules cancéreuses cessent de se multiplier à la même vitesse.

De plus, on note un ralentissement de la production du facteur de croissance IGF-1, qui est un puissant stimulant du développement des tissus en général… et des tumeurs en particulier.

Il est donc particulièrement regrettable que la piste du jeûne ne soit pas suivie avec plus d’intérêt par la majorité des médecins.

Pour finir, voici quelques précautions à avoir en tête avant de commencer un jeûne :

  • Pendant le jeûne, l’organisme perd de la masse grasse mais aussi de la masse musculaire. Or le système immunitaire utilise les protéines des muscles pour créer des cellules tueuses naturelles qui luttent contre les tumeurs et les virus. Le jeûne est donc déconseillé aux personnes qui ont trop peu de masse musculaire car elles risquent de voir leurs capacités immunitaires se réduire.
  • Les personnes qui souffrent d’une maladie hépatique ou rénale chronique devraient prendre un avis médical avant de commencer un jeûne.
  • Et surtout, pour les maladies auto-immunes, le jeûne ne permet pas une guérison à long terme sans une modification en profondeur des habitudes alimentaires, et en particulier la suppression des céréales à gluten et des produits laitiers [5].

Face aux réticences de la communauté médicale, je suis convaincu que le changement viendra par la base, lorsque les patients réclameront massivement de bénéficier des plus récentes avancées de la médecine, surtout lorsque celles-ci sont… naturelles.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis, avec Effervesciences
Retrouvez mes meilleures chroniques dans L’ Intégrale Santé Naturelle (J.-M. Dupuis, 2013, SNI éditions, 384 p.) disponible ici (lien cliquable). Tous mes droits d’auteur seront reversés à l’ Institut pour la Protection de la Santé Naturelle, association sans but lucratif qui défend le droit de chacun de se soigner autrement. Acheter mon livre est aussi un moyen de soutenir leur généreux combat.

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Sources :

[1] Forte hausse de la consommation alimentaire en Tunisie pendant Ramadan

Consommation alimentaire durant le ramadan En hausse, selon une étude de l’UGCAA

[2] Voir la liste des établissements en Allemagne

[3] Le jeûne protège les cellules saines des souris contre la chimiothérapie

[4] Starvation-dependent differential stress resistance

[5] Julien Venesson, Gluten, comment le blé moderne nous intoxique, Thierry Souccar Editions, 2013.

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Universités : des machines à laver les cerveaux

D’horribles témoignages nous ont permis de mieux connaître les univers concentrationnaires et les techniques d’intoxication des différents régimes communistes, de la Russie de Staline à la Corée des Kim, en passant par le Vietnam d’Ho Chi Minh et de ses successeurs. Univers et techniques qui convergent vers un seul but : briser la résistance intellectuelle de l’homme afin de substituer à des convictions anciennes, destinées à être éradiquées, de nouvelles certitudes promises à un autre destin. L’opération, plus connue sous le nom de « lavage de cerveau », s’assimile à un subtil transfert de mentalité : on change les grilles de lecture de l’appareil cérébral pour que les facultés d’analyse soient amenées à emprunter des canaux préalablement définis.

L’homme est conditionné. Il ne pense plus : il répète. Il n’a plus de personnalité : il acquiert celle de ses bourreaux. Il a rejeté plus ou moins consciemment ses anciens repères : il se sent tout neuf, mais vide. Personne n’est sorti indemne de ce tricotage de matière grise. Redoutable efficacité qui est toujours en fonction dans les totalitarismes communistes, mais pas seulement.

Les manipulateurs de l’Occident en voie de globalisation ont très vite compris tout le parti qu’ils pouvaient tirer de ce système de « lavage » en série. Ils l’ont appliqué non pas aux quinquagénaires définitivement inutilisables, mais aux jeunes, plus fragiles, plus malléables. C’est ainsi que nos universités sont devenues plus ou moins des centres d’intoxication. Les Etats-Unis offrent un bon exemple de ce genre de « machinerie » qui s’étend et se sophistique. Certains appellent déjà cet univers cloisonné le Goulag mou.

La première étape de ce lavage de cerveau consiste à aider les étudiants nouvellement inscrits à se débarrasser le plus vite possible des scories accumulées pendant les « années d’éducation familiale, bourgeoise et religieuse ». Il s’agit pour ces étudiants de constater « avec lucidité » ce que ces années, en toute coupable innocence, ont pu drainer de « chauvinisme, de racisme, de sexisme, dont il convient maintenant d’expulser jusqu’au moindre germe ». « On ne construit pas l’avenir sur un terreau contaminé », insistent les consignes programmées de la Nouvelle Orientation Universitaire.

Avec la deuxième étape, commence la minutieuse édification de structures cérébrales toutes neuves. La nation américaine, qui était composée jusqu’à ces dernières décennies d’individus égaux en droit face à une destinée commune, est remplacée désormais par une mosaïque de minorités (les Noirs, les Hispaniques, les Asiatiques, les Blancs, les homosexuels, les hétérosexuels, les féministes…) avec des besoins et donc des privilèges exigeant d’être respectés au sein d’une diversité infinie d’Amériques – le pluriel devient ici obligatoire.

La troisième et dernière étape célèbre l’ethno-culturalisme en même temps que la marginalisation de l’héritage européen considéré comme « réactionnaire et aliénant », selon les principes de cette même Nouvelle Orientation Universitaire. A chaque race correspond une culture. Celle des Blancs, appelée Rape Culture (la culture du viol), n’occupe dans les amphithéâtres qu’un strapontin car on estime que, pendant plus de deux siècles, elle a sauvagement humilié toutes les autres dans un système dont le verrou a maintenant sauté. Donc, trois étapes pour vider et remplir de jeunes cerveaux. Intoxication et endoctrinement garantis. Le Blanc, qui était déjà vu comme un oppresseur chronique avant d’entrer à l’université, se voit, au moment où il en sort, comme un citoyen honteux.

L’erreur serait de croire que cet ahurissant et glacial triptyque n’entre dans la réalité que pour des scénarios exceptionnels vécus seulement par quelques milliers d’étudiants piégés par des établissements que gèrent de repérables extrémistes. L’entreprise de lessivage cérébral recouvre au contraire tout le pays, où ce sont les structures y échappant qui font exception : une brassée de campus publics et privés, le plus souvent catholiques, havres protégés du vrai savoir.

D’ailleurs, ce brainwashing, comme disent les Américains, est tellement répandu que l’on fut forcé de créer un personnage dont la fonction consiste précisément à guider le néophyte amorçant ses études dans le dédale du mécanisme dont il devient le prisonnier. Ce personnage a pris le nom d’adviser (conseiller) et doit se montrer capable de répondre à toutes sortes de questions, de réagir à un large éventail de situations et d’affirmer par exemple que « l’imbibation religieuse » (sic) explique la haine des parents pour leurs enfants homos, que « le sectarisme chrétien » (resic) explique la pariatude des étudiants musulmans sur les campus américains. Le conseiller guide ses protégés afin que leur propre identité devienne le reflet de celle de leurs pairs enrégimentés. Celui ou celle qui s’attarderait à évoluer à l’intérieur de l’opposition classique entre la droite et la gauche (allusions pro-vie, hostilité au mélange des genres ou doutes sur le réchauffement mondial) serait immédiatement catalogué comme moralement inacceptable, idéologiquement inapte ou simplement indécent.

Les bureaucrates communistes rangent ce genre de déclassés dans la catégorie des « irrécupérables » : en général, c’est une balle dans la nuque. Les universités américaines ont choisi une punition moins spectaculaire mais tout aussi radicale : l’isolement, le rejet, la mort lente. On met le mauvais sujet « au piquet ». On le « désocialise ». « Résultats garantis », assure Robert Shibley, vice-président de la Foundation for Individual Rights in Education (FIRE), une organisation qui recueille les témoignages des victimes de cet impitoyable rouleau compresseur afin de réunir, dans cette affaire, les pièces d’un procès, au sens le plus large.

Le dossier s’épaissit. A l’université de Pennsylvanie, une étudiante qui s’était inscrite à des cours de français dut ingurgiter au préalable les séquences d’un film vantant les mérites d’une socialisation de la médecine illustrée par des images de Cuba. A l’université du Delaware, un étudiant protesta lorsqu’un professeur souligna que les Blancs avaient créé l’expression « non raciste » uniquement pour se laver de toute responsabilité. A l’université de l’Indiana, une étudiante quitta brusquement la salle – attitude passible d’un « lynchage » – lorsque le professeur lui demanda à quel âge elle avait découvert son identité sexuelle. A l’université de Géorgie, un étudiant, sournoisement étiqueté comme républicain, fut immédiatement exclu pour avoir critiqué un projet de parking géant coûtant 30 millions de dollars. Les professeurs de gauche n’ont plus besoin de mettre en place les ressorts d’une propagande : il n’y a plus de débat. Et les élèves n’ont plus besoin de faire appel à leur intelligence : il s’agit de retenir sans même comprendre.

Beaucoup de parents acceptent d’énormes sacrifices afin de financer ce ruineux chaos (23 000 dollars par an en moyenne pour le public, 45 000 pour le privé) sans se douter qu’ils poussent leur progéniture vers des programmes qui relèvent davantage du camp soviétique de base que d’une éducation de haut niveau. Aux olympiades des « têtes bien faites » qui rassemblent le gratin mondial des étudiants, les Etats-Unis s’efforcent à chaque fois d’échapper à l’humiliation de la lanterne rouge. Rien d’étonnant lorsque l’on transforme les jeunes en « agents d’une mutation sociale » au lieu de leur apprendre à réfléchir. Dans les livres que certains daignent feuilleter, la guerre d’Indépendance, ainsi que les deux conflits mondiaux, sont mentionnés en quelques lignes qui ne fournissent aucune explication substantielle sur leurs origines, leur déroulement ou leur conclusion. On ne retient de la guerre de Sécession que le destin des Noirs et de la guerre du Vietnam que les protestations pacifistes. Même un bon propagandiste stalinien ne serait pas allé aussi loin dans la désinformation.

Quant à la littérature, elle ne devient utile que si elle sert de prétexte à une « étude » des problèmes de race, de sexe ou de classe. Les collections d’œuvres classiques ne servent plus qu’à décorer d’immenses bibliothèques subversives. Jusqu’en 1985, l’université Stanford, en Californie, fut considérée comme l’une des plus prestigieuses du pays. Il a suffi d’un président « gourou d’un pluralisme constructif », de quelques leaders étudiants radicaux et d’une offensive hystérique contre les valeurs occidentales pour la transformer en enclave tiers-mondiste.

CHRISTIAN DAISUG

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Manifestations : un regard médiatique pollué par l’idéologie

L’avocat, Gilles William Goldnadel, analyse pour le Figarovox la différence de traitement médiatique entre les manifestations. Extraits :

« [I]l n’est pas interdit de questionner le regard médiatique posé sur les récentes manifestations et émeutes qui ont fait une grande partie de l’actualité. […] Pour l’énoncer lapidairement, on constate un a priori bienveillant porté sur les foules encolérées par ce que l’on appelle les mass media. Pour le dire autrement, la rue a bonne presse.

Ainsi, lors du fameux printemps arabe, il était de mauvais goût de recommander la prudence au même moment où des journalistes empathiques décrivaient extatiquement la place Tahrir emplie de blogueurs laïcs épris de modernité. La dilection xénophile pour l’altérité de la «rue arabe», une fascination révérencieuse pour une colère sanctifiée, l’ivresse communicative de la foule courageuse et survoltée tenaient en respect stylos et caméras. […]

De la même manière que les observateurs sur place n’ont pas voulu observer les viols de femmes commis quotidiennement sur le site de la révolution cairote, beaucoup n’ont voulu voir sur la place Maïdan que des manifestants pacifiques désirant faire entrer une Ukraine unanime dans une communauté européenne attrayante. À cette vision idyllique plusieurs explications. La première, mécanique: l’intérêt professionnel objectif de diffuser une information simple et manichéenne mettant en scène, de manière romantique, des révolutionnaires insurgés contre un despote. […]

En France, le climat médiatique imprégnant les effervescences urbaines est encore plus pollué par l’idéologie. D’abord, sous l’empire d’une confortable posture post-démocratique pratiquant, non sans arrogance, la dérision envers un personnel politique pourtant issu des urnes. Dès lors, toutes les contestations spectaculaires sont les bienvenues, des Indignés jusqu’aux Femen, sans que vienne simplement se poser la question de leur représentativité. Ensuite, en raison de préjugés politiques tenaces.

C’est ainsi que l’on voudra bien comparer les amalgames médiatiques que les organisateurs et participants de la Manif pour tous ont dû endurer avec l’extrême prudence qui caractérise le traitement de la manifestation prétendument écologique de Nantes.

D’un côté, des manifestants, sans doute trop propres sur eux, trop polis pour être honnêtes, car d’un légalisme scrupuleux, caricaturés, diabolisés (encore par Le Nouvel Obs cette semaine), appréhendés en nombre, ne serait-ce que pour le port d’un tee-shirt, quand ce n’est pas embastillés.

De l’autre, une manifestation violente ayant tourné au saccage d’une ville par des nervis déterminés à tout détruire. Dans ce cadre, gouvernement et médias vont s’efforcer à ne pas amalgamer certains manifestants avec d’autres. Sage précaution encore peut-être qu’excessive: les Black Bloc d’ultragauche (notez que le préfixe d’«ultra» est employé pour ne pas éclabousser l’«extrême» gauche) avaient déjà sévi à Notre-Dame-des-Landes. Ils occupent impunément les lieux. Ils avaient déjà lynché un gardien du site. […] Une triste ironie veut que ce soit ces mêmes radicaux que la presse gratifie d’«antifascistes» lorsqu’ils font le coup de poing contre l’extrême droite et le FN, comme à Rennes il y a quelques jours.

Dans le même désespérant registre, ce sont sans doute aussi des «antifascistes antiracistes» qui ont exclu samedi d’une manifestation toulousaine «contre l’homophobie et l’antisémitisme» (organisée avec la présence du NPA et de la Ligue des droits de l’homme) un député UMP et la représentante locale du Crif aux cris de «fascistes, sionistes».

La presse hexagonale, dans un louable effort de lutte contre le strabisme politique, serait bien inspirée de réviser d’urgence sa terminologie un brin simpliste. »

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