message du Club Santé Nature Innovation
Voici le sommaire de vos Actus Santé :
- De la guimauve pour soulager vos aphtes
- Anéantir naturellement les bactéries résistantes aux antibiotiques
- Les poux aussi sont devenus résistants
Bonne lecture,
Jean-Marc Dupuis
De la guimauve pour soulager vos aphtes
Avec le stress et la fatigue, il est fréquent d’attraper des aphtes dans la bouche.
Une fois apparus, il n’y a malheureusement pas grand-chose à faire pour accélérer la guérison.
Les aphtes durent 10 à 15 jours avant de disparaître spontanément.
En attendant, vous ressentez des picotements en permanence, comme une brûlure. C’est encore plus pénible lorsqu’il faut boire, manger, parler ou embrasser. On a hâte que la douleur s’arrête.
La guimauve est une plante traditionnellement réputée pour favoriser la détente et le sommeil.
Il se trouve que la guimauve contient des mucilages qui ramollissent les tissus, comme ceux de la bouche. La guimauve peut ainsi apaiser les douleurs continuelles provoquées par les aphtes [1].
Attention : les bonbons industriels dits « guimauves », « marshmallows » et « chamallows » ne contiennent plus de vraie guimauve végétale depuis bien longtemps. Elle a été remplacée par de la gélatine animale.
Pour vos aphtes, préparez une infusion de racine de guimauve pour faire des bains de bouche à intervalles réguliers.
Anéantir naturellement les bactéries résistantes aux antibiotiques
Des chercheurs américains ont étudié 2 bactéries responsables de 10 % des infections graves attrapées dans les hôpitaux [2] :
- Enterococcus faecium qui résiste à l’antibiotique vancomycine
- Klebsiella pneumoniae qui résiste aux antibiotiques dérivés de la pénicilline [3]
Les chercheurs ont implanté ces 2 pathogènes chez des souris pour provoquer une colonisation de leur intestin.
D’abord, ils ont remarqué que ces 2 bactéries pathogènes ne s’attaquent pas entre elles. Elles sont capables de coloniser simultanément l’intestin des souris avant d’attaquer le reste du corps.
Pour les soigner, les chercheurs ont eu recours à une méthode peu conventionnelle mais très efficace : la transplantation fécale.
Elle consiste à identifier un individu en bonne santé car il possèdera des bactéries intestinales de bonne qualité. Il faut ensuite lui prélever de la matière fécale (riche en bonnes bactéries intestinales) pour l’implanter directement dans l’intestin d’un individu malade.
Les bonnes bactéries vont alors rééquilibrer la flore intestinale et corriger l’état de santé de l’hôte malade.
Ici, les chercheurs ont prélevé de la matière fécale de souris en bonne santé. La transplantation fécale a été répétée 3 jours de suite (et contrôlée par placebo)… et les résultats sont prodigieux !
Dans les crottes de souris infectées, la quantité des 2 bactéries pathogènes a sensiblement diminué dès le 1er jour de la transplantation fécale. Après 7 jours, les 2 colonies de bactéries étaient quasiment anéanties.
La transplantation fécale vient une nouvelle fois confirmer sa pertinence pour éradiquer les bactéries résistantes aux antibiotiques. Déjà, on avait observé que la transplantation était efficace contre les diarrhées répétées causées par le Clostridium difficile.
Les poux aussi sont devenus résistants
Depuis les années 2000, les chercheurs ont observé un retour en force des poux.
Afin de comprendre ce phénomène, ils ont passé 109 populations de poux au microscope [4].
À leur grand étonnement, ils découvrirent que 95 % de ces populations avaient connu des mutations génétiques les rendant résistantes aux traitements insecticides vendus en pharmacie : shampoings, lotions, traitements spéciaux, etc.
Concrètement, leur système nerveux est devenu insensible à ces insecticides de type pyréthrinoïdes.
Pour contourner la résistance des poux, il suffit de revenir aux traitements naturels éprouvés. Par exemple, enrober les poux d’un corps gras afin de les asphyxier. Pour découvrir cette méthode et d’autres stratégies pour se protéger des poux, je vous recommande l’article paru dans notre Lettre Beauté au Naturel.