lichen folliculaire, irradiation des cheveux, sélénium

message du Le Club Santé Nature Innovation

Vos Questions Santé : lichen folliculaire, irradiation des cheveux, sélénium

Chère lectrice, cher lecteur,

Voici les questions que vous m’avez envoyées :

  • Soigner le lichen folliculaire
  • Une solution à l’irradiation des cheveux ?
  • Suis-je en excès de sélénium ?

Bonne lecture.

Soigner le lichen folliculaire

Question

Bonjour Monsieur Dupuis,

Existe-t-il un moyen naturel de guérir d’un lichen folliculaire (différent d’un lichen plan) ? On ne me propose que la cortisone à laquelle je réagis très mal.

Avec mes remerciements et mes félicitations pour la qualité de vos dossiers,

Cordialement,

Lysianne G.

Réponse

Chère Lysianne,

Le lichen folliculaire est une maladie auto-immune. C’est-à-dire une maladie dans laquelle le système immunitaire s’attaque à une partie de notre propre organisme. Ici c’est le follicule pileux qui est touché, une partie de la peau qui produit les poils et cheveux. On ne sait pas exactement pourquoi le follicule pileux est attaqué, mais dans toutes les maladies auto-immunes on constate toujours un ensemble de circonstances : génétiques et environnementales.

Je ne connais pas de solution naturelle spécifiquement efficace sur ce problème (mais à vrai dire, il n’y a pas non plus de solution « classique »). J’essayerais de limiter tout ce qui peut impacter l’inflammation de cette zone, en particulier tous les produits capillaires : gels, laques, et même shampooings ! La plupart contiennent de nombreuses substances chimiques (c’est la raison pour laquelle on ne comprend rien aux étiquettes des ingrédients) et peuvent avoir des effets très néfastes sur le cuir chevelu et la santé de la peau.

Aux Etats-Unis, ce constat a donné naissance à un mouvement écologique baptisé le « no poo » (littéralement, pas de shampooing). Sans aller jusqu’à arrêter le shampoing, se laver 2 fois par semaine les cheveux avec un savon doux (savon d’Alep par exemple) est un bon début. Pour tout connaître sur les alternatives aux shampooings, je vous recommande la lettre gratuite Beauté au Naturel de Julien Kaibeck, l’expert de la cosmétique naturelle en Europe. Vous recevrez immédiatement en cadeau lors de votre inscription votre dossier « Se laver sans s’empoisonner » où vous apprendrez à lire les étiquettes des produits cosmétiques. Inscription gratuite ici.

Il me semble aussi judicieux d’agir au niveau de l’immunité, notamment en prenant un complément alimentaire de vitamine D (4000 UI par jour), dont le déficit est souvent impliqué dans les maladies auto-immunes, et en essayant de supprimer les céréales contenant du gluten (blé, seigle, orge, épeautre) ainsi que les produits laitiers d’origine animale, eux aussi impliqués dans les processus auto-immunitaires. Vous pouvez lire plus d’informations à ce sujet dans le livre Gluten, comment le blé moderne nous intoxique.

Une solution à l’irradiation des cheveux ?

Question

Bonjour Jean-Marc,

Depuis 10 ans, je n’ai plus de cheveux sur le quart de ma tête, ayant eu une opération au cerveau frontal droit et ayant été irradiée sur cette partie.

Ils ne repoussent pas.

Auriez-vous une piste avec des produits efficaces, car j’en ai acheté, des produits en pharmacie, maintenant je n’y crois plus, je n’achète plus rien.

Merci pour votre conseil.

Yvette H.

Réponse

Chère Yvette,

Les irradiations utilisées en médecine sont des techniques puissantes. Si puissantes qu’elles détruisent tout, jusqu’à empêcher les cellules de refonctionner normalement.

Parfois cela arrive bien sûr, mais si vous avez tout essayé pendant 10 ans, il reste la possibilité d’implants capillaires, mais c’est une opération très coûteuse (les prix commencent à 1000 euros).

Sélénium

Question

Cher Jean-Marc,

En faisant le compte de mes apports quotidiens en sélénium, je dépasse la limite maximale prescrite au-delà de laquelle le sélénium peut devenir toxique.

Ainsi, je mange 3 noix du Brésil le matin et 3 le soir en apéritif, et je prends 3 gélules de Daily 3 de Super Smart, ce qui m’amène à plus de 1000 microgrammes par jour, sans compter le sélénium qui pourrait être contenu dans les autres aliments que j’absorbe.

Pour être complet, j’ajoute que j’ai 61 ans et fais beaucoup de sport (plus d’une heure par jour à un rythme assez intensif : gymnastique, haltères et 20 mn de course à pied sur tapis ou 35 mn de vélo).

Est-ce que je cours un risque du fait de cet apport en sélénium de plus de 1000 microgrammes ?

Je compte dès à présent réduire un peu ma consommation de noix du Brésil.

Je serais très heureux que vous puissiez me répondre sur ce point.

Avec mes remerciements, et mes bien cordiales salutations,

Marc F.

Réponse

Cher Marc,

Il est vrai que l’on dit souvent que quelques noix du Brésil couvrent l’intégralité de nos besoins quotidiens en sélénium.

La teneur en vitamines et minéraux des plantes dépend fortement de l’endroit où elles poussent : si les noix poussent dans un sol pauvre en sélénium, elles seront tout aussi pauvres en sélénium.

Mais il y a très peu d’endroits dans le monde où les noix du Brésil peuvent pousser dans un sol très riche en sélénium comme la région de Manaus-Belem au Brésil. Les noix qui poussent dans d’autres contrées contiennent environ 10 fois moins de sélénium.

Enfin, les effets nocifs du sélénium à fortes doses n’ont jamais été observés en consommant uniquement des aliments très riches en sélénium.

Tous ces éléments laissent à penser que vos habitudes alimentaires ne vous porteront pas préjudice.

À votre santé,

Jean-Marc Dupuis et Julien Venesson

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