Vos questions santé : brûlures, noni, crème de dolomite

Cher lectrice, cher lectrice,

Ci-dessous, vous trouverez réponse à vos questions santé sur :

  • Les brûlures mal placées

  • Le jus de noni

  • La crème de dolomite

Bonne lecture.

Brûlures mal placées

Question :

Bonjour Monsieur Dupuis,

Le père d’une amie a dû réaliser une série de radiothérapie pour traiter son cancer colorectal.

Les séances sont finies depuis plusieurs mois mais il souffre toujours et terriblement de brûlures au niveau du rectum.

Il en vient même à manger très peu par crainte d’aller à la selle…

Auriez-vous un remède pour accélérer la guérison de cette zone fragilisée ?

Merci pour votre réponse et tous vos écrits que je lis avec grand intérêt.

Agnès P.

Réponse :

Chère Agnès,

Le cancer est une terrible maladie. Terrible car on en connaît la complexité et les conséquences quand on ne parvient pas à la maîtriser ; mais terrible aussi dans les traitements qui sont mis en œuvre du fait de leurs douloureux effets secondaires.

La chimiothérapie ou la radiothérapie sont des sortes de bombes nucléaires dans notre organisme : elles agressent la tumeur qui peut rétrécir, mais elles agressent aussi les cellules saines et c’est ce qui est à l’origine des effets secondaires pendant le traitement. Mais l’agression chimique que ces traitements engendrent peut aussi perdurer et l’on se retrouve alors avec des séquelles, comme celles du papa de votre amie.

Il n’y a pas de remède miracle pour ces problèmes mais on peut essayer d’en atténuer les symptômes. Ici, il s’agit de diminuer l’inflammation au niveau rectal. Pour cela, deux éléments me semblent jouer un rôle important : les probiotiques, des bactéries qui colonisent l’intestin et qui font chuter l’inflammation au niveau des organes avoisinants, et les fibres solubles qui nourrissent les cellules du tube digestif et qui facilitent l’évacuation des selles. Pour les probiotiques, un produit comme « Microflore Balance » du laboratoire Cell’Innov [1] est excellent.

Pour les fibres je vous recommande le psyllium, que vous pouvez trouver en magasins diététiques.

Jus de noni

Question :

Bonjour,

Connaissez-vous le jus de noni ?

Savez-vous si ça marche comme indiquent les vendeurs et utilisateurs, ou si c’est juste un placebo ?

J’ai entendu parler d’un très grand nombre d’utilisations, comme par exemple soigner l’acné ou les problèmes de peau.

Savez-vous si c’est vrai et efficace ?

Merci,

Cordialement,

Chimone N.

Réponse :

Chère Chimone,

Le noni est un fruit très intéressant.

Je vous encourage à lire l’article récent sur le jus de noni. Il fait le point complet sur ce fruit des Îles du Pacifique. A lire ici.

Crème de dolomite

Question :

Monsieur,

Souffrant, entre autre, d’ostéoporose en zone fracturaire, j’aimerais prendre de la poudre de dolomite, en plus de la perfusion d’Aclasta, une fois par an, et de Fixical D3 – 1 comprimé par jour.

Qu’en pensez-vous ?

J’aimerais arrêter le Fixical D3 pour le remplacer par la poudre.

Pouvez-vous me donner le nom d’un laboratoire sérieux vendant ce produit en poudre et non en gélules.

Merci de votre réponse,

Dominique C.

Réponse :

Chère Dominique,

La dolomite est une poudre très calcaire, c’est-à-dire très riche en calcium, exactement comme le Fixical D3. La substitution de l’un par l’autre pourrait donc théoriquement se faire mais cela ne présente à mon avis aucun intérêt.

Je m’explique. Longtemps, les médecins ont conseillé aux personnes touchées par des problèmes osseux de prendre des compléments alimentaires de calcium ou de manger plus de produits laitiers riches en calcium. L’idée derrière ce conseil était que si l’on donne plus de calcium à l’os, on le force à se renforcer. Ces conseils ont été diffusés partout bien avant d’avoir été vérifiés expérimentalement, à grand renfort de campagnes publicitaires de l’industrie laitière.

Aujourd’hui, de nombreuses études ont testé les effets d’une supplémentation en calcium en cas d’ostéoporose, qu’il soit issu de compléments alimentaires ou d’aliments. Et les effets sont renversants ! À ce jour plus de 150 000 personnes ont testé les effets du calcium dans des études cliniques et les résultats sont que le calcium n’a absolument aucun effet sur le risque de fracture ! Les données les plus récentes sur le sujet viennent d’être publiées en août 2015 dans la prestigieuse revue médicale internationale British Medical Journal [2].

Mais dans le doute, pourquoi ne pas continuer à prendre du calcium ? Là encore les études scientifiques ne semblent pas si optimistes : elles ont aussi montré que les utilisateurs de compléments alimentaires de calcium voyaient leurs artères se calcifier plus vite, ainsi que leurs reins ! Si c’était moi, je remplacerais le Fixical D3 par un grand verre d’eau !

À noter toutefois que la vitamine D présente dans ce produit a, elle, des bénéfices démontrés. Mais la dose présente dans Fixical est vraiment trop faible : 400 UI. C’est moins que la dose qu’on donne normalement à un nourrisson (1000 UI). Pour un adulte, le bon dosage est au moins de 4000 UI par jour. À cela j’ajouterais de la vitamine K2.

Enfin, l’ostéoporose ne se soigne pas uniquement par des compléments alimentaires ou des médicaments. Pour en venir à bout, c’est tout un nouveau mode de vie qu’il faut mettre en place. Sur ce sujet je vous recommande la lecture du livre Le Mythe de l’Ostéoporose de Thierry Souccar, qui détaille notamment tout ce qui peut être fait, au naturel.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis et Julien Venesson

PS : Bien entendu, nous ne touchons aucune commission ni rémunération en échange des produits que nous recommandons. Ceux-ci sont sélectionnés selon des critères stricts de composition, d’ingrédients et de qualité de fabrication.

Sources :

[1] Microflore Balance

[2] Calcium intake and risk of fracture: systematic review

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Devez-vous arrêter le gluten ?

Ayant expliqué dans une lettre précédente que je suivais un régime sans gluten, j’ai reçu de nombreux messages de lecteurs me demandant s’ils devaient, eux aussi, arrêter le gluten.

D’autres me demandent comment un aliment aussi ancien et traditionnel que le blé (notre principale source de gluten), a pu devenir du jour au lendemain si mauvais pour la santé.

D’autres veulent savoir comment se nourrir quand on ne peut manger ni céréales, ni produits laitiers.

Etc, etc.

Je ne peux pas décider à votre place si vous devez arrêter le gluten. Pour répondre à cette question, je dois remonter très loin dans le mode de vie traditionnel de l’être humain, le comparer à ce qu’il est devenu quand nous avons commencé à manger des céréales, et donc du gluten, et enfin expliquer les effets sur la santé des nouveaux blés hybridés, que nous mangeons massivement depuis les années 60.

Si mes explications vous parlent, si vous vous reconnaissez dans les symptômes que je décris, vous pourriez alors avoir envie d’essayer vous aussi d’arrêter le gluten, pour voir la différence. Mais ce sera à vous de choisir :

Le blé, une bénédiction pour l’humanité

Disons-le tout net : le blé, qui est notre principale source de gluten, est une bénédiction pour l’humanité.

Sans lui, nous serions encore dans des cavernes, à arpenter la Terre à la recherche de larves, de feuilles, de racines, de baies et d’animaux.

Ils ne pouvaient pas manger les céréales sauvages qu’ils trouvaient dans la nature car les céréales crues contiennent des anti-nutriments, qui bloquent l’absorption de certains nutriments comme les minéraux. Ceux qui mangeaient des céréales développaient donc des carences, et s’affaiblissaient.

Pendant des millions d’années donc (on estime que les premiers hominidés ont 8 millions d’années), ils en furent bien souvent réduits à être charognards. Pour ne pas mourir de faim, ils devaient manger les animaux qu’ils trouvaient déjà morts, de vieillesse… ou de maladie.

Ce n’est que très récemment, dans les 100 000 dernières années, que les choses ont commencé à évoluer.

Les grandes découvertes qui ont tout changé

Il y a 100 000 ans environ, les conditions de vie des hommes se sont mises à s’améliorer fortement.

D’une part, l’homme a développé la lance, le harpon et le filet, qui lui ont permis – enfin ! – de manger de la viande et du poisson frais en plus grande quantité. D’autre part, il a découvert la cuisson des céréales, qui réduit fortement l’activité des anti-nutriments.

Il s’agissait toutefois uniquement des céréales poussant naturellement. L’homme ne savait pas comment les cultiver.

Ce n’est qu’il y a 15 000 ans que les premières tentatives de faire pousser du blé (sans doute la première céréale domestiquée par l’homme) ont eu lieu… pour s’arrêter aussitôt.

La vie agricole plus difficile que la vie nomade (au début)

En effet, il s’est rapidement avéré que faire pousser sa nourriture était beaucoup plus incertain que le mode de vie nomade. D’abord, quoi qu’on en pense, le principe de l’agriculture n’est pas si évident. Malgré les bons conseils de son papa, mon petit Thomas essaye actuellement de faire pousser un « saucissier » dans notre jardin grâce à un petit morceau de chipolata qu’il a enterré. Heureusement que sa survie n’en dépend pas…

Ensuite, nos ancêtres étaient constamment cernés de tribus hostiles : 30 % d’entre eux mourraient d’homicide, contre 3 % de la population au 20e siècle (malgré deux Guerres mondiales et les 100 millions de morts des dictatures socialistes et national-socialiste). Aujourd’hui encore, des Kung du désert du Kalahari, en Afrique du Sud, aux Inuits dans l’Arctique, en passant par les Aborigènes d’Australie, les deux-tiers des chasseurs-cueilleurs contemporains vivent en état de guerre permanente. 90 %sont en guerre au moins une fois par an. Et une femme se fait en moyenne enlever et violer trois fois au cours de sa vie par une autre tribu ! Défricher, labourer, planter, puis récolter nécessite un minimum de tranquillité et de sécurité.

De plus, à supposer qu’ils aient eu des semences et qu’ils aient été en paix, il leur était très difficile de s’installer dans un endroit suffisamment longtemps pour les faire pousser. Le mode de vie ancestral impliquait que, dès qu’une tribu arrivait quelque part, elle mangeait tout ce qui se trouvait à proximité. Il n’y avait aucun moyen de stockage. Si quelqu’un avait planté des choses, le temps qu’arrive la récolte, la tribu était partie depuis longtemps.

Enfin, et surtout, les débuts de l’agriculture entraînèrent un fort appauvrissement de l’alimentation et des conditions de vie plus difficiles. Il n’y avait qu’un nombre très limité de plantes domestiquées : le petit épeautre et des formes d’avoines et d’orge anciennes. Le régime des premiers agriculteurs était donc plus pauvre que celui des nomades, et leur santé bien plus mauvaise.

L’agriculture mauvaise pour la santé

De nombreuses maladies, inconnues jusqu’alors, et liées aux carences de leur alimentation, sont apparues, à commencer par l’ostéoporose, le diabète et les problèmes cardiaques.

Les céréales sont en effet très caloriques car riches en amidon, qui se change en glucose au contact de la salive et des sucs digestifs (amylase) : en manger provoque une brutale montée du taux de sucre dans le sang. Lorsque ce pic de sucre atteint le cerveau il stimule les mêmes régions du plaisir et de la dépendance que les drogues, ce qui explique la place qu’ont pris les céréales et les produits à base de céréales dans notre alimentation moderne.

Mais à long terme, les pics de glycémie sont mauvais pour l’organisme, ils accélèrent le vieillissement de tout l’organisme et favorisent le diabète. De plus les céréales sont pauvres en vitamines et en minéraux, par rapport à d’autres aliments comme les fruits et légumes, les graines et les racines qui étaient consommés par l’homme. Ce sont des calories « vides ».

La situation sanitaire des populations agricoles se dégrada encore avec le développement de l’élevage, rendu possible grâce à la sédentarité. La promiscuité avec les bestiaux causa l’apparition des maladies transmises par les animaux comme la grippe, la variole et la rougeole.

La conséquence fut que l’espérance de vie régressa. La taille moyenne, elle aussi, baissa de 1,78 m pour les hommes et 1,68 m pour les femmes, à respectivement 1,60 m et 1,55 m. Il fallut attendre le XXe siècle pour que la taille moyenne humaine revienne à ses niveaux d’avant l’apparition de l’agriculture. En 1900 la moyenne de l’espérance de vie de l’être humain dans le monde n’était que de 31 ans [2] !

L’agriculture n’a pas été inventée pour des raisons économiques

Si bien que les anthropologues n’ont toujours pas compris quel diable a pu pousser les hommes à faire pousser des céréales. Ils supposent que ce sont en fait des raisons d’ordre idéologique ou religieux, et non économique [3].

Certaines tribus se seraient mises à faire pousser des céréales dans le cadre de rituels. Et ce n’est que peu à peu qu’elles se seraient aperçues qu’elles pouvaient les récolter et en vivre. (la suite ci-dessous)

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Des lasagnes sans pâte, sans béchamel et sans viande de boeuf… vraiment ?

Remplacez les pâtes par de fines tranches de légumes grillés, la béchamel par un pesto maison (préparé en 3 minutes chrono) et la viande de boeuf par du poulet ou une purée de pois chiches. Vous verrez c’est délicieux en plus d’être bon pour votre santé !

Bien sûr il suffisait d’y penser… Cliquez ici pour en savoir plus.


Suite de la lettre de ce jour :

Explosion démographique

J’ai commencé par dire que le blé avait été « une bénédiction pour l’humanité ».

C’est que, malgré les effets désastreux de l’agriculture sur la santé des êtres humains, elle présentait un avantage qui s’avéra décisif : cultiver entraînait l’obligation d’un mode de vie sédentaire, qui permettait aux femmes d’avoir plus d’enfants et aux hommes de se consacrer à d’autres activités comme la science ou les arts.

En effet, les chasseurs-cueilleurs se déplaçaient en permanence et il fallait donc porter les enfants sur son dos, ce qui supposait de ne pas avoir plus d’un petit à la fois. Une femme ne pouvait tout simplement pas avoir plus d’un enfant tous les quatre ans. Avec l’agriculture, le paléodémographe Jean-Pierre Bocquet-Appel estime que le taux de fécondité passa de 4-5 enfants à 7 enfants par femme en moyenne.

Après les premières tentatives d’agriculture, il fallut encore plus de 7 000 ans pour que se développe la première civilisation qui connut un vrai succès de développement, grâce aux céréales. Cela se produisit en 3000 avant JC, en Mésopotamie (actuelle Irak), dans une région appelée le « croissant fertile ».

C’est là qu’apparurent les premières villes de grande taille (Babylone, Ninive). C’était donc il y a 5000 ans. Le peuple qui réussit cet exploit s’appelle les Sumériens. Les Sumériens furent les premiers à connaître une division du travail à grande échelle. Cela permit une forte augmentation de la productivité et de la richesse, et il ne leur fallut alors que peu de temps pour inventer l’écriture… et les impôts.

A partir de là, le Monde n’allait plus cesser de compter, à divers endroits de plus en plus nombreux, des groupes d’hommes bénéficiant d’importants surplus de nourriture, grâce à la culture des céréales. Parmi eux, certains allaient pouvoir consacrer leur vie non plus à se nourrir et à faire la guerre, mais à l’artisanat, l’industrie, la religion, les sciences, les arts.

Il ne fallut plus que très peu de temps à l’homme pour partir sur la lune, inventer Internet et l’Ipad.

Le blé mal digéré par l’homme

Pour pouvoir digérer un aliment, il est nécessaire d’avoir dans son système digestif des enzymes correspondant à cet aliment. C’est la raison pour laquelle les vaches et les chevaux peuvent brouter, et pas nous.

Les enzymes peuvent se développer au fur et à mesure qu’évoluent les conditions de vie. Mais cela ne peut pas se faire du jour au lendemain.

Or, c’est très rapidement que les céréales ont pris une place prépondérante dans le régime alimentaire de l’homme. La civilisation sumérienne, la première à avoir reposé essentiellement sur la production agricole céréalière, date d’il y a 5 000 ans seulement.

5 000 ans, cela peut paraître il y a longtemps, mais si vous rapportez la durée d’existence de l’humanité (8 millions d’années) à une année de 365 jours, c’est comme si cela s’était produit le 31 décembre à 19 heures !

L’homme n’a donc pas eu le temps de développer les enzymes nécessaires pour digérer toutes les protéines contenues dans le blé, et nous allons voir que ce sont justement ces protéines qui sont à l’origine de nombreux problèmes de santé.

Ces problèmes existent depuis les origines de l’agriculture, mais ils ont pris tout récemment une dimension épidémique du fait des hybridations du blé, qui ont rendu cet aliment de plus en plus étranger à nos tubes digestifs.

Le blé est un aliment ultramoderne

Vous réalisez maintenant que les céréales ne sont pas du tout un aliment ancien ni traditionnel à l’échelle de l’histoire des hommes. C’est un aliment ultramoderne, mais qui, grâce à son mode de culture et sa richesse calorique, permet à la population de se multiplier, bien qu’en moins bonne santé.

Nous verrons dans notre prochaine lettre comment les nouvelles espèces de blé moderne ont aggravé la situation, et pourquoi le régime sans gluten (donc en pratique sans blé et sans la plupart des céréales) permet à tant de personnes d’aller mieux.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Médiator, cancer et huile d’olive, viandes

Chère lectrice, cher lecteur,

Des nouvelles à ne pas manquer cette semaine :

  • Affaire Médiator : les laboratoires Servier reconnus responsables

  • L’huile d’olive contre le cancer du sein

  • Les viandes et charcuteries augmenteraient le risque de cancer du côlon

Bonne lecture,

Jean-Marc Dupuis

Affaire Médiator : les laboratoires Servier reconnus responsables

L’affaire du Médiator a éclaté il y a huit ans.

Mais le tribunal de grande instance de Nanterre vient seulement de reconnaître la responsabilité civile des laboratoires Servier [1].

Le Médiator (molécule Benfluorex) était prescrit entre 1976 et 2009 comme coupe-faim aux patients atteints de diabète de type 2 – ainsi que ceux en surpoids. Deux millions de personnes ont été traitées au Médiator. Dans les années 1990, on a découvert que le Médiator avait des effets indésirables graves. On estime qu’en France 500 patients sont morts à cause du Médiator.

Les laboratoires Servier sont accusés d’avoir laissé le Médiator sur le marché alors qu’il était déjà reconnu comme « défectueux » et qu’ils ne pouvaient pas « ignorer les risques » de ce médicament. Les laboratoires Servier auraient dû informer les patients et les professionnels de santé des effets indésirables – en particulier sur la notice du médicament.

Les patients victimes sont heureux de cette victoire. Mais ils attendent encore plus des suites de ce procès.

Quant au laboratoire, celui-ci ne manque pas de toupet. Son porte-parole a ainsi déclaré : « Servier prend acte des jugements » et se « réserve la possibilité de faire appel ».

L’huile d’olive contre le cancer du sein

Une vaste étude clinique espagnole, PREDIMED, a suivi 4282 femmes de 60 à 82 ans en bonne santé [2].

Les femmes devaient suivre aléatoirement soit :

  • Un régime méditerranéen, riche en huile d’olive vierge extra
  • Un régime pauvre en graisses

Les chercheurs étaient particulièrement attentifs aux cas de cancer du sein. Depuis 2008, l’incidence des cancers du sein a crû de 20 %.

Cinq ans plus tard, le groupe régime méditerranéen avait un risque de cancer du sein par an de 1,1 sur 1000, contre 2,8 sur 1000 pour le régime pauvre en graisses.

C’est la première preuve formelle que le régime méditerranéen puisse réduire le risque de cancer du sein.

Viandes, charcuteries et cancer du côlon : attention à ce que vous lisez !

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de déclarer que les viandes provoquent le cancer du côlon.

Deux catégories de viandes sont concernées : les viandes rouges et les viandes transformées.

Les viandes rouges désignent ici toutes les pièces de muscles de mammifères : le bœuf, mais aussi le veau, le porc, le mouton, l’agneau, le cheval et la chèvre.

Les viandes transformées sont celles qui ont été salées, fumées, séchées, fermentées, etc. Cela concerne surtout les charcuteries mais aussi les blancs de poulet vendus sous vide ou autre produit transformé. Il est vrai que les charcuteries contiennent souvent trop de sel, de nitrates, de nitrites et d’autres conservateurs. Et puis la charcuterie peut masquer facilement une viande de mauvaise qualité. Tous ces facteurs peuvent accroître le risque de cancer.

Pour établir cette recommandation, l’OMS avait chargé une équipe de vingt-deux experts de l’Agence internationale de la recherche sur le cancer [3]. Ceux-ci ont fondé leur recommandation sur de nombreuses études d’observation sur l’alimentation et le cancer.

Ils ont conclu que les preuves scientifiques suffisaient à établir que les viandes transformées sont cancérogènes.

Pour les viandes rouges, ils ont conclu que les preuves scientifiques permettaient de dire que les viandes rouges sont probablement cancérogènes.

C’est peut-être vrai, mais scientifiquement, c’est assez dérangeant… car les études en question ont surtout observé des mangeurs de viande sédentaires, qui mangeaient aussi peu de végétaux et fumaient souvent. De plus, la viande consommée était souvent trop cuite, grillée, une pratique dont on sait qu’elle est hautement cancérogène. Difficile donc d’incriminer directement la viande naturelle non transformée.

Une étude d’observation dit simplement que ceux qui mangent de la viande ont plus souvent un cancer que les autres. C’est une association entre les deux événements. L’étude d’observation ne permet pas de conclure que la viande provoque le cancer. Elle n’établit pas de lien de causalité. Seuls les essais cliniques permettent d’établir un lien de causalité.

Ici, justement, la recommandation des experts de l’OMS se basait sur des études d’observation et non des essais cliniques.

On constate que ceux qui développent un cancer du côlon mangent beaucoup de viande, mais peuvent aussi avoir d’autres mauvaises habitudes de vie : faire des excès de table, manger peu de légumes en accompagnement, être en surpoids, faire peu de sport, fumer, etc. Et parmi toutes les mauvaises habitudes, difficile de dire laquelle est à l’origine du cancer.

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Blé moderne : une sorte de plastique

Chère lectrice, cher lecteur

Les céréales sont un aliment ultramoderne, que l’humanité n’a pas consommé pendant 99,5 % de son existence. Ce n’est qu’il y a 5000 ans que nos ancêtres chasseurs-cueilleurs se sont mis à en cultiver massivement, alors que l’espèce humaine vit sur Terre depuis 8 millions d’années.

Notre système digestif n’est donc pas habitué à consommer du blé. L’entrée massive du blé dans l’alimentation ne nous a pas fait de bien sur le plan individuel. La taille, la longévité et l’état de santé de nos ancêtres ont régressé et ce n’est qu’au début du 20e Siècle que nous avons retrouvé la taille de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs.

Cependant, le blé, qui fut la première céréale à être cultivée, a aussi des avantages qui expliquent que la population humaine se soit mise à augmenter fortement : c’est un aliment très riche en calories ; il est très productif, et permet donc à une population nombreuse de vivre regroupée. Il oblige les nomades à se sédentariser, ce qui permet aux femmes d’avoir plus d’enfants : c’est donc grâce au blé que sont nées les premières grandes villes, avec une division du travail permettant le progrès technique, intellectuel, artistique et scientifique.

Globalement, le blé a donc été une bénédiction pour l’humanité. Les hommes s’en sont vite aperçus et ils ont pris grand soin de sélectionner les meilleures espèces, c’est-à-dire celles qui résistaient le mieux aux intempéries, et qui produisaient les plus beaux épis.

Des espèces sélectionnées pour mieux gonfler

Mais un autre élément entra en ligne de compte dans la sélection des espèces de blé : les Egyptiens découvrirent que, réduit en farine et mélangé à de l’eau et à du sel, certaines sortes de blé hybride pouvaient fermenter, gonfler, et être cuites pour produire du pain, plus agréable à manger que les bouillies et les galettes.

Les espèces primitives de céréales cultivées par l’homme ne permettaient pas de faire du pain. Comme la farine de riz, de maïs, ou de sarrasin, vous pouviez toujours les mélanger avec de l’eau et mettre de la levure, la pâte ne gonflait pas.

Pour passer de simple bouillie à l’aspect de pâte élastique et gonflée, il faut que la farine contienne certaines protéines capables de former des liaisons avec l’amidon. Ces protéines, que les chimistes ont appelées les prolamines et les gluténines, forment le gluten. Plus les céréales sont riches en gluten, plus la pâte à tendance à lever, plus votre pain (ou votre brioche, vos gâteaux) seront gonflés et croustillants.

Le gluten était peu abondant dans la première forme de blé cultivée par l’homme, appelée « engrain sauvage ». L’engrain permettait de faire des galettes qui levaient légèrement, mais non du pain. Mais les Egyptiens réussirent à croiser l’engrain avec une autre plante, pour fabriquer une nouvelle sorte de blé beaucoup plus riche en gluten, dont le nom scientifique est le triticum dicoccum.

Tout au long de l’histoire, les hommes s’appliquèrent à faire des croisements et à sélectionner les variétés de blé les plus riches en gluten, pour faire les plus beaux pains.

Plus de gluten dans le blé = consommateurs heureux

Aujourd’hui, les céréales comme le blé, le kamut, l’orge, le seigle et l’épeautre contiennent jusqu’à 69 % de prolamines parmi leurs protéines, ce qui est énorme.

Le résultat est que la clientèle des boulangeries est ravie : on peut pour un euro ou deux acheter un pain énorme. Il n’y a qu’une fois qu’on le coupe qu’on s’aperçoit que sa mie a la texture d’une balle de tennis en mousse. Dans la vitrine, il semblait vraiment consistant ! Et les mères de famille sont surprises de constater que leurs enfants, au goûter, ont mangé « un pain entier ». En réalité, c’est que ce pain, malgré sa taille, ne contenait pratiquement que de l’air.

Autre avantage : l’extraordinaire richesse en gluten des nouvelles farines a permis l’explosion du commerce des viennoiseries, qui prospèrent dans tous les centre-villes, zones commerciales, gares, et jusque sur les quais des RER, dans les souterrains les plus profonds et les plus malodorants de Paris, là où aucun autre commerce ne survit que les distributeurs automatiques de sucreries « Sélecta ».

C’est qu’il n’y a rien de plus facile que de transformer une minuscule boulette de pâte surgelée en une magnifique brioche dorée, un croissant rebondi, un pain au chocolat luisant. Il suffit d’un four électrique bon marché et d’un salarié sans qualification. On peut revendre une boulette qui a coûté 5 centimes à produire 1 €, voire 1,20 €, aux cadres qui passent et qui ont sauté leur dernier repas.

Ces mêmes boulettes de pâte se vendent d’ailleurs maintenant également en supermarché et dans les magasins de produits surgelés. Sur les emballages en plastique, les photos sont si appétissantes que vous en croyez à peine vos yeux lorsque vous ouvrez le paquet et que vous en sortez des petits croissants et pain au chocolat en pâte crue, surgelés sous cellophane, désespérément petits et pâles.

Mais quand vous les mettez au four… miracle ! Ce qui en ressort ressemble en effet, peu ou prou, à ce qu’il y avait sur l’emballage !

Vous souvenez-vous du film « Retour vers le futur 2 », sorti en 1989, où le héros montait dans une machine à voyager dans le temps l’emmenant en 2015 ? Une scène m’avait marqué, où une grand-mère mettait dans son four une petite pastille ressemblant à du plastique, et en ressortait au bout de quelques secondes une énorme pizza fumante et gratinée, sous les cris d’approbation de ses petits-enfants. Hé bien, nous y sommes. Tous ces prodiges, nous les devons à l’extraordinaire richesse en gluten des « blés » modernes.

Les nouvelles boulangeries traditionnelles

Une partie du public s’étant lassée des pains blancs trop peu nourrissants et des pains de mie industriels, certains boulangers dans les années 90 se tournèrent vers des formes plus compliquées de farines, souvent présentées comme « complètes », semi-complètes ou « multicéréales », parce qu’on y avait rajouté du son (l’enveloppe des grains) et/ou des graines.

Ces pains sont vendus bien plus chers que le pain blanc. Mais ils ne sont pas plus traditionnels, car les variétés de blé avec lesquels ils sont faits sont les mêmes et n’ont tout simplement plus rien à voir avec ce que nos arrières-grands-parents appelaient du blé.

Des dizaines de chromosomes en plus !

A la fin du 19e siècle, puis dans les années 60, la recherche agronomique fit de rapides « progrès » pour développer des céréales plus résistantes, plus productives, et plus riches en gluten.

Hybridations et rétro-croisements aboutirent à l’apparition d’espèces totalement nouvelles, que l’on appelle encore « blé » mais qui sont aussi éloignées du blé naturel qu’un éléphant d’une souris, pour ne pas dire qu’une banane en plastique d’une vraie banane.

Le « blé » moderne créé dans les années 1970, qui s’appelle Lerma Rojo 64, Siete Cerros, Sonora 64 ou Super X a en effet quarante-deux chromosomes là où l’engrain de nos ancêtres n’en avait que quatorze !! Chez l’être humain, le fait d’avoir un seul chromosome en trop provoque des handicaps (comme dans la trisomie 21) ou la mort.

De nouvelles protéines que l’homme ne peut pas digérer

Nos lecteurs qui connaissent la biologie savent que les chromosomes sont des brins d’ADN qui servent à coder des protéines, les « briques » de base qui servent à construire un organisme. Le fait que le blé moderne ait des dizaines de chromosomes supplémentaires implique nécessairement qu’il contient d’innombrables protéines nouvelles, dont beaucoup ne sont pas digérables par l’homme.

En effet, pour qu’une protéine soit digérée, encore faut-il que le tube digestif fabrique les enzymes adaptées, c’est-à-dire les produits chimiques qui seront capables de les dissoudre. Ce n’est pas toujours le cas, loin de là. C’est parce que vous n’avez pas les mêmes enzymes que la vache qu’elle peut se nourrir d’herbe, et vous non.

Le blé moderne provoque donc, chez un nombre alarmant de personnes, des problèmes digestifs et des réactions d’intolérance (maladie cœliaque), ou du moins d’hypersensibilité, qui se traduisent par des ballonnements, de la constipation, des maux de tête, des insomnies, de la fatigue chronique, de la dépression, des os fragiles, etc.

Certains, comme la spécialiste suisse Elke Arod, vous diront que 80 % de la population est intolérante au blé. (1)

D’autres, comme Julien Venesson, notent que « six pour cent au moins de la population seraient touchés, certains chercheurs avancent même le chiffre de 35 % ». (2)

Mais ce qui est sûr, c’est qu’il n’est pas étonnant qu’un nombre de plus en plus grand de personnes se tournent vers le régime « sans gluten ».

Ce n’est pas une « mode », ni un problème « psychologique ». Le blé moderne est vraiment une nourriture étrangère à l’être humain et, pour certains, cela revient à essayer de manger du plastique.

Manger sans gluten permet alors vraiment des améliorations de la santé, et il est tout à fait possible que ce soit le cas pour vous également si vous essayez. (la suite ci-dessous)

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Ne restez pas au bord du chemin

D’expérience, il est difficile de se lancer tout seul dans la cuisine sans lait sans gluten. Acheter un livre de recettes ne suffit pas. La cuisine sans lait et sans gluten est une approche à part entière. Pour réussir cette transition, vous avez besoin d’un guide compétent. Benjamin Dariouch a formé 8 000 personnes avec son programme Se régaler sans lait sans gluten (détails ici).


Suite de la lettre de ce jour :

Les céréales ne sont ni bénéfiques, ni même nécessaires

Vous vous souvenez que, dans ma précédente lettre sur l’apparition de l’agriculture, j’avais expliqué que le blé n’était de toutes façons pas un aliment naturel ni nécessaire à l’être humain. Pendant des millions d’années, nos ancêtres ont évité les céréales, car elles contiennent des anti-nutriments qui bloquent l’absorption des minéraux.

La propagande gouvernementale mondiale, incitant les populations à mettre les céréales complètes au centre de leur régime alimentaire est donc dépourvue de bon sens, mais aussi de bases scientifiques.

C’est parce qu’ils se sont massivement tournés vers les céréales, qui sont des « calories vides » que les Américains, puis les Européens, et aujourd’hui les autres populations du monde, connaissent ces épouvantables épidémies d’obésité, de diabète, de maladies cardiovasculaires, devenues aujourd’hui la première cause de mortalité au monde. Ce n’est pas parce que l’on mange « trop gras » ou « trop salé ».

Tout le monde peut, s’il le souhaite, manger sans gluten

Manger sans gluten, donc sans blé, ne peut vous faire aucun mal. Bien au contraire, car vous serez obligé de remplacer le blé, le pain, les pâtes, etc., par d’autres aliments de meilleure qualité nutritive.

Tout le monde peut donc, s’il le souhaite, démarrer un régime sans gluten. Mais il est évident que les personnes intolérantes au gluten (maladie coeliaque, 1 % de la population), ou souffrant de « sensibilité au gluten », ce qui est beaucoup plus courant, en bénéficieront encore plus que les autres puisqu’elles verront aussi les symptômes de leur maladie disparaître. Je vous recommande à ce titre l’excellent programme Se Régaler Sans Lait & Sans Gluten que j’ai moi-même suivi, à découvrir ici : Se régaler sans lait sans gluten (détails ici).

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Intolérances, le test du pouls du Dr A. Coca

Chère lectrice, cher lecteur,
Avant votre prochain repas, prenez votre pouls.

Recommencez l’opération une demi-heure après la fin de votre repas.

Si votre pouls a augmenté dans cet intervalle de plus de 5 pulsations/minute alors vous avez mangé un aliment que votre corps ne tolère pas.

Le test est presque infaillible. Il fut mis au point par le docteur Arthur Coca au début des années 1950.

Il observa d’abord qu’en condition normale – c’est-à-dire en dehors d’une activité physique, d’une infection ou d’une situation de stress…- le cœur bat d’une manière remarquablement stable.

Il observa ensuite qu’une variation anormale du rythme cardiaque, toujours en situation normale, est le résultat d’une agression de votre corps presque toujours causée par un aliment.

Déjà en 1954, Le docteur Coca lista 32 symptômes liés à des intolérances alimentaires.

Vous avez 6 chances sur 7 d’être intolérant !!

Aujourd’hui, 85% des Occidentaux, soit 6 personnes sur 7, font au moins une intolérance alimentaire [1] dont les conséquences peuvent être :

  • une digestion difficile ;
  • des ballonnements ;
  • le syndrome du colon irritable ;
  • des fatigues chroniques ;
  • des douleurs articulaires ;
  • de l’hypertension ;
  • des problèmes de peau, acné, eczéma ;
  • des maux de tête et migraines (près de 90% des migraines ont des causes alimentaires) ;
  • des difficultés respiratoires ;
  • pertes de mémoire ;
  • une altération du comportement (jusqu’à ne plus reconnaître celui ou celle que vous aimez)…

Le problème est que ces symptômes sont lancinants et le plus souvent ignorés : on s’en prend à la fatalité, au corps qui vieillit et s’use sans retour.

Dites-vous bien que cette idée est presque toujours fausse et il suffit bien souvent de supprimer un aliment de ses menus pour que le symptôme disparaisse. Encore faut-il en avoir l’idée et la technique – vous allez le voir, il n’est pas toujours évident de sortir un aliment de sa cuisine et de son alimentation -.

C’est d’autant plus important qu’une intolérance alimentaire ignorée ne gâche pas seulement la vie au quotidien. Les intolérances favorisent des maladies graves et invalidantes : polyarthrite rhumatoïde, thyroïdite de Hashimoto ou diabète de type 1

S’il vous plaît, faites le test du pouls et parlez-en autour de vous !

Jean-Marc, j’ai fait le test. Mon rythme cardiaque s’est accéléré. Maintenant je fais quoi ?

Pour que le test soit fiable, il faut avoir arrêté de fumer pendant au moins 24h (on peut être intolérant à sa propre tabagie) et pendant les tests éviter les aliments et boissons avec de la caféine qui augmente naturellement le rythme cardiaque.

Par recoupement, au bout de quelques jours, vous aurez repéré les éventuelles intolérances à vos aliments quotidiens.

Quand vous soupçonnez un aliment, vous pouvez le manger isolément et refaire le test.

Pour vous aider, sachez qu’il existe deux suspects habituels qui sont presque toujours en cause en cas d’intolérance : le gluten et le lactose.

Le problème est qu’il ne suffit pas de supprimer les produits laitiers pour le lactose ou ceux à base de pain, pâtes, pizzas… pour le gluten. En effet l’industrie agro-alimentaire raffole du lactose et du gluten. On retrouve par exemple du gluten en agent épaississant dans les vinaigrettes de supermarchés, les plats préparés, les sauces…

Il est donc fortement recommandé d’éviter les aliments transformés. D’autant plus qu’ils contiennent systématiquement de nouveaux produits complexes et allergènes mis au point par l’industrie agro-alimentaire (sans compter les cuissons excessives des protéines qui n’arrangent rien).

Cela peut paraître très difficile, voire impossible. C’est pourtant une solution de bon sens, très efficace, source de beaucoup de plaisirs pour peu qu’on se donne un peu de peine.

Elle est, de plus, bien meilleur marché en plus d’être infiniment meilleure pour votre santé et gratifiante.

Mais si vous ne savez pas comment faire, attention au coup de blues. Vous aurez l’impression que tout ce qui est bon est interdit : pâtes, lasagnes, pizzas, couscous, gâteaux, tartes, viennoiseries et brioches, tous contiennent du blé, des produits laitiers, ou les deux !

Si vous pensez qu’une meilleure alimentation vous aiderait éventuellement à vous sentir mieux mais que vous ne savez pas par où commencer, cliquez ici et regardez cette vidéo.

Bien à vous,

Jean-Marc Dupuis

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votre banque pourra se renflouer en aspirant vos comptes

L’ordonnance est passée en France: désormais, une banque pour se renflouer pourra ponctionner

Merkel wants Schäuble to head Eurogroup - report

Pas de débat, pas de loi, une simple ordonnance. La directive est passée inaperçue dans le creux de l’été. Si votre banque fait faillite, elle pourra se renflouer en aspirant vos comptes, sans plus de façons. Photo: Wolfgang Schaüble, ministre des Finances allemand.

Il s’agit de la « Directive européenne sur le redressement des banques et la résolution de leurs défaillances » (Bank Recovery and Resolution Directive). D’abord expérimentée à Chypre où les comptes ont été largement siphonnés, la mesure est désormais applicable en France depuis le 20 août. Elle est passée en douce par ordonnance. Imaginez le tapage si une loi était venue devant le Parlement! Depuis que les Français ont mal voté en rejetant la Constitution européenne par référendum, il n’y a plus de référendum. C’est la même chose pour les lois gênantes! En l’occurrence on imagine bien que le lobby bancaire tenait à la plus grande discrétion de même que le pouvoir socialiste. Pourquoi s’embêter quand une simple et discrète petite ordonnance prise en catimini au cœur des vacances d’été fait parfaitement l’affaire ?

Ce qui a attiré l’attention des observateurs, c’est la Commission européenne qui s’impatiente. Jeudi 29 octobre elle a annoncé qu’elle allait poursuivre devant la Cour européenne de justice les pays qui n’avaient pas encore transposé dans leur droit national la directive BRRD. Mais le pouvoir socialiste toujours zélé dés qu’il s’agit de nuire aux Français, n’avait pas attendu les menaces bruxelloises, qu’on se rassure! A la prochaine crise bancaire les épargnants pourront être acculés à la faillite, mais plus les banques!

La fin du droit de propriété

Lorsqu’une banque comme n’importe quelle entreprise fait faillite, les actionnaires sont solidaires, ce qui est logique, de même que les détenteurs des obligations émises par la banque. Jusque-là, rien de nouveau. Mais la nouveauté de cette directive « BRRD » réside dans le fait que les clients de l’entreprise bancaire vont être ponctionnés jusqu’à remise à niveau de l’affaire, ce qui est une atteinte caractérisée au droit de propriété.

Vladimir Poutine dernièrement a dénoncé au forum Valdaï, une nouvelle fois, la remise en question du « Principe de l’inviolabilité de la propriété privée » qui prévaut de plus en plus au niveau mondial, avec « le précédent bien connu de Chypre ». Que s’est-il passé à Chypre ?

Le système de spoliation des citoyens pour sauver les banques (ou les enrichir) a été expérimenté à Chypre en 2013, lorsque les titulaires de comptes de la plus grande banque de Chypre, la Bank of Cyprus, ont perdu autour de 60% de leur épargne au-dessus de 100.000 euros.

Peu après la spoliation des déposants de la Banque de Chypre, l’Union européenne a étendu la tactique à tous les pays membres et l’a gravée  dans le marbre par une loi de 2014, le Mécanisme Unique de Résolution, qui institutionnalise la ponction des comptes bancaires, sans limite,  en fonction des besoins des banques. (Source)

Ce qui s’est passé à Chypre n’est rien d’autre qu’un vol légal. Et ce vol légal est maintenant anticipé dans la loi française. Ce qui d’ailleurs est la preuve du peu de confiance que les oligarques de Bruxelles ont dans le système bancaire, complices qu’ils sont des Banksters ainsi que nous l’avons observé à loisir à propos de la Grèce.

Normalement seuls les comptes de plus de 100.000 euros peuvent servir au renflouement, mais cette garantie n’en est pas une, tous les épargnants seront touchés. En effet à grand renfort d’annonces les eurocrates avaient rassurés les épargnants en les assurant que les  dépôts de moins de 100.000 euros seraient protégés par la constitution d’un fond. La Commission européenne avait proposé la création d’une « garantie européenne des dépôts », pour prévenir les retraits massifs et les fuites de capitaux comme cela s’est d’ailleurs passé en Grèce. Ce fonds de garantie devait être doté de 55 milliards d’euros et d’une capacité à emprunter sur les marchés. Mais l’échec de ce processus n’a pas bénéficié des mêmes effets d’annonces. Les Allemands s’y sont opposés et la protection des 100.000 euros vient officiellement de se volatiliser. Elle ne pesait pas bien lourd, mais à présent elle ne pèse plus rien du tout, elle n’existe pas.

Chacun doit désormais le savoir, si votre banque fait faillite, elle aura légalement le droit de se renflouer en puisant dans vos comptes, que ce soit en France ou très bientôt dans la totalité des pays européens.

On ne peut d’ailleurs manquer de s’interroger sur l’empressement de la Commission européenne à faire adopter cette directive et à pourchasser les derniers retardataires, « il est extrêmement important que ces règles soient en place dans tous les États membres » explique-t-elle dans un communiqué. (…) Des personnes bien informées, à Bruxelles, craindraient-elles une prochaine crise financière et bancaire ? (Source)

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Honnête, le curé!!!

Pendant la répétition  du mariage, le futur marié prend le curé à part,  et   lui dit à l’oreille :
Écoutez monsieur le curé, voici un  billet de 500 Euros.
En échange, je voudrais que vous modifiiez un peu le  schéma classique de la cérémonie…
En particulier, je voudrais que quand  vous vous adresserez à moi, vous laissiez tomber la partie où  je dois promettre « d’aimer, honorer et respecter mon épouse, renoncer aux  autres femmes et lui être fidèle à jamais ».
Le curé prend le billet sans mot dire,  et le futur marié s’en va satisfait et confiant.
Le jour du mariage, le moment  fatidique de la promesse approche.
Le curé se tourne vers le marié et lui  dit en le regardant droit dans les yeux :
Promets-tu de te prosterner devant elle,  d’obéir à chacun de ses ordres, de, lui apporter le petit  déjeuner au lit tous les matins, et de jurer devant Dieu et ta  femme exceptionnelle que jamais au  grand jamais, tu ne regarderas une autre femme?
Le jeune gars ravale sa  salive, rougit, regarde autour de lui avec angoisse et répond  d’une voix à peine perceptible :
Oui je le veux.
 
  A la fin de la cérémonie, le marié s’approche du  curé et lui dit :
On avait fait un marché!
Alors le curé lui met son billet de 500 Euros  dans la poche et murmure à son oreille :
 
Elle m’a fait une meilleure offre  !

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François Bayrou inaugure une allée « Emir Abd el-Kader »

 Inauguration Bayrou
  François Bayrou inaugure une allée « Emir Abd el-Kader » : lettre ouverte d’Alexis Arette
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Une saine réaction de l’écrivain-paysan Alexis Arette vice-président de l’Académie de Béarn :
« 28 octobre 2014
Alexis Arette, Paysan à Momas 64230 à François Bayrou, maire de Pau 64 000
François,
Je ne pense pas que l’inauguration de l’allée Abd-el-Kader améliorera les problèmes de circulation que la précédente municipalité t’a laissés en cadeau, et je doute que le geste soit assez fort pour convaincre les coraniques palois de voter en faveur du Pays de Béarn. Si tu y avais ajouté le geste audacieux d’une circoncision publique, peut-être…
À cette occasion, il m’est revenu à l’esprit qu’Abd-el-Kader était un humaniste tout à fait particulier. Dans la guerre qu’il menait contre les Français, pour les droits de l’homme musulman de conserver un harem et de pratiquer l’esclavage, il y eut quelques trêves, et au cours de l’une d’elle, les Français acceptèrent de rendre à l’émir une centaine de ses esclaves noirs, qui avaient cru trouver la liberté en se réfugiant sous notre drapeau. Abd-el-Kader les fit tous décapiter. Il n’était, ce faisant, qu’un très modeste émule de Mahomed qui, lui, avait fait couper le cou des 900 juifs de la tribu des Banou-Caraïza, pour mettre leurs jolies femmes dans le lit de ses guer-riers. Tamerlan devait faire mieux encore en édifiant des pyramides avec les têtes des infidèles tombées sous le cimeterre.
Mais ce ne sont là que des broutilles de l’histoire, et même le Pape François, en accord avec les Imams qui prolifèrent en France comme des champignons, nous affirme que l’Islam est, contrairement à quelques apparences, tolérant et miséricordieux. Bien sûr, les historiens Occidentaux affirment qu’il y eut entre le seizième et le dix huitième siècle, 4 millions de chrétiens razziés sur nos côtes, et plus de 18 millions de noirs réduits en esclavage, et châtrés afin qu’ils ne reproduisent pas, mais je me demande si ces historiens n’avaient pas été contaminés par le virus Lepé-niste ! La bête immonde est partout ! la preuve ? C’est que même quelques mahométans sont gagnés par le virus, tel l’anthropologue Malek Chebel qui écrit : « Parce que je suis un intellectuel musulman (…) je me sens missionné pour dénoncer ce drame de l’esclavage qui a contaminé tous les pays où l’Islam à prospéré ! »
Fort heureusement, des gestes comme l’inauguration de l’allée Abd-el-Kader prouvent que l’on peut être esclavagiste et coupeur de têtes, et tout de même tenu pour un grand homme par la République. Madame Taubira même, a tenu à aller plus loin dans l’humanisme. Dans l’express du 4 Mai 2006 elle affirmait : « Il ne faut pas trop évoquer la traite négrière Arabo-Musulmane pour que les jeunes Arabes ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfais de leurs Pères ! » A remarquer que la justice Taubirienne a déjà porté ses fruits : je lis aujourd’hui sur internet qu’un certain Karim vient d’être interpellé par la police pour la 197ième fois ! En voila un au moins qui n’est pas traumatisé par l’héritage de ses pères, et qui pourra revoter Hollande la prochaine fois. Nous n’en avons pas fini de découvrir les beautés du Système !
De leur coté, les humanistes de Boko Haram et quelques autres ne relâchent pas leurs ef-forts pour arracher la jeunesse Africaine à la déchéance Occidentale. Il y a quelques semaines, c’était 200 lycéennes qui étaient enlevées à Chibok. Avant-hier c’étaient 60 femmes enlevées à Wagga. Hier c’étaient 30 Jeunes razziés à Mafa. La religion d’Abd-el Kader manifeste partout une semblable ferveur, et à mon sens ce n’est pas une simple allée qui devrait garder la mémoire du premier vaincu du Djihad, mais une autoroute !
Avec bien sûr, dès l’entrée, l’emblème du croissant et de l’étoile, pour éclairer les destinées de la république.
Alexis Arette.
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Article de Malika SOREL sur l’intégration

Ancien ingénieur d’affaires et de recrutement de cadres de PME, aujourd’hui membre du Haut Conseil à l’intégration, Malika Sorel a passé ses dix premières années en France, avant de suivre ses parents en Algérie où elle suit sa scolarité.
Après avoir terminé l’école polytechnique d’Alger, elle revient en France, où elle suit le troisième cycle de Sciences po.
En 2007, elle publie le Puzzle de l’intégration et les Pièces qui vous manquent (Mille et une nuits).
Elle y explique que la question de l’immigration-intégration doit être traitée globalement et non plus de façon sectorielle, qu’il faut cesser d’octroyer la nationalité française à des personnes qui ne sont pas prêtes, psychologiquement et moralement, à l’assumer, et s’appliquer, en revanche, à faire respecter la loi française par tous, sans exception.

     Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?

     Les émeutes de 2005 m’ont poussée à écrire ce livre parce que je me sentais responsable de n’avoir, alors, rien dit. Moralement, mais aussi sur le plan affectif, je ne supportais plus cette injustice vis-à-vis du peuple français :les Français sont bâillonnés ; et quand ils osent s’exprimer, on leur fait un procès en racisme ou en xénophobie alors qu’ils veulent simplement préserver leur identité.
     Mes origines me permettaient, peut-être, de dire que la véritable victime de l’immigration est le peuple français.

     Vous parlez beaucoup du rôle délétère de la « repentance ». Non seulement pour les Français, mais pour les immigrés eux-mêmes.

     Le rôle des élites françaises a toujours été déterminant dans l’instrumentalisation de l’histoire.
     La décolonisation a traumatisé tout le monde, soit ! Mais il devrait tout de même être possible, cinquante ans après des drames partagés, de traiter sereinement du passé, avec ses ombres et ses lumières, au lieu de renier son histoire en se laissant enfermer dans la dialectique culpabilisation-victimisation.
Or, c’est malheureusement ce qui se passe. Le discours dominant ne parle que des « horreurs » de la colonisation, et plus personne n’écoute le peuple français, qui est pourtant le plus légitime pour parler objectivement des problèmes engendrés par l’immigration.
De surcroît, transformer les Français de souche en bourreaux n’a fait qu’injecter le poison de la haine dans le cœur des enfants issus de l’immigration.
La France s’autodétruit sans rendre service aux immigrés, puisqu’on attribue leurs erreurs, ou encore leur manque d’investissement, à la société. Une excuse facile qu’ils reprennent pour ne pas assumer leurs responsabilités. A partir du moment où l’on enferme des gens dans le rôle de victimes, on leur envoie le signal que tout leur est dû. Or, cela n’est pas vrai.
La France fait beaucoup pour les immigrés et leurs descendants, et ceux-ci ont encore énormément à faire pour se rapprocher des Français de souche européenne, en particulier les Maghrébins et les Africains dont la culture reste très éloignée de celle de leur pays d’accueil. Il fallait d’emblée être ferme et affirmer que nos valeurs fondamentales ne changeraient pas.
On a fait l’inverse. Dans ces conditions, il est naturel qu’ils développent de moins en moins d’efforts pour respecter les normes collectives françaises. Ils sont convaincus que celles-ci vont changer pour s’adapter à eux.
     Il faut aussi dire aux populations d’origine étrangère tout ce que l’Etat fait pour elles, l’argent qui est injecté dans tous les domaines : c’est ainsi qu’on aidera les enfants de l’immigration à se construire le socle de reconnaissance sans lequel rien d’harmonieux ne sera jamais possible. Ce n’est pas en se flagellant qu’on fera aimer la France aux enfants et aux adolescents des banlieues.
     Bien au contraire. Notre comportement relève parfois de la psychiatrie !

     Pourquoi l’idée de « discrimination positive » est-elle dangereuse à vos yeux ?

     Parce que c’est une escroquerie. L’intégration n’est pas un ascenseur automatique, mais un parcours semé d’obstacles ! L’idée que l’on puisse progresser dans la société de manière passive est absurde. C’est un engagement sur plusieurs générations, la famille entière doit s’engager autour du projet éducatif.                    Aujourd’hui, beaucoup d’élèves ne font plus rien. Il faut arrêter de les bercer de mensonges :pour réussir, il faut se prendre en main.
     Et puis la « discrimination positive » est injurieuse pour les immigrés eux-mêmes : on part du principe que les gens issus de l’immigration n’y arriveront pas seuls parce que les Français les détesteraient. C’est zéro pointé sur toute la ligne.
Quand vous travaillez dans une équipe, il faut acquérir sa légitimité auprès des autres. Si vous n’avez pas respecté le même processus de sélection, c’est impossible. Pour devenir légitimes, les personnes issues de l’immigration doivent se plier aux mêmes exigences que les autres.

     Vous êtes également très sévère avec la Halde !

     Elle joue un rôle d’exaspération et de crispation entre les groupes. Elle passe le plus clair de son temps à exacerber les tensions en disant que les gens issus de l’immigration sont victimes de notre société, alors que c’est l’ignorance des codes sociaux et culturels qui empêche les jeunes d’être recrutés.
Cela avait été parfaitement mis en évidence par l’analyse d’entretiens d’embauche auxquels la sociologue Jacqueline Costa-Lascoux avait assisté. Le fait qu’on accepte d’eux ce qu’on n’accepterait jamais des autres ne fait que les enfermer dans leurs propres codes culturels.
     J’ajoute que je prends comme une bonne nouvelle la mise sous tutelle de la Halde. Mais il faut, à terme, qu’elle disparaisse.
Le système judiciaire français est là pour traiter des vraies affaires de discrimination. On n’a nul besoin d’une institution qui participe, vraisemblablement sans le vouloir, à dresser les gens les uns contre les autres.

     Qu’opposer, alors, aux doctrines que vous dénoncez ?

     Rien d’autre que le modèle d’intégration républicain qui fonctionnait très bien ! On doit accueillir les gens dans la communauté française et non l’inverse.
Ils doivent respecter le système français. Si on avait fait ça, on aurait suscité le désir d’intégration. Mais comment y parvenir quand on injecte 200 000 nouveaux entrants par an dans une société déjà en proie à des difficultés majeures ? C’est irresponsable, grave et fondamentalement dangereux.
     Il est évident que là réside le défi des prochaines années : si l’on continue comme aujourd’hui, nous irons vers des troubles majeurs. Trop de gens arrivés récemment n’éprouvent plus le besoin de respecter la loi de la République,être constituent leurs sociétés d’origine sur le territoire français. Si rien n’est fait pour y mettre un terme, la pression va devenir rapidement intenable.

     Quelles pressions, justement, exercent ces sociétés reconstituées ?

     Dans les cultures maghrébines et africaines, le groupe prend possession de l’individu. Or, plus la société est déstructurée et permet des accommodements, plus les membres des groupes mieux structurés sont tentés de bafouer les règles françaises, qu’on peut défier à moindre risque. La culture de l’école de la République que les enfants ramènent à la maison est aussitôt rejetée parce qu’elle ne correspond pas aux normes culturelles d’origine.
Le racisme anti-blanc est une réalité. L’insulte suprême utilisée, c’est «céfranc ».
Les professeurs nous le disent : être sérieux en cours, c’est déjà, pour certains, vouloir devenir français : une honte, car assimilé à une traîtrise.
Les bons élèves sont, de ce fait, de plus en plus soumis à des pressions par les enfants issus de la même origine culturelle. Le fait que les institutions françaises, la police et l’école soient attaquées n’est évidemment pas anodin.
Or, on continue à excuser les auteurs de ces attaques, à les déresponsabiliser en invoquant leurs conditions sociales.
     Ces mêmes populations, avec des conditions sociales nettement inférieures, ne se comportent pas ainsi dans leur pays d’origine. C’est bien la preuve que l’attitude de notre société a joué un rôle déterminant dans l’apparition des problèmes que nous connaissons.

     Vous accusez le droit du sol. Pourquoi ?

     Devenir français est un processus qui doit être personnel, car il faut être prêt à assumer d’inscrire ses propres descendants dans un nouvel arbre généalogique qui n’est pas celui de ses ascendants biologiques et culturels.
Il y a là une véritable rupture, très difficile à assumer. C’est pourquoi, aujourd’hui, pour une multitude de raisons, peu de gens ont le désir de devenir français. Ils prennent les papiers parce qu’ils savent que c’est le sésame avec lequel ils n’auront plus jamais faim.
Ils sont honnêtes et l’avouent : je ne suis pas français, j’ai juste les papiers. C’est la classe politique, dans son ensemble, qui ment et occulte ce que signifie l’identité française.
    La communauté française reste pour l’instant silencieuse car elle est bâillonnée mais, comme dans tous les pays du monde, elle n’est pas prête à accepter comme françaises des populations étrangères à son identité.      Il y a aujourd’hui, en France, une négation fondamentale du droit des Français à être français.

    Quelle distinction faites-vous entre insertion et intégration ?

     L’intégration, c’est le fait d’assumer l’héritage du peuple français, de porter soi-même les valeurs et les principes des Français, de les transmettre à ses propres enfants. Il y a une forte dimension affective et morale.
On ne peut pas exiger cette étape, elle est trop personnelle, trop intime. En revanche, l’insertion est absolument non négociable, c’est le respect des règles et lois de la société. Nombre de ces règles sont tacites.
Elles ne sont pas nécessairement inscrites dans des lois. L’insertion dans la société française constitue une étape indispensable avant l’intégration dans la communauté nationale française. C’est ce que ne respecte pas le droit du sol.

     L’une des plus grandes erreurs a été, selon vous, de dégrader l’apprentissage de la langue et de la culture française. Pourquoi ?

     L’école de la République a un savoir à transmettre, qui crée un référentiel commun à tous les enfants. La langue est un passeport culturel pour naviguer dans la société française.
On les a empêchés de pouvoir le faire en revoyant nos exigences sans cesse à la baisse. Pis, l’école s’est mise à verser dans le relativisme culturel, et même à leur transmettre des éléments de leur référentiel culturel alors que c’est bien la seule chose que leurs familles leur transmettent.
     Aimer une langue est un tremplin pour aimer un peuple. Au travers de la langue, des textes de littérature et aussi des contes et des chansons enfantines, c’est bien la culture qui est transmise. Aujourd’hui, dans les rues, dans les cours d’école, on ne parle plus français.
C’est un signe sans équivoque du réel refus d’intégration. Sans compter qu’un enfant qui ne peut s’exprimer et se faire comprendre du fait de la pauvreté de son langage a une plus grande propension à devenir violent.
Commençons donc par accentuer l’effort sur la maternelle et sur les premières classes de l’école primaire, en réduisant les effectifs par classe et en mettant l’accent sur la transmission de la langue.                    Revoyons aussi le circuit des allocations. Il faut impérativement que cet argent aille en priorité au projet éducatif, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. A chaque rentrée scolaire, au lieu de remettre aux parents un chèque qui, souvent, sera envoyé dans le pays d’origine, donnons un cartable, des cahiers et des livres directement à l’enfant.

     Que pensez-vous de la déchéance de nationalité ?

     Il faut la mettre en place. Et il faut cesser de donner la nationalité à tout le monde. Les gens qui risquent aujourd’hui la déchéance de nationalité n’auraient jamais dû l’obtenir. Il faut vraiment que les politiques s’occupent de toutes ces questions très rapidement.
Beaucoup, parmi eux, sont habités par la peur car les populations de l’immigration leur apparaissent comme ayant facilement recours à la violence. Il va pourtant falloir avoir le courage de traiter toutes les dimensions de ce sujet.
C’est dans l’intérêt de tous. Notre société est chaque jour plus déstabilisée. C’est la cohésion nationale qui est désormais en jeu !
     Tout accepter met la France par terre.
     Et si nos dirigeants acceptent que l’Education Nationale enseigne l’arabe dans nos écoles comme certains de nos politiciens le demandent, la France sera foutue et disparaîtra sous la domination de l’Islamisme
 

 

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Pape François : la Troisième Guerre Mondiale a commencé…

Le pape François a reçu mercredi 17 septembre au soir, à la résidence Sainte-Marthe du Vatican, une délégation d’une quarantaine de dirigeants d’organisations juives membres du Congrès Juif Mondial, menée par son président Ronald S. Lauder. Ce dernier a fait quelques confidences sur les échanges entre le Souverain Pontife et les dirigeants juifs, qui portaient, notamment, sur la persécution des chrétiens du Moyen-Orient. Ronald S. Lauder a confié à la presse : « Le pape François nous a dit en privé qu’il pensait que nous étions entrés dans la Troisième Guerre mondiale. Mais contrairement aux deux premières, au lieu de se déclencher tout d’un coup, cette guerre arrive par étapes (…) [Le pape] nous a dit : “ça été d’abord votre tour, maintenant c’est le nôtre”. En d’autres termes, ce sont d’abord les juifs qui ont souffert d’attaques féroces et sur lesquelles le monde s’est tu, et aujourd’hui ce sont les chrétiens qui sont exterminés et le monde se tait ». Ronald S. Lauder a également stigmatisé l’apposition de la lettre noun sur les maisons des chrétiens de Mossoul, ne voyant pas de différence dans cette pratique « avec celle de l’imposition par les nazis de l’étoile jaune aux juifs pour les séparer des autres ».

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