Lettre ouverte à Sa Sainteté le Pape François au sujet de l’Islam dans Evangelii Gaudium, abbé Guy Pagès – 17 décembre 2013

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Seconde lettre ouverte à Sa Sainteté le Pape François au sujet
de l’Islam dans Evangelii Gaudium, abbé Guy Pagès – 17 décembre 2013

Note de la rédaction de La Porte Latine :
il est bien entendu que les commentaires repris dans la presse extérieure à la FSSPX
ne sont en aucun cas une quelconque adhésion à ce qui y est écrit par ailleurs.

 

Très Saint Père,

C’est avec une peine redoublée, et avec tout le respect filial que je vous dois, au nom de nombreuses personnes choquées par vos propos relatifs à l’islam, et en vertu du canon 212 § 3[1], que je vous adresse cette nouvelle Lettre, puisque non seulement je n’ai reçu aucune réponse à celle que je vous ai adressée concernant votre Message aux musulmans pour la fin du ramadan, d’abord envoyée en privé ‒ et à trois reprises ‒ et ensuite publiquement, mais encore parce que dans votre exhortation apostolique Evangelii Gaudium vous venez d’écrire que : « le véritable Islam et une adéquate interprétation du Coran s’opposent à toute violence. » (n°253). Une telle affirmation, certainement motivée par votre paternelle sollicitude pour nos frères persécutés en pays d’islam, apparaît cependant comme une terrifiante contrevérité. En effet :

«Allah seul connaît l’interprétation du Coran. » (Coran 3.7)…

– Les versets réputés « tolérants » de l’immuable Coran ont tous été abrogés par « le verset du sabre » (Coran 9.5,29) ;

– Si « le véritable Islam et une adéquate interprétation du Coran s’opposent à toute violence. », alors Mahomet n’a pas incarné la véritable interprétation de l’islam, et sa conduite ne peut pas être normative pour les musulmans (Coran 33.21) ;

– A la différence du Christ ayant confié Son autorité à Pierre dont vous êtes le légitime successeur, il n’y a pas en Islam de magistère qui puisse vous donner, à vous ou à quiconque, avec une autorité infaillible, la définition de ce qu’est ou n’est pas « le véritable Islam et une adéquate interprétation du Coran », d’où les incessantes guerres intestines du monde musulman au nom d’une interprétation toujours plus « authentique » ;

– Il suffit d’ouvrir un Coran, même dans une des traductions édulcorées à l’usage des lecteurs occidentaux, pour voir que sur les 6235 versets du Coran, plus de la moitié vouent à l’exécration tous ceux qui ne sont pas musulmans, et expriment la funeste intention de les tuer ou de les soumettre ;

– L’histoire et l’actualité démentent à l’envi, malheureusement, votre affirmation ;

– Quelle autre religion que l’islam Jésus pouvait-Il avoir en vue lorsqu’Il annonçait : « Vient un temps où ceux qui vous tueront penseront rendre un culte à Dieu. » (Jn 16.2) ? Quelle autre religion en effet que l’islam promeut, comme un devoir religieux, le jihad contre les chrétiens ? « Tuez les associateurs [les chrétiens] où que vous les trouviez. Prenez-les, assiégez-les et restez aux aguets contre eux. » (Coran 9.4,5) ;

– Tout chrétien sait, du seul fait qu’il est chrétien, que celui qui cherche son salut dans l’islam se damne : « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, celui qui refusera de croire sera con-damné. » (Mc 16.16) ; « Si nous-mêmes, si un ange venu du Ciel vous annonçait un Évangile différent de celui que nous vous avons prêché, qu’il soit maudit !Nous l’avons déjà dit, et aujourd’hui je le répète : si quelqu’un vous annonce un Évangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit maudit ! » (Ga 1.8-9 ; Mt 24.4,11,24 ; 1 Jn 2.22-24 ; 4.2-4)… Or, si l’islam damne, n’est-ce pas qu’il est mauvais, et si « aucun arbre mauvais ne donne de bons fruits » (Mt 7.18), comment l’islam pourrait-il porter les bons fruits de paix que vous lui attribuez ?

Très Saint-Père, il est frappant de constater que votre propos répond exactement à la demande formulée, au début du mois de juin 2013, par M. Mahmoud Abdel Gawad, le conseiller diplomatique de M. Ahmed Al-Tayeb, grand imam de la mosquée d’Al-Azhar, ayant déclaré attendre de vous « une intervention où [vous diriez] que l’Islam est une religion pacifique, que les musulmans ne cherchent ni la guerre ni la violence », comme condition au rétablissement des relations diplomatiques entre le Saint-Siège et cette institution représentative de l’islam sunnite qu’est l’Université d’Al-Azar… Et pourquoi M. Ahmed Al-Tayeb voulait-il une telle déclaration ? Pour que vous expiiez la « faute » de votre prédécesseur Benoît XVI ayant osé illustrer en 2006 à l’université de Ratisbonne cette vérité élémentaire que la violence est incompatible avec la vraie religion, contraire à la vraie nature de Dieu, par cette question de l’empereur Manuel II Paléologue à un savant musulman : « Montrez-moi ce que Mahomet a apporté de nouveau. Vous ne trouverez que ces choses mauvaises et inhumaines, comme le droit de défendre par l’épée la foi qu’il prêchait. » (Les réactions de violence du monde musulman n’ont d’ailleurs pas manqué de confirmer aussitôt la vérité enseignée par le Pape…). Benoît XVI avait ensuite aggravé son cas en 2009 en appelant à protéger les minorités chrétiennes après un énième et terrible attentat à la bombe contre une église à Alexandrie, ce qui avait constitué aux yeux du destinataire de votre lettre, « une interférence occidentale indue ». Ainsi, en répondant au désir du grand imam ― et l’islam veut dire « soumission » ―, souffrant de « réparer » la « faute » de votre vénéré prédécesseur, non seulement vos propos sont interprétés comme une condamnation de son témoignage rendu à la vérité, mais vous n’obtiendrez pas la mansuétude que vous escomptez pour les chrétiens vivant en pays devenus musulmans, car, comme l’exprimait un autre de vos prédécesseurs, le Pape Pie II, dans sa Lettre au Sultan turc MehmetII : « La concorde ne sera donc que dans les mots ; sur le fond, c’est la guerre. »[2]. Qui peut venir en effet après le Christ, sinon l’Antichrist ?

Très Saint-Père, vous nous demandez d’« accueillir avec affection les immigrés de l’Islam qui arrivent dans nos pays » (n°253), mais ignorez-vous donc que le but de l’islam est de se substituer au christianisme et d’instaurer partout la charia ? C’est Allah qui le dit : «Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de subversion[3] et que la religion appartienne uniquement à Allah » (Coran 2.193). Ses disciples, aujourd’hui, ne disent pas autre chose, tel M. Alija Izetbegovic, chef d’État de Bosnie-Herzégovine de 1990 à 2000, qui, dans sa « Déclaration islamique » a le mérite de la clarté : « Il ne peut y avoir ni paix ni coexistence entre la religion islamique et des institutions politiques et sociales non-islamiques. […] La renaissance islamique ne peut commencer sans une révolution religieuse, mais elle ne peut se poursuivre et être menée à bien sans révolution politique. Notre première tâche doit être de gagner non le pouvoir mais les hommes. […] Le soutien qu’un peuple musulman apporte effectivement à un régime en place est directement proportionnel au caractère islamique de ce dernier. […] Nous devons être des prêcheurs et ensuite des soldats. […] Le mouvement islamique doit prendre le pouvoir dès qu’il est en situation morale et numérique suffisante pour lui permettre de renverser le gouvernement non-islamique. »… Voulez-vous vraiment que s’accomplisse la prophétie du président algérien, M. Houari Boumediene qui, enavril 1974, déclarait à la tribune de l’ONU : « Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour aller dans l’hémisphère nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire. »[4] ? Certes, il n’est pas question de se fermer à l’accueil des miséreux, pour autant que nous puissions leur porter secours, mais il est exclu de les naturaliser, selon le conseil même de feu le Commandeur des Croyants, le roi Hassan II, roi du Maroc : « N’essayez pas de faire des Français avec des musulmans, vous n’y arriverez pas. Vous ne ferez que de mauvais Français et de mauvais Musulmans. ».[5] Jugement qui corrobore l’enseignement des Apôtres : « Si quelqu’un vient à vous sans apporter cette doctrine [l’Évangile, que l’islam se fait une gloire de rejeter], ne le recevez pas chez vous et abstenez-vous de le saluer. » (2 Jn 1.10) ; « Ne formez pas d’attelage disparate avec des infidèles. Quel rapport en effet entre la justice et l’impiété ? Quelle union entre la lumière et les ténèbres ? » (2 Co 6.14) ?… Aussi nous appartient-il de ne pas transiger avec l’islam. Nos Pères ne se sont pas battus pendant des siècles pour repousser ce malheur qu’est l’islam et pouvoir développer hors d’atteinte de sa mortifère influence l’admirable civilisation chrétienne dont le monde entier profite de nos jours, pour que nous ouvrions aujourd’hui nos portes à l’islam ! Ou alors l’islam aurait-il changé entre temps ? Non, il ne le peut pas, car « les coutumes d’Allah ne changent pas » (Coran 33.62 ; 35.43 ; 48.23).

Je suis pareillement surpris et terriblement gêné pour nos frères chrétiens que, dans votre exhortation apostolique, vous demandiez à ce qu’ils soient « accueillis et respectés dans les pays de tradition islamique », comme s’ils n’étaient justement pas chez eux ! N’est-ce pas infiniment triste de tenir pour un fait acquis la conquête musulmane de ces pays autrefois chrétiens, et de compter pour rien la tradition chrétienne qui y survit aujourd’hui encore sous le joug toujours renaissant et insupportable de la dhimmitude ? Et si les « épisodes de fondamentalisme violent qui nous inquiètent » sont effectivement à déplorer, il ne faut pas chercher longtemps pour en trouver la source : « Faites-leur la guerre jusqu’à ce qu’ils payent le tribut de leurs propres mains et qu’ils soient soumis et humiliés » (Coran 9.29). Aussi, ce n’est pas « l’affection envers les vrais croyants de l’Islam »qui « doit nous porter à éviter d’odieuses généralisations », mais l’amour envers nos ennemis (Mt 5.44).

Quant au fait que les musulmans « professent avoir la foi d’Abraham, adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, futur juge des hommes au dernier jour. » (n°252), il faut bien préciser qu’il ne s’agit pas de la même adoration, aussi vrai que nul ne va au Père que par Jésus (Jn 14.6), et que les musulmans ne prenant pas pour chemin Jésus, leur adoration ne va pas non plus au Père… Nous adorons ce que nous connaissons, eux adorent ce qu’ils ne connaissent pas (Jn 4.22), et c’est pourquoi, acceptant d’adorer celui qu’ils ne connaissent pas, ils adorent celui qui se cache dans les ténèbres, le Père du mensonge (Jn 8.44), le Prince de ce monde, assez orgueilleux et fou pour se présenter à eux comme l’unique et vrai Dieu (Mt 4.8-9).

Si Evangelii Gaudium s’adressait aux musulmans pour leur dire que« Les écrits sacrés de l’Islam gardent une partie des enseignements chrétiens ; Jésus Christ et Marie [y étant] objet de profonde vénération » (n°252), nous pourrions comprendre que vous entendez vous servir d’une apparente similitude entre nos traditions respectives comme d’une base commune possible à un dialogue souhaité. Mais du fait que vous vous adressez à des chrétiens, un tel rapprochement laisse entendre qu’il y aurait effectivement quelque chose de chrétien dans la « révélation » coranique… alors qu’il n’en est, bien évidemment, rien du tout ! Les personnages de « Issa » et de « Maryam » ne s’identifient absolument pas avec ceux de Jésus et de Marie, comme en témoignent les anachronismes et incohérences coraniques, mais servent de miroirs aux alouettes, d’attrape-nigauds, pour légitimer l’islam aux yeux des chrétiens[6], et les conduire ainsi à apostasier leur foi, celle-ci étant pour l’islam le seul péché à jamais impardonnable (Coran 4.48), qui réduit les chrétiens à n’être qu’impureté (Coran 9.28) en sorte qu’en les éliminant l’islam rend gloire à Allah (Coran 9.30).

Vous trouvez « admirable de voir que des jeunes et des anciens, des hommes et des femmes de l’Islam sont capables de consacrer du temps chaque jour à la prière, et de participer fidèlement à leurs rites religieux. En même temps, beaucoup d’entre eux ont la profonde conviction que leur vie, dans sa totalité, vient de Dieu et est pour lui. Ils reconnaissent aussi la nécessité de répondre à Dieu par un engagement éthique et d’agir avec miséricorde envers les plus pauvres. » (n°252), mais, outre que les pauvres dont vous parlez doivent nécessairement être musulmans, ces éléments positifs de piété et de religiosité relèvent du seul désir naturel de bien que Dieu a mis dans le cœur de tout homme et que l’islam exploite pour masquer sa fin essentielle qui est d’éloigner les âmes du salut donné seulement en et par Jésus (Jn 14.6). Si donc les pratiques de l’islam peuvent servir de support à la religiosité humaine, il faut aussi considérer qu’elles enferment l’individu dans une pensée farouchement antichristique, qui le damne (Mc 16.16). Comme l’enseignait saint Paul : « Ne prends pas, ne goûte pas, ne touche pas’, tout cela pour des choses vouées à périr par leur usage même ! Voilà bien des prescriptions et doctrines humaines ! Ces sortes de règles peuvent faire figure de sagesse par leur affectation de religiosité et d’humilité qui ne ménage pas le corps, en fait elles n’ont aucune valeur contre l’insolence de la chair. » (Col 2.21-23).

Très Saint-Père, en acceptant de jouer le rôle de faire valoir (Ga 1.4)[7] que l’islam attend de vous et de tous, pensez-vous vraiment aider les musulmans à prendre conscience qu’ils sont en train de se damner, ou bien pensez-vous qu’il soit indifférent pour leur salut d’être musulman ? En louant l’islam, ne craignez-vous pas de conforter les musulmans à rester musulmans et donc à se damner, mais encore, avez-vous pensé que vous détruisiez ainsi les défenses de ceux qui refusent de perdre leur salut éternel par l’accueil de l’islam (2 Co 6.14-18) et leur mise en esclavage par la charia ? En effet, si l’islam est pacifique, portant de bons fruits, il n’est donc pas un faux-prophète (Mt 7.18), et s’il n’est pas un faux-prophète il est un vrai prophète, et donc ce qu’il dit au sujet du christianisme est vrai : Jésus n’est pas mort et ressuscité, croire à la Trinité est une abomination, et il n’y a de salut que dans l’islam… Peut-on à la fois amasser avec le Christ et louer celui qui dissipe Son héritage (Mt 12.30) ?

« Méfiez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans sont des loups rapaces. » (Mt 7.15). Que peut-il arriver au troupeau dont le berger traite avec le loup comme avec un de ses agneaux ? Il semble qu’en cette affaire il vous revienne de marcher derrière le troupeau, et non pas devant, comme vous en évoquez la possibilité dans cette même exhortation apostolique (n°31), et de laisser les brebis trouver seules leur chemin… tant il est vrai que les vraies brebis du Seigneur ne suivent pas la voix d’un étranger, mais le fuient au contraire (Jn 10.5)…

Au moment de conclure, considérant votre désir d’offrir à l’Église de profondes réformes, permettez à l’humble prêtre que je suis, étudiant depuis plusieurs années l’islam, de vous suggérer de renouveler de fond en comble l’équipe de vos conseillers en matière d’islamologie et de dialogue christiano-musulman.

Très Saint-Père, renouvelant l’engagement de ma fidélité à la Chaire de saint Pierre, dans la foi en son infaillible magistère, laquelle n’est pas engagée en dehors de ce qui concerne la Foi catholique et la vie morale, ayant le désir de voir tous les catholiques ébranlés dans leur foi par votre enseignement au sujet de l’islam, faire de même, je prie Notre Dame des Victoires de vous obtenir la force dont saint Paul a fait preuve face aux faux-frères désireux de réduire les chrétiens en servitude. Il refusa de reconnaître la bonté de leur doctrine « fût-ce un moment, fût-ce par déférence, afin de sauvegarder pour vous la vérité de l’Évangile » (Ga 2.4-5).

Abbé Guy Pagès [8]

Source : Islam et vérité

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Médecine intérimaire

France 17/12/2013 13:38

Jusqu’à 15.000 euros par mois: surpayés, les médecins employés à titre temporaire par les hôpitaux coûtent cher à la collectivité, souligne un rapport parlementaire consacré à ce phénomène qui bénéficie d’une « véritable omerta ».

« L’hôpital public est à la peine pour recruter certaines spécialités, caractérisées par une forte pénibilité », souligne le député PS Olivier Véran, lui-même neurologue, dans ce rapport présenté mardi aux députés.

, médecine d’urgence, radiologie, gynécologie-obstétrique, pédiatrie souffrent plus particulièrement de pénurie chronique.

Face à cette situation, les directeurs d’hôpitaux, confrontés à une « surenchère salariale », sont contraints par une réglementation rigide qui ne leur permet pas d’augmenter la rémunération au-delà d’un certain seuil. Certains y dérogent, d’autres recrutent des médecins sur de courtes durées, au tarif du remplacement. Et renouvellent le contrat mois après mois.

Mais cette pratique coûte cher. Un médecin intérimaire touche en moyenne de 600 à 800 euros nets pour une journée de travail et son collègue titulaire 260 euros, selon le rapport. Cela représente un coût de 1.370 euros TTC à l’hôpital, soit « plus du triple du coût normal d’une journée de travail pour un praticien hospitalier (médecin titulaire) ».

Le surcoût est évalué « de l’ordre de 500 millions d’euros » par an pour l’hôpital public.

La situation est « plus critique » dans les petites structures où certains services « ne se maintiendraient ouverts qu’en recrutant 100% de remplaçants ».

« On n’a pas le choix, il faut faire tourner la boutique ! », explique à l’AFP Nicolas Longeaux, président de la Commission médicale d’établissement de l’hôpital de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) qui a recours à plusieurs intérimaires en radiologie pour épauler le seul titulaire.

La ministre de la Santé Marisol Touraine s’est dite mardi « choquée » par cette situation dans des déclarations au Parisien, plaidant pour une « régulation ».

Ce phénomène « semble avoir pris de l’ampleur mais bénéficie d’une véritable omerta », note le rapport.

Impossible de connaître le nombre de médecins temporaires: « Aucune structure nationale n’a de compétence pour les répertorier », souligne-t-il, avançant le chiffre de 6.000 praticiens.

« Pas de profil type »

Le marché se répartit entre sociétés de recrutement, agences d’intérim et recrutements directs en « gré à gré », « solution la plus couramment utilisée ».

« Les candidats à ce mode d’exercice qui a ses contraintes mais peut s’avérer très lucratif ne manquent pas », relève-t-il encore.

Jeune qui ne cherche pas à se fixer tout de suite (20%), mère de famille (25%) ou senior retraité (25%), « il n’y a pas de profil type ».

Dans 30% des cas, il s’agit d’un professionnel de l’intérim qui cherche à « gagner autant en travaillant moins ou à gagner beaucoup plus », jusqu’à 15.000 euros par mois.

L’argument financier n’a pas motivé le choix d’, un anesthésiste de 52 ans ayant renoncé à son poste dans un CHU pour exercer en intérim. Témoignant auprès de l’AFP, il dit apprécier sa « liberté d’organisation », qui lui permet d’effectuer en parallèle des missions humanitaires.

Certains cumulent leur fonction de titulaire avec des missions courtes ailleurs sur leurs week-end, congés, RTT, voire repos de sécurité, une pratique « totalement illégale ».

Plus grave: « le marché s’est emballé, remettant en cause par endroits la qualité, la continuité, la sécurité des soins », affirme le rapport. Pour autant, « il est difficile de déterminer si la multiplication des missions temporaires s’accompagne d’un sur-risque pour les malades ».

« Ce qui est certain, c’est que le médecin (remplaçant) ignore tout ou presque des procédures propres à chaque établissement ».

Or les contrôles sont rares, selon M. Véran. « Il n’y a pas de remontée du terrain, les ARS (agences régionales de santé) s’impliquent avec parcimonie », a-t-il estimé.

« Nous contrôlons la déontologie des contrats passés par les médecins inscrits à l’Ordre des médecins mais nous n’avons pas de pouvoir sur leur rémunération », explique à l’AFP le docteur François Simon, de l’Ordre des médecins.

Le rapport, qui détaille pour limiter ces pratiques, pourrait faire l’objet d’une proposition de loi, a précisé M. Véran, qui suggère de plafonner les rémunérations.

Le ministre du Travail Michel Sapin a estimé mardi qu’il fallait « inciter davantage les jeunes à être (…) médecins hospitaliers ». Faire appel à des médecins étrangers? S’ils « ont la capacité, la qualification, les qualités pour occuper ces postes, pourquoi pas. Mais ce sont souvent ceux-là qui sont en situation d’intérimaires ».

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Droit du sol

droitdusol

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Quai d’Orsay

Lu sur PRESENT

Les marches du pouvoir ! Entre 2002 et 2004, Antonin Baudry est devenu la « plume », le « nègre », de Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères en poste au Quai d’Orsay. De ces années trépidantes menées à 100 à l’heure, de jour comme de nuit, Antonin Baudry est sorti avec une tension de poulet sentant venir le couperet. En 2010, il met à profit cette expérience dans les arcanes du pouvoir en s’associant avec le dessinateur Christophe Blain pour en tirer une bande dessinée « quasi autobiographique », intitulée : Quai d’Orsay, chroniques diplomatiques.

Sous le pseudonyme d’Abel Lanzac, il décrit ce monde confidentiel à travers le personnage d’Arthur Vlaminck, chargé de communication auprès du bouillonnant ministre des Affaires étrangères, Alexandre Taillard de Worms.

Des bulles à l’écran

Lorsque Bertrand Tavernier reçoit en cadeau cette BD, cette chronique satirique sur les coulisses de l’exercice de l’Etat, il est aussitôt séduit : « J’y voyais un passionnant sujet de film, d’une force comique irrésistible, avec une impression de justesse, de vérité dans les scènes les plus délirantes », explique le réalisateur. Dont acte et « moteur » !

L’histoire : jeune universitaire préparant sa thèse, Arthur Vlaminck (Raphaël Personnaz) est embauché au ministère des Affaires étrangères en qualité de « plume » du ministre Alexandre Taillard de Worms (Thierry Lhermite). En clair, il est au service du « langage », c’est-à-dire qu’il a pour charge d’écrire les discours du ministre.

Un ministre qui porte beau – crinière argentée posée sur un corps d’athlète savamment hâlé. Un homme plein de panache, brassant de l’air, claquant les portes, citant Héraclite à tout bout de champ, agité du Stabilo jaune fluo et « guerroyant » avec l’appui de la sainte trinité des concepts diplomatiques : légitimité, lucidité, efficacité.

Un ministre et une « ruche » (le ministère) toujours en effervescence qu’il découvre, dans un premier temps, avec les yeux horrifiés d’une crevette devant une mayonnaise allégée, voire ceux tout aussi étonnés d’une moule devant un Montebourg en marinière.

Passé l’effet surprise, Arthur, le candide pris dans la spirale, va apprendre à composer avec la susceptibilité et l’entourage du « prince », se faire une place entre Claude (Niels Arestrup), le directeur de cabinet « qui-sait-tout » et temporise les ardeurs du ministre toujours sur les dents, et les conseillers et autres technocrates à l’inertie crasse, qui gravitent dans un Quai d’Orsay où le stress, l’ambition et les coups fourrés ne sont pas rares…

Le ministère en folie ! Farce, satire, caricature de la vie politique, une chose est sûre : Bertrand Tavernier adapte avec mordant le Grand Prix du Festival international de la BD d’Angoulême en 2013.

Respectant au plus près l’esprit de la BD et les situations où l’on voit les conseillers du ministre bosser comme des malades, dans un chaos permanent, et se faire houspiller à longueur de temps, Bertrand Tavernier signe une comédie acide, grinçante, servie par un Thierry Lhermite et un Niels Arestrup époustouflants, ainsi que par un Raphaël Personnaz qui, après avoir été le souffre-douleur d’Au bonheur des ogres, est parfait en souffre-douleur du ministre.

Un seul bémol à cette comédie : sa durée, 1 h 55. D’où un effet répétitif dans l’action finale qui nous fait dire comme le ministre Alexandre Taillard de Worms : il aurait été bon de couper là, tac, tac, tac, et encore là, tchac, tchac, tchac !

PIERRE MALPOUGE

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Qui sème le mépris récolte les huées

Lu sur Présent

Ce matin sur RTL, Eric Zemmour commentait les huées d’hier :

« Il est piquant d’entendre des socialistes se lamenter à la manière des conservateurs scrogneugneu d’autrefois. Tout fout le camp, ma bonne dame, on ne respecte plus rien ! Mais à les entendre prendre leurs grands airs effarouchés de républicains atterrés, de patriotes ulcérés, on a envie de crier : ‘Ah non, pas eux, pas ça !’ Et quand la droite surenchérit dans la complainte, croyant se montrer responsable en venant au secours de la fonction présidentielle, elle montre seulement qu’elle n’a rien appris ni rien compris. Parce que, sérieusement, qui nous a inculqué qu’il fallait rire de tout, surtout des valeurs traditionnelles : la famille, la religion, la patrie. Qui a hurlé ‘Il est interdit d’interdire !’ ? Qui a érigé la culture de la dérision en idéologie officielle d’Hara-Kiri à Canal + ? Qui a déconstruit, depuis 40 ans, le roman national et nous a rabâché que l’histoire de France n’était qu’une construction artificielle pour dissimuler l’accumulation de crimes et des massacres ? Qui n’a cessé de nous présenter la France comme un pays éternellement raciste et xénophobe ? Qui nous a appris que la guerre n’était qu’une boucherie et justement celle de 14-18 plus que toutes les autres ? Que les poilus n’étaient pas des héros mais des victimes dont on avait bourré le crâne de stupides refrains nationalistes ? Qui a fait des mutins qui refusaient de se battre, des héros ? Qui nous a révélé qu’il n’y avait plus inconnu que le soldat inconnu, la femme du soldat inconnu ? Qui nous a seriné que la guerre de 14 n’avait pas été une victoire de la France, chèrement payée, mais une guerre civile européenne ? Qui nous a appris l’irrespect, le mépris, la haine de notre pays, de notre passé, de nous-même ? Qui nous a dit qu’on pouvait niquer la France et appeler au meurtre des flics au nom de la liberté de l’art ? Qui a, depuis des décennies, désacralisé et ridiculisé ? Qui s’est présenté comme un Président normal, un homme comme les autres à traiter comme les autres ? N’est-ce pas Ségolène Royal qui jugeait que la violence des Bretons brisant les portiques de l’écotaxe, était une révolte citoyenne réconfortante ? N’est-ce pas le Président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, qui, au moment de l’expulsion de la famille de Leonarda, estimait que la loi devait s’incliner devant les valeurs de la gauche ? Et Cécile Duflot peut-elle légitimement faire barrage de son corps pour protéger son cher Président insulté par des factieux, elle dont le compagnon explique à longueur de tweet à quel point il méprise la France, vomit le peuple français qui, d’ailleurs, n’existe pas et se flatte de ne jamais assister à des défilés militaires. Défilé du 14 juillet que voulait supprimer la candidate des Verts, lors de la présidentielle. Qui a éduqué et armé les siffleurs si ce n’est ceux-là même qui se drapent aujourd’hui dans leur dignité de patriotes et de républicains. Qui sème le vent récolte la tempête, disaient nos grands-mères, vous savez, celles qui avaient connu la guerre de 14… »

A force d’ignorer les manifestants, il ne faut pas s’étonner d’être sifflé à la moindre sortie. Et celui qui a vraiment insulté les Poilus, c’est certainement celui qui parle de la guerre de 40 à la place de celle de 14, méprisant ainsi l’héroïsme des combattants de 14-18 en ramenant tout conflit à la Résistance, réduisant une guerre pour la défense de la France, à une défense de la démocratie.

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Un Président ? Une monstruosité

Lu sur PRESENT

Hollande, qui aura bien mérité de la patrie, va, je l’espère, faire éclater aux yeux et à l’entendement des Français qu’au-delà de sa propre personne, c’est l’institution de la présidence de la République dont il faut au plus tôt se débarrasser.

Car virer Hollande pour le remplacer par n’importe qui – car n’importe qui serait mieux que lui – pour que ce nouveau venu, chaussant les mêmes bottes de l’impuissance ravageuse, nous conduise avec les meilleures paroles du monde à la même inévitable catastrophe, non, vraiment, ce n’est pas la peine.

A-t-on réfléchi à cette monstruosité d’un « monarque électif et provisoire », comme disent les professeurs de droit constitutionnel, qui fait tout, de la transformation du mariage, institution multimillénaire, au dialogue télévisé avec une gamine de 15 ans, issue des montagnes de l’Europe centrale, entre la guerre au Mali, demain en Centrafrique, peut-être en Syrie, tout en taxant les camions, pour les détaxer ensuite, sans compter l’organisation de la fin de nos vies par la décision des commissions agréées ?

Je crois que les Français de l’an trois mille, s’il y en a, diront, contemplant notre temps, que nous nous étions laissés aller au dernier degré de l’impotence décadente, un état à côté duquel l’Empire romain finissant semblait un modèle d’efficacité.

Il y a un siècle, on débattait volontiers de savoir s’il fallait une république ou une monarchie. Aujourd’hui, la question est simplifiée. Il faut supprimer la présidence de la République… sans la remplacer. J’avais eu dans l’idée, il y a quelque deux ans, d’être candidat pour le dire et le prouver. Mes plus proches, plus sages, m’ont vite convaincu que cette forme de faux suicide électoral et publicitaire ne serait pas comprise. J’ai donc rengainé ma candidature ce qui m’a valu, ainsi qu’à ce journal, quelques lettres vigoureuses qui n’avaient pas, toutes, le tort de le dire.

Mais si l’initiative maladroite a fait long feu, le propos resta vrai. Qu’un autre trouve mieux, je le souhaite de tout mon cœur, mais il faut le faire comprendre et, plus encore, sentir. Cette institution pléthorique, prédatrice, omnivore, diplodocaresque, est une catastrophe mortifère. Déjà les municipales de l’an prochain sont conditionnées par la prochaine échéance présidentielle, comme le seront les élections européennes et régionales, rien n’y échappe et, du coup, la vie politique, au sens exact du mot, disparaît. L’intérêt de la Cité, entendue dans son sens concret de la ville ou du village, où l’on a ses habitudes – car je n’oserai pas employer ce beau mot, si galvaudé aujourd’hui, de citoyen – s’estompe au profit de la comptabilisation des voix en vue de la prochaine qui, à peine atteinte et réalisée, ouvrira celle qui suit.

Qui osera dire que c’est assez ? Que la France ne se joue pas ainsi comme un tiercé et que, d’abord, la France c’est nous ! Pour l’instant, dans le flux des générations, de ceux qui, à chaque moment, naissent ou meurent, nous en sommes responsables. Nous ! C’est-à-dire chacun, là où il est, avec son petit pouvoir, son rayonnement et ses limites, mais en exerçant ses autorités le plus loin possible et avec le maximum d’intensité.

A l’insupportable question qui clôt tout débat sur la situation politique de notre pays :

— Oui, mais qui ? Pourquoi, en bon jésuite, ne pas répondre par une autre question : et pourquoi pas vous ?

— Moi, mais vous n’y pensez pas… j’ai autre chose à faire, et puis je n’y connais rien, et puis je ne suis pas connu, et je n’ai pas d’argent.

Alors, si toutes ces choses sont avérées, et elles le sont, si chacun, vous, moi, nous, qui se préoccupe du sort de son pays, ne peut pas être candidat, il faut en conclure qu’en France, en 2013, nous ne sommes plus nés ni en démocratie, ni en république. Un système, qui n’est pas un régime – dans régime, il y rex, regum, roi – ponctionne notre argent pour en faire de l’argent dit « public », qu’il redistribue à ses affidés. C’est une entreprise de conquête et de conservation des places où l’on peut vivre du travail des autres… un immense réseau de proxénétisme où maquereaux et maquerelles se disputent ou se partagent les morceaux du trottoir, non sans prendre, par intervalles et quand il faut, la pose de gens moraux et respectables, comme seuls, d’ailleurs, ils sont capables de la jouer.

Le pape Benoît XVI, dans son discours au Bundestag, avait enseigné qu’un Etat qui ne respecte pas le droit naturel mais continue d’utiliser les moyens de coercition propres à la puissance publique devient, en réalité, une bande de brigands. Je résume sa pensée, mais sans la caricaturer. A cette mesure-là, la comparaison avec le métier de souteneur est parfaitement valable. Seul le respect scrupuleux de la recherche du bien commun, de l’intérêt général, du droit de chacun, peut justifier les prélèvements obligatoires. Le peuple, en retour de l’impôt, attend la justice. Quand la loi se moque du droit et l’Etat de la justice, il n’y a plus ni loi, ni Etat.

Il faut donc tout recommencer de zéro… ou plutôt, car le zéro en histoire n’existe pas, de ce qui est fondé en droit, de ce qui a le droit d’être, de posséder, de se développer, de grandir et de fructifier. Et donc, commencer par les familles, nos familles, nos biens, nos maisons, nos entreprises, nos jardins, nos champs, nos villages, nos provinces, etc. Et contre tout ce qui nous entrave, nous pille, nous contraint injustement, coiffer sans hésiter le bonnet rouge du Breton ou la cagoule noire de l’insulaire en révolte.

Cela fait une petite lurette que la Révolution permanente a trépassé et personne ne la regrettera. Mais la révolte fondatrice, elle, commence à peine.

La révolte, contrairement à la révolution, n’est pas d’abord un système, ou une idéologie. C’est une manière d’être, une façon de dire non, de ne pas subir, d’oser et de se tenir debout.

Nos librairies étalent la photographie d’Albert Camus qui a cherché à être « l’homme révolté », mais c’était d’abord de la littérature. Je crois que celui qui, de notre temps, a le mieux incarné cet état – on peut le dire maintenant que Dieu l’a rappelé à lui, car avant il n’aurait pas aimé cela – c’est Hélie de Saint Marc.

De la Résistance, la vraie, à la prise du corps d’armée d’Alger, de Buchenwald aux rizières et du 1er REP à la réclusion criminelle, cette vie droite, comme un bel arbre, a porté des fruits de famille, d’exemple et de foi.

Hélie de Saint Marc a plus fait pour la France qui vient que tous les présidents de la République qui se sont succédé depuis sa naissance jusqu’à celui qui ne sut même pas honorer sa mort.

Sarkozy, peut-être, survivra, de l’avoir fait Grand-croix de la Légion d’Honneur, et De Gaulle de lui avoir valu la prison.

Et donc l’ancien que je suis dit à ceux qui sont déjà la France de demain : « Soyez des Hélie de Saint Marc ! Soyez des êtres de révolte et de fondation. Laissez les candidats enterrer les présidents comme on laisse les morts enterrer les morts et bâtissez, là où vous êtes, avec ceux que vous aimez et qui vous suivent, le royaume de demain. »

JACQUES TREMOLET DE VILLERS

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La DGSE a le « droit » d’espionner ton Wi-Fi, ton GSM et ton GPS aussi –

L’article du Monde

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Nous sommes à la fin d’un cycle politique : le pouvoir a perdu l’initiative

Lu sur Le Salon Beige

Une rencontre franco-américaine a eu lieu jeudi 31 octobre 2013, à Washington, DC. Il y fut question de la reconstruction nécessaire du bien commun sur les deux rives de l’Atlantique. Henri Hude y a prononcé un discours dont voici des extraits traduits en français :

« 1° La situation en France est tout à fait exceptionnelle. Ce qui s’y passe n’est pas de l’« actualité brûlante » (breaking news), c’est tout simplement l’Histoire, avec un grand H.

Nous sommes à l’extrême fin d’un cycle politique. Le pouvoir a perdu l’initiative. Il ne la retrouvera pas. La marée a tourné.

3° La question est de savoir comment ce qui est né peut grandir et vaincre. Car, sans le moindre doute, la victoire de ce qui émerge est possible, elle est même probable. (…)

[…] Cette évolution nihiliste et dictatoriale de la liberté sans le bien a produit une expérience collective très négative, d’où a émergé une nouvelle conception, que de plus en plus de gens s’approprient, et autour de laquelle est en train de s’organiser un troisième moment dialectique de notre civilisation. Il s’agit d’un nouveau mariage entre la liberté et le bien, ou entre le bien et la liberté. C’est le nouveau sens de l’Histoire, et ce l’est pour longtemps. Les progressistes d’hier muteront, ou ne seront plus que des conservateurs égoïstes et réactionnaires. Les conservateurs d’hier muteront, ou assisteront en grognant à une victoire de la vie qui ne prendra pas la forme des restaurations qu’ils auraient préférées.

Progressivement, tous les aspects de la vie et des institutions seront mis en cohérence avec cette nouvelle idée du bien, qui est objectivement plus complète, plus rationnelle et plus parfaite.

Ce nouveau mariage entre le bien et la liberté, c’est désormais durablement l’esprit du temps. Là réside la raison profonde de ce qui est en train de se produire dans tous les domaines.Cela est la Raison dans l’Histoire (car la raison se définit par son rapport à l’idée du bien). […] Cela est enfin, radicalement, le ferment du christianisme, enfoui profond dans l’âme de notre peuple, un grand peuple libre, et révélant de nouveau son potentiel antiesclavagiste. […]

Culturellement, les Grandes Lumières sont finies. Leur motto était : « Ose penser. » Le précepte des Dernières Lumières est au contraire : « Ne t’avise plus de penser. » Sois politiquement correct. Tais-toi ou tu seras lynché médiatiquement. Rentre dans le rang, ou ce sera la correctionnelle. C’est un complet retournement dialectique. Il nous faut en France une nouvelle naissance dans la liberté. […]

Politiquement, le système est bloqué. L’oligarchie, qui contrôle 75% des décisions concernant l’économie, s’est assurée une telle influence sur les médias, une telle emprise sur les institutions et la vie politiques que, quel que soit le résultat des élections, et quelle que soit la volonté du peuple, c’est toujours la même politique inique et obsolète, détruisant la famille, les emplois et les entreprises, qui va sortir de la machinerie étatique et parlementaire, dans l’intérêt exclusif de l’oligarchie et de ceux dont elle se fait de plus en plus la fantoche.

Alors même que l’oligarchie dérive vers la dictature et consomme la trahison de la France, celle de tous ses idéaux historiques, le Peuple a compris qu’on voulait le faire mourir. Il a refusé la mort. Le dos au précipice, il n’a plus peur de rien et désormais il se dresse dans ce qui est pour lui la lutte pour la vie et pour la dignité. C’est une nouvelle naissance dans la liberté.

De cette renaissance, nous avons eu deux grands signes cette année.

Le premier, ce furent les plus grandes manifestations de l’Histoire de France pour la défense de la famille, de l’homme et de la femme, et de l’enfant. […] Le second signe, c’est en ce moment même la révolution qui a éclaté en Bretagne, et qui n’est pas prête de s’arrêter. […]

Parce que l’oligarchie ne règne qu’en divisant et mystifiant, son pouvoir est condamné, parce qu’elle ne peut plus ni mystifier, ni diviser. Son pouvoir est condamné par la réunion des membres du corps social, devenus solidaires, dans les territoires, au moment même où ils se libèrent des illusions. […] Face à cette marée montante, l’oligarchie est privée de toute vision nationale, européenne ou globale, sauf de s’accrocher au pouvoir et de continuer sa prédation en radicalisant ses dogmes, en supprimant les libertés des Français, en leur volant leur travail et leur propriété, et en essayant de les affaiblir mentalement par la corruption des mœurs et la confusion des idées.

Ce travail de destruction peut obtenir des succès, mais comme nous sommes en fin de cycle, la défaite de l’oligarchie est de loin le scénario plus probable. Comme me disait il y a quelques jours un jeune professionnel, les oligarques sont encore en position de négocier honorablement leur départ. S’ils choisissent de s’accrocher et de tyranniser, ils finiront très mal. […]

Chacun doit accepter de se poser des questions qui, peut-être, risquent de le ou de la remettre en cause. Car, on ne parviendra pas à changer les choses sans mettre par terre la culture de l’individualisme nihiliste.

Voici quelques-unes de ces questions. J’en ai listé une douzaine. On pourrait sans doute en ajouter d’autres. […] »

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« Pleure comme une femme ce royaume que tu n’as pas su défendre comme un homme ! »

Lu sur Le Salon Beige

Cette invective d’une mère à son fils maure obligé de quitter l’Espagne perdue pourrait bien se retourner contre les fils d’Europe :

« « Le temps des mille ans s’achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée » (XXe chant de l’Apocalypse) 

Printemps 1491. Après sept siècles de luttes contre l’occupant Musulman, la « Reconquista » sous la conduite des rois catholiques,Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon, est sur le point d’aboutir. Le 26 avril commence le siège final de Grenade, seule province espagnole encore aux mains des Maures commandés par le Sultan Boabdil. Les réserves de nourriture s’épuisant et le moral de ses hommes étant au plus bas, Boadbil, comprenant que la fin était proche, négocia, dans le souci de conserver sa vie, celle de sa famille et de sa cour, les 1 et 2 janvier 1492 sa reddition qui prévoyait un départ en exil vers l’Afrique du Nord.

Le 2 janvier au matin, les Espagnols avec à leur tête les Rois catholiques, entraient sans combattre dans Grenade. Aussitôt, la bannière de Castille et la Croix chrétienne furent hissées sur la forteresse de l’Alhambra, bijou architectural maure.

Dans le même temps, arrivé avec sa troupe sur les hauteurs d’un col surplombant Grenade d’où l’Alhambra se dessinait majestueusement, Boadbil, dans un instant de dépressive mélancolie se mit à pleurer. Le surprenant en larmes, sa mère Aïcha El Horra, s’exclama sur un ton de reproches : « Llora como una mujer, lo que como un hombre no supiste defender ! ». (Pleure comme une femme ce que tu n’as pas su défendre comme un homme). Depuis lors, on appelle ce col « El Suspiro del Moro », « Le Soupir du Maure ». Ce moment historique est particulièrement bien relaté parChateaubriand dans sa nouvelle « Les aventures du dernier Abencerage».

Pourquoi cette anecdote historique ? Parce qu’elle préfigure parfaitement ce qui pourrait advenir de semblable, demain, des Nations européennes (particulièrement la France) si elles persistaient dans leur entreprise d’asservissement et d’autodestruction. Souvenons-nous à cet effet de cette prédiction que Larbi ben M’Hidi, redoutable terroriste du FLN, avait lancée à la face des parachutistes français venus l’arrêter en 1957 lors de la « bataille d’Alger » : « Vous voulez la France de Dunkerque à Tamanrasset, je vous prédis, moi, que vous aurez l’Algérie de Tamanrasset à Dunkerque ».

Aujourd’hui, l’histoire se répète, sauf que cette fois c’est le monde occidental qui est en passe d’être confronté à une défaite dans le déshonneur total, comme celle que l’on doit à la trahison de gouvernants veules, de chefs de partis aveuglés par de maigres illusions qui s’entredéchirent pour une meilleure place à la mangeoire, de dirigeants qui exfiltrent des centaines de milliers d’euros vers leur compte de « là-bas » en prévision du grand séisme qu’ils vont eux-mêmes provoquer, d’une pseudo élite qui s’aplatit devant des rustres pour de piètres privilèges avec, en prime, la corruption politique, le mépris du gouvernement pour le peuple, l’arrogance des oligarques… tous vivant dans une impudique sérénité se riant du blâme lancé, jadis, par Châteaubriant : « Honneur aux pays qui se lèvent et honte aux pays qui se couchent ! »

Comme, hier en Algérie, la tactique dite du « salami » est, aujourd’hui, utilisée (notamment en France) et il se trouve toujours des responsables politiques de tous bords, des usuriers à l’affut du gain ou simplement des opportunistes du « show biz » pour faire digérer chaque tranche à une opinion publique assoupie depuis des lustres. «  Ce peuple que tu as trahi, il oubliera jusqu’à ton nom » écrivait le poète Arnulf Overland… sauf que, ces gens là seront, à leur tour, défenestrés et l’Histoire traînera leurs noms dans la fange. Mais ce sera une piètre consolation pour un peuple enchaîné. Jamais la prophétie de Lénine n’a été aussi véridique et sur le point de se réaliser : « L’Occident nous vendra la corde pour le pendre ».

Le plus triste cependant, c’est de voir ce peuple indifférent à son propre sort, qui regarde mourir sa nation. « L’Europe s’aperçoit en frémissant que par sa sombre indifférence une puissance destructrice a fait irruption chez elle, puissance qui paralysera ses forces pendant des siècles » vitupérait Stephan Zweig.

Et dans ce terrifiant augure, très peu discernent l’imminence de l’inéluctable naufrage. La majorité silencieuse se contente de vivoter, de courir après de pathétiques leurres, lorsqu’elle ne s’enferme pas dans de ridicules tours d’ivoire qui s’écrouleront au premier coup de massue. Et Jean Raspail de dénoncer ce comportement en ces termes : « Ce que je ne parviens pas à comprendre et qui me plonge dans  un abîme de perplexité navrée, c’est pourquoi et comment tant de Français avertis et tant d’hommes politiques français concourent sciemment, méthodiquement, je n’ose dire cyniquement, à l’immolation d’une certaine France sur l’autel de l’humanisme utopique exacerbé ». 

Et c’est ainsi que nous regardons, impuissants, notre monde s’effriter par pans entiers jusqu’au jour où, poussés sans combattre vers l’exil mais ne sachant où aller, nous connaîtrons à notre tour la dépressive nostalgie de Boadbil et laisserons nos larmes couler sur ce qui fut, jadis, notre raison de vivre. Alors, la juste sentence d’Aïcha, s’appliquera dans son implacable rigueur : « Pleure comme une femme ce royaume que tu n’as pas su défendre comme un homme ! »

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Lone Ranger

Lu sur VA

★★ Lone Ranger

Drolatique. Gore Verbinski raconte la naissance de ce vengeur masqué, icône de la culture populaire américaine, en une comédie d’action trépidante.

Quelque part dans l’Ouest, l’attaque à main armée d’un train va réunir deux passagers qui n’auraient jamais dû se rencontrer : un vieil Indien mutique et mystique, Tonto (Johnny Depp, ci-dessus à gauche), et un juriste un rien idéaliste, John Reid (Armie Hammer, à droite). Pour empêcher des criminels de mettre la main sur une mine d’argent en déclenchant une guerre indienne au passage, John, assisté par Tonto, va se muer en justicier masqué, le Lone Ranger.

Peu connu de ce côté-ci de l’Atlantique, le Lone Ranger est un personnage culte de la culture populaire américaine, apparu à la radio en 1933, avant de devenir le héros d’une série télévisée. Le tandem Gore Verbinski-Johnny Depp, après la série Pirates des Caraïbes, s’en empare et, du coup, c’est le personnage de Tonto, qui fournit à Johnny Depp une autre de ces compositions excentriques qu’il affectionne, qui prend le dessus sur le personnage du justicier, guère avantagé par l’interprétation du toujours fadasse Armie Hammer. Pirates des Caraïbes ayant fini par épuiser tout le monde, on s’attendait à une semblable accumulation fatigante de vaines péripéties. Mais ce western atypique fonctionne plutôt bien, mêlant des cavalcades bien menées et un bel humour à froid. Un film très divertissant, sans risque de méningite.

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