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« Ouvre ta maison ou ferme ta gueule »

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Les français ont librement choisi d’accepter le terrorisme : je respecte leur choix

Ce qui vient de se passer à Paris vu par un journaliste étranger Après les attentats de CHARLIE HEBDO et de l’épicerie cacher, le Premier Ministre Manuel VALS a déclaré à des étudiants, le 23 janvier 2015 : « Les jeunes Français doivent s’habituer à vivre durablement avec la menace d’attentats. » Les Français ont décidé d’accepter. Ils ne sont pas descendus dans la rue manifester leur refus. Ils n’ont pas demandé à leur gouvernement qu’il assume ses fonctions régaliennes et les mette à l’abri du danger des attentats. Je respecte leur décision.

Je suis journaliste étranger, je ne vais pas faire comme mes confrères français.
Imaginez si j’accusais les victimes des attentats de Paris d’être responsables de leur mort. Pourtant eux affirment que les victimes israéliennes des coups de couteau ont mérité leur sort.

Imaginez si je disais que les actes des 8 djihadistes de Paris sont compréhensibles parce qu’ils sont désespérés. Pourtant mes confrères Français ne cessent de justifier les coups de couteau des terroristes Palestiniens, désespérés de ne pas être entendus.
Imaginez que je trouve scandaleux que la France ait fermé ses frontières pour empêcher les terroristes de commettre d’autres attentats. Mes confrères ont critiqué Israël lorsqu’elle a fermé la sienne en construisant une barrière pour empêcher les terroristes de commettre d’autres attentats comme celui du Bataclan (en Israël, le même attentat s’est produit à la discothèque Dolphinarium de Tel Aviv). Depuis, les médias, les hommes politiques et de nombreux Français ne cessent de réclamer le démantèlement de cette barrière.
Je respecte les Français : ils ont choisi librement et démocratiquement un Président qui à son tour a choisi une Ministre de la Justice, ChristianeTAUBIRA, qui laisse les djihadistes en liberté. Je respecte ce choix.

Les Français ont choisi le pacifisme et le laxisme vis à vis des islamistes. Ils ont choisi la réinsertion des djihadistes qui rentrent du combat en Syrie. Ils ont choisi de ne pas nommer l’ennemi mais au contraire d’insulter ceux qui dénoncent l’Islam. Je respecte leur choix.
Ils ont décidé de laisser en liberté les Musulmans radicaux fichés S pour ne pas les stigmatiser, tout en sachant que cela leur faisait courir un plus grand risque d’attentats terroristes. Je respecte cette décision.

Ils ont interdit aux citoyens de porter des armes (l’inverse aurait évité les 89 morts du Bataclan car des citoyens armés auraient éliminé les djihadistes), et ils ont décidé de laisser leurs armes aux dealers de drogue des banlieues, mi dealers mi islamistes, et de ne pas désarmer les salafistes pour ne pas paraître islamophobes. Je respecte ce choix politique.
Les 129 morts et les 350 blessés de vendredi sont le prix à payer lorsqu’on fait ces choix, qu’on prend ces décisions, qu’on décide d’avoir cette tolérance vis à vis des djihadistes Français, des salafistes Français, des Frères Musulmans Français, et de l’Islam de France.

J’ai le plus grand respect pour le courage du Premier Ministre : il a préféré exposer ses concitoyens au danger terroriste pour ne pas malmener sa population Musulmane, pour ne pas pourchasser sans merci les radicaux, et il a eu le courage de le dire aux Français. Qui ont eu le courage de l’accepter. Et les médias, qui ont eu le courage d’applaudir son grand humanisme vis à vis des minorités défavorisées.

Le gouvernement Français a été démocratiquement élu, les Français vivent en démocratie, ils ont la liberté de s’exprimer, de choisir, de manifester leur mécontentement ou leur désaccord, et les Français savent mieux que personne descendre dans la rue lorsqu’ils ne sont pas d’accord.
Les Français ne sont pas descendus dans la rue pour dénoncer l’Islam, l’Islamisation, la dégradation de la sécurité, le changement de société, d’identité de la France, parce qu’ils sont tolérants, humanistes, accueillants.
Ils ne sont pas descendus dans la rue pour refuser l’invasion des migrants et des réfugiés, infiltrés par des combattants de l’Etat Islamique (pardon, ils étaient 700 personnes à l’appel de Riposte Laïque).

Les médias eux-mêmes, qui disent respecter les plus hautes règles de l’éthique du journalisme, n’ont jamais protesté, jamais exprimé la moindre réserve sur les décisions du gouvernement Français et des Français en matière d’immigration, d’accueil des réfugiés, de tolérance pour accommoder les demandes des Musulmans, sauf pour exiger plus de tolérance, plus d’accueil, plus d’accommodement, et accuser de racisme et d’islamophobie ceux qui refusent ce changement identitaire et culturel de population.

Ce qui arrive est la conséquence de tout ce qui précède. Ce qui arrive est le prix à payer de cette politique, et les Français ont librement déclaré choisir cette politique.
Ils ont choisi le risque des attentats, qui seront de plus en plus nombreux, pour ne pas faire d’amalgame, ne pas cibler une communauté plus qu’une autre. Je respecte leur choix.
Ils ont eu les attentats, plusieurs fois cette année. Les déclarations du Président, de la classe politique, des médias, montrent que la France a décidé malgré ces attentats de ne pas nommer et encore moins lutter contre les racines de cette violence : le Coran qui appelle à tuer les infidèles. C’est faire preuve d’un grand courage, et d’un grand sens du sacrifice pour ne pas froisser l’Islam.

Ils ont choisi l’apaisement. Ils ont certes choisi de trouver les coupables, mais les peines seront relativement courtes, trop courtes pour les empêcher de recommencer, on l’a vu avec les coupables des attentats de janvier dernier : ils étaient tous radicaux, tous récidivistes, tous menaçants, tous en liberté. Il est unique et admirable qu’un pays préfère se sacrifier que de laisser en prison les terroristes.
Ils ont décidé de laisser les autres radicaux, ces Musulmans fichés S, libres d’aller et venir, de s’armer pourquoi pas, de préparer d’autres attentats, et il y aura d’autres attentats.
Qui suis-je pour critiquer les choix des Français ?

Se sacrifier ainsi pour rester une terre d’accueil, quels que soient les dangers, montre un sens du renoncement exemplaire.
Je respecte le choix de vie des Français. Je respecte leur décision de renoncer à leur civilisation, à leurs racines, à leur identité, à leur culture, et de s’adapter à celles d’autres civilisations.

Je respecte leur décision de « s’habituer à vivre durablement avec la menace d’attentats ». Ils la vivent.
Hier, les citoyens Israéliens ont manifesté en soutien des Français. Des milliers se sont réunis place Rabin et ont chanté la Marseillaise. Aucun média Français n’a retransmis cette émouvante marque de solidarité. Vous me direz,ils n’ont pas non plus montré les Arabes Palestiniens qui ont fait la fête en apprenant le carnage.
Jean-Pierre GRUMBERG »

islam-et-verite.com est de retour sur la toile

Suite à l’attaque informatique ayant totalement mis hors d’usage le site islam-et-verite.com, ainsi qu’au refus de l’hébergeur de continuer à offrir sa prestation, un nouvel hébergeur, plus courageux, mais aussi plus onéreux, a été trouvé.
Référence trouvée sur le salon beige

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Éric Zemmour : « Comment en est-on arrivé là ?

Éric Zemmour : « Comment en est-on arrivé là ?
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Par Eric Zemmour            

On veut croire que les attentats du vendredi 13 novembre ont dessillé les yeux. Reste pourtant une question lancinante : pourquoi ceux qui mettaient en garde depuis des années n’ont-ils pas été écoutés ? Selon Eric Zemmour, pour Le Figaro, c’est parce que les élites françaises n’aiment pas leur pays. Il dresse ici le constat implacable d’un siècle de désamour et de trahisons des clercs. Désamour et trahison dont Maurras avait traité pour son temps dans Quand les Français ne s’aimaient pas (1916). Xénophilie et francophobie ont de nos jours un visage nouveau, des objets différents : islamophilie, multiculturalisme, sansfrontiérisme, etc. Les conséquences sont, elles, inchangées : un dramatique affaiblissement de la France, que nous payons aujourd’hui d’un prix extraordinairement fort. Lafautearousseau

 

Zemmour-2En 1813, paraît à Londres un livre publié en langue française, intitulé sobrement : De l’Allemagne. Son auteur est la fille du célèbre banquier Necker ; elle vit en Suisse depuis que l’Empereur l’a chassée de France pour son opposition systématique à sa politique et ses liens avec les cercles des pays ennemis. L’exil n’est guère cruel mais Germaine de Staël, qui s’ennuie de Paris, a reconstitué dans la maison familiale de Coppée une petite cour où elle tyrannise ses amants et amis. Le livre était prêt dès 1810, mais les épreuves ont été détruites par les agents de l’Empereur. Napoléon avait raison ; mais il ne savait pas à quel point. De l’Allemagne est un éloge exalté des Allemands, peuple de poètes, de musiciens, de philosophes ; l’Allemagne est cette nation sans État ni armée, cette nation bucolique et pacifique. Le contraste – voulu – avec la France napoléonienne est parfait : la France est ce peuple de guerriers toujours vainqueurs, conquérants violents et impitoyables, qui occupent et persécutent injustement l’Europe. L’Allemagne est femme, la France est homme. Le romantisme est né. Il sera germanophile. Les cartes sont distribuées pour plus d’un siècle. Toute la gauche intellectuelle française, de Michelet à Victor Hugo, continuera tout au long du XIXe siècle, de contempler l’Allemagne avec les yeux énamourés de Chimène. Ou plutôt de Germaine.

Comme un coup de tonnerre dans ce ciel azuré

Rien ne parviendra à les dessiller. Ni la défaite de Napoléon en 1813 à Leipzig. Ni l’occupation de Paris par les troupes de l’enragé Blücher. Ni l’arrivée de la Prusse sur la rive gauche du Rhin. Ni les échecs des révolutions libérales en Allemagne. Ni la poigne de fer de Bismarck à Berlin. Ni la victoire de la Prusse sur l’Autriche à Sadowa en 1866. Lorsque, légitimement inquiet, Napoléon III voudra renforcer son armée, les députés républicains l’en empêcheront. Pour la gauche, rien de mal ni de dangereux ne peut venir du Rhin. La défaite de 1870 sonnera comme un coup de tonnerre dans ce ciel azuré. On dit que Michelet, enfin désillusionné, en mourut de chagrin. On prétend que la IIIe République fut désormais assoiffée de revanche.

De revanche, oui, mais pas contre l’Allemagne, dont les dirigeants républicains se voulaient les loyaux et craintifs seconds. « Inutile de parler à Paris, tout se décide à Berlin », écrivait l’ambassadeur d’Angleterre en France à son premier ministre. La revanche, oui, mais contre l’Église. Dès que la gauche eut les coudées franches, à partir de 1879, elle ne cessa de persécuter les catholiques, de les chasser de la magistrature, de la haute fonction publique, de l’armée, d’envoyer les soldats pour expulser moines et religieuses. Jusqu’à la politique du petit père Combes et la loi de séparation de l’Église et de l’État. Ce n’est pas un hasard ni une lubie. Depuis la défaite de 1815, la gauche française est convaincue que la France a d’abord eu le grand tort de rester catholique quand ses grandes rivales, Angleterre et Prusse, sont devenues protestantes. Pour les élites républicaines, franc-maçonnes, la République doit protestantiser et décatholiciser la France. De gré ou de force. L’Allemagne est donc ce vainqueur qu’on craint mais qu’on admire avant tout. Le désir mimétique cher à René Girard a été renversé. Les Allemands, qui admiraient Napoléon en le haïssant, sont devenus à leur tour l’objet de l’admiration ambiguë des élites françaises. Jusqu’au début de la guerre de 1914, de nombreuses personnalités de gauche estimeront que l’Allemagne de Goethe, de Beethoven, de Bach, de Kant, ne pouvait agresser la République française. Jusqu’à sa mort, Jaurès restera convaincu que les ouvriers allemands feront passer la solidarité internationaliste avant leur patriotisme.

Belle lucidité!

Pendant la guerre, la propagande anti-Boches se déchaînera. Mais, une fois signé le traité de Versailles, tout recommencera. L’Allemagne sera la victime de la vindicte de Clemenceau et de la cruauté de Poincaré. La gauche française dénonce l’occupation de la Ruhr par les troupes françaises alors même que l’Allemagne refuse de tenir ses engagements du traité de Versailles. Dès qu’elle arrive au pouvoir, en 1924, le cartel des gauches engage une politique de réconciliation d’une naïveté confondante. On célèbre « l’esprit de Locarno ». Aristide Briand déclare « la guerre à la guerre » sous les acclamations. Il embrasse le chancelier allemand Stresemann, qui ne songe qu’à « finasser » avec son vainqueur, avant de pouvoir prendre sa revanche. Ceux qui, à l’Action française, Maurras et Bainville, refusent de partager ces illusions, sont insultés, brocardés, ostracisés, accusés de germanophobie et de fauteurs de guerre. Même après l’arrivée d’Hitler, la gauche et les intellectuels pacifistes approuvent les revendications d’une Allemagne « blessée ». Lorsqu’Hitler envoie l’armée en Rhénanie alors que cette zone avait été démilitarisée pour protéger la frontière française, Le Canard enchaîné titre, gouailleur : « L’Allemagne envahit l’Allemagne.» L’armée française restera l’arme au pied alors qu’elle pouvait – pour peu de temps encore – écraser sa rivale. Comme nous l’a bien montré l’historien franco-israélien Simon Epstein, cette histoire du pacifisme français – qui est aussi et d’abord une histoire de la germanophilie des élites progressistes et de la gauche françaises – s’achèvera, pour la plupart d’entre eux, dans la collaboration.

Comme d’habitude, l’amour immodéré de l’Autre conduit à la haine du Français

Mais les leçons de l’Histoire ne servent à rien. Les empires français finissent toujours mal. La chute de Napoléon avait accouché de cette passion folle pour l’Allemagne. La désintégration de notre empire colonial lèvera au sein de la gauche et des intellectuels une armée de décolonisateurs qui prendront fait et cause pour les « peuples opprimés ». Les colonisés, le tiers monde, les Africains, les Arabes, les déshérités, les exploités, peu importe leur nom, ils sont désormais les héros de notre intelligentsia parisienne qui en fera le nouveau peuple-christ chargé de la rédemption de nos vieilles nations européennes. Comme d’habitude, l’amour immodéré de l’Autre conduit à la haine du Français. Il suffit de songer à la célèbre préface de Jean-Paul Sartre à un texte du militant de l’indépendance de l’Algérie Frantz Fanon, dans lequel le pape de l’existentialisme exhorte à tuer les colons français. De nombreux Français, socialistes, communistes ou catholiques, porteront les valises du FLN qui assassinera, dans les rues d’Alger, pieds-noirs ou harkis.

Le général de Gaulle crut arrêter cette véritable guerre civile en donnant l’indépendance à l’Algérie. Il ne fit que retarder la question de quelques décennies. La cupidité patronale, toujours avide de main-d’œuvre bon marché, contraignit le pouvoir gaullo-pompidolien à accueillir de nombreux travailleurs du Maghreb. La généralisation du regroupement familial, en 1974, fit traverser la Méditerranée aux femmes et aux enfants de ces travailleurs qu’on se refusait à renvoyer chez eux, même lorsqu’ils étaient devenus chômeurs, alors même qu’on n’avait pas hésité à renvoyer les Italiens, Espagnols ou Polonais lors des crises économiques du passé.

Lorsque les premiers heurts violents apparurent entre familles françaises et étrangères, lorsque les protestations de la population française contre la violence des « jeunes » issus de l’immigration se firent entendre, lorsque le secrétaire général du Parti communiste, Georges Marchais, exigea l’arrêt de toute immigration, les élites progressistes, unanimes, s’insurgèrent contre cette xénophobie. « L’antiracisme » naquit dans les années 1980, qui pourchasserait politiquement et judiciairement toute opposition à ce mouvement massif d’immigration et imposerait une vision multiculturaliste de l’intégration des populations étrangères, qui mettrait à bas les anciens principes de l’assimilation qui avaient pourtant permis l’intégration des générations précédentes d’Italiens, d’Espagnols, de Polonais, etc.

Mais, comme le disait le président Mitterrand, « les étrangers sont chez eux, chez nous ». Et les Français devaient tirer profit des richesses qu’ils nous apportaient. L’antiracisme instrumentalisa sans vergogne le souvenir de l’extermination des Juifs pour culpabiliser les populations françaises éternellement associées à ce crime de masse. Le musulman d’aujourd’hui devenait ainsi, dans la logorrhée antiraciste, le Juif des années 30 sans aucun souci d’exactitude historique. L’important était d’intimider les Français et de protéger ces populations immigrées.

Ce n’était plus le protestantisme qui était en odeur de sainteté mais l’islam, « religion de paix et d’amour », dont on célébrait sans se lasser les lumières et la gloire de Cordoue la tolérante, en oubliant soigneusement que l’Espagne fut alors une terre envahie et occupée pendant sept siècles et que les catholiques et les juifs étaient régis par le statut inférieur de dhimmi. Mais c’est toujours le catholicisme qui est rejeté et ostracisé ; la gauche n’a plus besoin de le persécuter, les nouveaux maîtres de l’Église de France, pris par une sorte de syndrome de Stockholm, battant sans cesse leur coulpe, multipliant les gestes d’allégeance à l’égard d’une gauche qui les méprise, faisant voter pour elle en Bretagne et instaurant un dialogue unilatéral avec l’islam, alors même qu’Allah n’a de cesse de maudire les « associateurs » (autre nom des chrétiens dans le Coran). Mais lorsqu’une nouvelle génération de catholiques se rebelle contre le « progrès », le pouvoir socialiste se cabre. Les jeunes « veilleurs » contre « le mariage pour tous », seront traités avec une rare brutalité, les meneurs arrêtés, menottés, écroués comme de dangereux criminels. Et ce sont les crèches de Noël que les laïcards et les maires « républicains » pourchassent au nom de la sainte « laïcité ».

On ne ferma jamais les frontières. On naturalisa en masse sans se soucier du « degré d’assimilation » des étrangers. Des quartiers entiers de banlieue connurent « le grand remplacement » des populations. Peu à peu, l’islam des caves et des « darons » devint un islam rigoriste et littéraliste des jeunes qui arboraient les tuniques blanches du prophète et voilaient leurs femmes et leurs sœurs à la mode talibane, pour mieux se différencier de ces « porcs de Gaulois ».

Les populations des Français de souche et des descendants de l’immigration européenne – et même certains immigrés maghrébins en voie d’intégration – fuirent ces terres défrancisées et islamisées dont le caïd trafiquant de drogue et l’imam étaient les nouveaux maîtres.

Mais nos élites progressistes continuèrent de communier dans les délices de la « diversité ». Les élites médiatiques, intellectuelles, mais aussi administratives, se liguèrent pour imposer coûte que coûte à une population française rétive le nouvel ordre multiculturaliste. « La France n’est pas un musée » nous dirent-elles en chœur. Il fallait inventer une « nouvelle France sans nostalgie », nous ordonna le président Hollande.

En France, depuis la Révolution, la gauche pense et la droite gère

En France, depuis la Révolution, la gauche pense et la droite gère. La gauche commande et la droite obéit. Jacques Chirac avait inventé des « racines musulmanes » à la France et refusé que l’Europe reconnaisse officiellement ses racines chrétiennes. Nicolas Sarkozy avait tout fait pour introduire le mot diversité dans la Constitution, et, devant la résistance de certains comme Simone Veil, avait résolument engagé une politique de « discrimination positive » dans les grandes écoles ou la fonction publique.

Lorsque le gang des barbares tortura Ilan Halimi parce qu’il était juif, on dit: « Ça n’a rien à voir avec l’islam.» Lorsque Merah, Nemmouche et Coulibaly tuèrent des juifs pour venger leurs frères palestiniens, on dit : « Ça n’a rien à voir avec l’islam.» Lorsque les frères Kouachi exécutèrent les dessinateurs de Charlie Hebdocoupables d’avoir caricaturé le prophète Mahomet, on dit : « Ça n’a rien à voir avec l’islam.» Lorsque des hommes massacrèrent au Bataclan, aux cris d’«Allah akbar!», on dit : « Ça n’a rien à voir avec l’islam.» Des trésors d’ingéniosité sémantique furent déployés pour expliquer que ce n’était pas l’islam mais « l’islamisme radical » qui était coupable ; et, tout compte fait, que la radicalisation précédait l’islamisation. Exit l’islam à l’issue de cette magnifique partie de bonneteau conceptuel. Absous, épargné, protégé. Sanctifié.

Au nom de la paix, il ne fallait pas désigner l’ennemi. Dire Daech au lieu d’État islamique. Dire terroristes au lieu d’islamistes. On avait l’impression que, pour nos élites politiques, médiatiques, journalistiques, l’essentiel était de sauver l’islam de France plutôt que de sauver la population française des coups mortels qu’on lui portait. L’essentiel était de sauvegarder une certaine idée de la « diversité » plutôt que de sauvegarder une certaine idée de la France. La xénophilie des élites françaises avait viré depuis longtemps à la francophobie. L’Histoire était un éternel recommencement. 

Eric Zemmour            

Extr. de « La faute à Rousseau » de ce jour

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Mairie de Paris & Islam

Bail emphytéotique annulé
Quelle discrétion dans les media sur ce jugement lu en séance publique le 26 octobre 2015
Un parisien a fait annuler le bail emphytéotique que la Mairie de Paris avait accordé pour la construction de l’Institut des Cultures d’Islam, qui a déjà couté 14 millions d’euros aux
contribuables parisiens.

Bail de la Mosquee annule
© Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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Mi-homme mi-cochon

Lettre de Santé Nature Innovation

Chère lectrice, cher lecteur,

La revue scientifique « Nature » publie dans son dernier numéro (12 novembre 2015) un stupéfiant article sur l’implantation d’organes de cochon chez l’être humain.

Ce n’était pas possible avant parce que le système immunitaire du cochon est différent de celui de l’homme. Les tentatives de transplantation entraînaient des « rejets de greffe » bien prévisibles.

Mais les généticiens sont parvenus à changer le système immunitaire des cochons en implantant des gènes humains sur leur ADN. Le système immunitaire de ces cochons transgéniques est devenu plus compatible. La voie a été rouverte vers la transplantation d’organes de cochon sur l’homme.

Déjà il est autorisé en Chine de poser chez l’homme une cornée (la surface de l’œil) de cochon.

Aux Etats-Unis, il est possible de se faire greffer de la peau de cochon. Ce n’est pas officiellement autorisé mais ce n’est pas non plus interdit. Une étude menée par l’Hôpital général de Boston a permis d’identifier des dizaines de personnes ayant recouru à cette procédure.

La firme néo-zélandaise Living Cell Technologies est en train de faire valider dans de nombreux pays un système d’implantation de morceaux de pancréas de cochon chez l’être humain afin de produire de l’insuline. Ce système s’appelle DIABECELL et vise à soigner les diabétiques.

Le chirurgien Muhammed Mohiuddin, de l’Institut national du cœur dans le Maryland (USA), a implanté un cœur de cochon sur un babouin qui a survécu deux ans et demi à l’opération. Ayant surmonté les problèmes de rejet d’organes, il estime que la voie est ouverte pour mener l’expérience sur l’homme.

Le chirurgien David Cooper, de l’Université de Pittsburgh (USA), a annoncé en juin 2015 qu’un babouin avait survécu 136 jours avec un rein de cochon, génétiquement modifié lui aussi, pour supporter la transplantation et le rejet de greffe.

Robin Pierson, qui dirige le Laboratoire de recherches de l’Université du Maryland et qui a réalisé des dizaines d’opérations de ce type, tente actuellement de transplanter des poumons de porc sur des babouins.

La difficulté est que les poumons sont constitués d’une fine trame de vaisseaux sanguins.

Cela signifie que le sang du babouin se trouve en contact étroit avec des protéines de cochon (qui constituent les vaisseaux sanguins), ce qui le fait coaguler. Actuellement, les babouins ne survivent que quelques jours. Cette technique requiert donc encore des progrès avant de devenir praticable.

Toutefois, la firme américaine United Therapeutics, dans le Maryland, a investi 100 millions de dollars pour fabriquer des cochons génétiquement modifiés. Ils sont destinés à produire des organes pour les êtres humains. Elle déclare qu’elle veut « réaliser les premiers essais cliniques en 2020 » [1].

Jusqu’où ira-t-on ?

Sur le plan technique, ce qui bloque encore est que les cochons sont porteurs de nombreux virus et rétrovirus. Présents dans les organes transplantés, ils pourraient se réveiller chez les êtres humains avec des conséquences imprévisibles.

Les autorités de santé hésitent donc encore à donner leur feu vert.

Cependant, les expériences de greffe de peau de cochon n’ont apparemment pas déclenché de problème.

Il est donc possible, et à mon avis tout à fait probable pour ne pas dire certain, que les premières tentatives de greffes d’organes de porc sur l’être humain seront tentées d’ici peu.

La procédure est connue. D’abord, l’expérience sera tentée sur un malade se trouvant « dans un état désespéré ». « De toutes façons, il va mourir, donc on n’a rien à perdre ! », sous-entendront les médecins.

Après quelques échecs, l’opération va réussir. On commencera par un organe « simple » à transplanter, comme le rein.

Ensuite, ce sera le cœur, le pancréas, les poumons, des artères, le cristallin, des morceaux d’intestin, la trachée, et, pourquoi pas « le pied de cochon » (non, je plaisante bien sûr).

Blague à part, c’est ainsi qu’ont commencé toutes les expériences médicales innovantes, qui paraissaient impensables aux générations précédentes et qui sont ensuite entrées dans la norme.

Il faut donc imaginer que, d’ici quelques décennies à peine, les personnes très âgées auront eu le temps, au cours de leur existence, de faire changer la plupart de leurs organes vitaux et se retrouveront constituées, pour l’essentiel, de cochon.

Comment réagir ?

Imaginez-vous dans la situation : votre enfant est en danger de mort. Son cœur pourrait lâcher à chaque instant.

Le chirurgien, affolé, vous explique que la pénurie d’organes humains est totale. Il n’y a aucun « donateur » pour votre enfant.

Mais il y a une solution : on peut lui implanter un cœur de cochon. Cela ne fait pas glamour, évidemment, mais sa vie sera sauve !

Quel parent renoncerait à cette solution ? Et après tout, à partir du moment où ça ne fait de mal à personne, où est le problème ? Nous avons tout à y gagner, n’est-ce pas ?

Je suis convaincu que c’est ainsi que nous réagirons tous, y compris moi-même.

Mais je ne suis pas complètement certain, malgré tout, que l’opération « ne fera de mal à personne ».

Le progrès, à quel prix ?

L’opération fera mal… à l’enfant. Il vivra, c’est sûr, mais s’accepter lui-même, arriver à vivre avec l’idée que c’est un cœur de porc qui bat dans sa poitrine, cela sera horriblement douloureux.

Et je ne parle pas du regard des autres.

Bien sûr, on va nous proposer de grandes solutions pour remédier au problème.

Des livres pour enfant seront édités où l’on verra un petit garçon « tout à fait comme les autres », et même plus joyeux que les autres, avec un organe de cochon.

Dans les écoles maternelles, on intégrera dans les programmes un apprentissage à la non-discrimination contre les êtres humains ayant des organes de cochon.

Des psychologues seront recrutés pour soutenir les personnes transplantées et leur famille, pour les convaincre que tout cela est parfaitement normal et souhaitable.

Des films hollywoodiens sortiront avec des histoires bouleversantes où le héros qui sauve la planète se trouve justement avoir été sauvé lui-même quelques années auparavant par une greffe de cœur de cochon. « Sans ce progrès, l’humanité entière aurait disparu », en déduira le spectateur inconsciemment.

L’idée s’installera et tout le monde « finira par trouver ça normal », comme le chantait Jean-Jacques Goldman.

Mais il faut bien réfléchir aux vastes conséquences du progrès technique. Aujourd’hui, nous plaçons la vie comme le souverain bien, la valeur absolue en travers de laquelle il ne faut mettre aucun obstacle moral ou légal.

Pourtant, souvenons-nous que nos ancêtres n’ont pratiquement jamais raisonné ainsi. Combien sont morts pour défendre la liberté ? Combien sont morts pour défendre la dignité ? Combien sont morts, finalement, pour défendre la haute vision qu’ils se faisaient de l’humanité ?

Je le répète, si mon enfant était menacé de mort et que la seule solution pour le sauver était qu’on lui pose un cœur decochon, je sais très bien que j’accepterais. Mais le fond de ma pensée c’est que je trouve inhumain, au sens propre, que l’homme soit un jour obligé, au nom du progrès technique, de faire un choix pareil.

Enfin, penser que notre civilisation est en train de consacrer des moyens financiers colossaux pour de telles recherches alors qu’on n’a pas un sous pour les moyens naturels de garder la santé, qui sont pourtant si prometteurs, cela me paraît vraiment étrange et désolant.

Mais heureusement, grâce à vous, cher lecteur, je ne me sens pas seul !

Continuez à soutenir notre combat. Continuez à parler de Santé Nature Innovation autour de vous. Vous savez combien c’est important.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Vos Actus Santé : vivre dans la nature, cancer et vivre 116 ans

Lettre de Santé Nature Innovation

Au sommaire cette semaine :

  • On sait enfin pourquoi le contact avec la Nature est bon pour la santé 
  • Une nouvelle manière de s’attaquer au cancer 
  • Le petit-déjeuner d’Emma, 116 ans 

Bonne lecture,

Jean-Marc Dupuis

On sait enfin pourquoi le contact avec la Nature est bon pour la santé

Tout le monde a l’intuition qu’il fait bon vivre au contact de la Nature. On y vit plus heureux, plus longtemps. Pour l’expliquer, on fait souvent appel au mystique, comme la Communion de l’Homme avec Dame Nature.

Aujourd’hui, une chercheuse de l’Université de l’Illinois vient nous proposer une explication logique résultant de nombreuses études [1] :

Les balades en forêt, les parcs, et les jardins améliorent réellement nos défenses immunitaires et notre état de santé général :

  • Les paysages et environnements sonores naturels soulagent le système nerveux sympathique (qui prépare le corps à la lutte ou à la fuite) et activent le système nerveux parasympathique (qui prépare le corps au repos et à la digestion).
  • Moins de pollution dans l’air peut réduire les inflammations du cœur et les problèmes respiratoires. L’air est filtré et recyclé par les végétaux.
  • Une température ambiante plus basse qui soulage le système respiratoire et la fatigue liée à la chaleur.
  • Plus de biodiversité qui met notre corps au contact de bactéries variées qui renforcent nos défenses immunitaires. C’est le cas du mycobacterium vaccae, une bactérie qui vit dans le sol. Mais aussi le cas des phytoncides, ces composés volatiles antimicrobiens qui réduisent la pression sanguine et stimulent la fonction immunitaire.
  • Plus d’ions négatifs dans l’air, qui réduisent la pression sanguine.

Pour renforcer ses défenses immunitaires, le corps a besoin d’être en mode parasympathique (repos et digestion) : c’est le principal effet exercé par le contact avec la Nature.

Au fond, profiter de la Nature équivaut à prendre un complément multivitamine ou un probiotique.

Une nouvelle manière de s’attaquer au cancer

La médecine conventionnelle cherche à éliminer les cellules cancéreuses par chimiothérapie ou à retirer la tumeur par opération chirurgicale.

Une stratégie alternative vise à mobiliser le système immunitaire contre les cellules cancéreuses – y compris les tumeurs. Cette voie prometteuse a été choisie par le Professeur Bourquin et son équipe de l’Université de Fribourg [2].

En principe, votre système immunitaire devrait éliminer les cellules cancéreuses tout seul. Mais la tumeur cancéreuse produit de la chémokine CCL22, une protéine qui s’attaque aux lymphocytes T régulateurs et détraque votre système immunitaire… vous laissant sans défenses.

Nos chercheurs suisses ont découvert qu’en stimulant la production d’interférons, il est possible de bloquer la chémokine de la tumeur. Les premiers résultats sont encourageants. Ce que cela veut dire est important : les personnes qui ont un système immunitaire très performant sont capables de détruire les mécanismes de défense des tumeurs, c’est pourquoi elles ont moins de risque de cancer.

Les chercheurs cherchent maintenant un moyen de réveiller nos défenses dans les cas où le système immunitaire n’est pas assez vif. Mais il faudra encore des années de recherches avant que ces solutions parviennent aux patients. A suivre…

Le petit-déjeuner d’Emma, 116 ans

Emma Morano, 116 ans, née le 29 novembre 1899 en Italie, avait les gènes pour devenir l’une des femmes les plus âgées au monde [3]. Sa mère a vécu 91 ans et sa sœur – 107 ans.

Mais ce n’est pas tout : En 1938, le médecin d’Emma lui prescrit 3 œufs chaque matin (dont 2 crus) pour soigner son anémie. Consciencieusement, elle suivit ce régime pendant 71 ans. Elle a donc mangé plus de 77 700 œufs au cours de son existence.

Compte-tenu des nombreuses vertus des œufs, il ne fait pas de doute qu’ils ont contribué à l’exceptionnelle longévité d’Emma. Viva Emma !

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Virus : 4 conseils pour tenir le siège

Lettre de Santé Nature Innovation

Votre meilleure défense contre les virus est naturelle.

C’est un sujet très peu étudié en faculté de médecine : comment renforcer vos défenses naturelles aussi appelé « système immunitaire ».

Vos défenses naturelles sont bien plus efficaces que les médicaments, car c’est un système « intelligent ».

Sans aucune intervention de votre part, il identifie l’agresseur, choisit les meilleures armes pour contre-attaquer, et met en œuvre toute la stratégie pour vous faire retrouver, au plus vite, une bonne santé. La plupart du temps, il réussit même à détruire les microbes sans que vous vous aperceviez de quoi que ce soit.

C’est seulement dans de rares cas que vous souffrez de fièvre, toux, inflammation, maux de crâne et courbatures, signe qu’une brèche a été percée dans vos défenses.

Préparez le siège hivernal

De nombreux nutriments jouent un rôle essentiel dans l’organisation de vos défenses naturelles : les acides aminés, les antioxydants, les hormones, les minéraux, les vitamines et oligo-éléments.

Votre corps s’en sert pour fabriquer les cellules et messagers du système immunitaire pour détruire les corps étrangers (appelé antigènes).

Tous proviennent à l’origine de votre nutrition.

Traditionnellement, les médecins étaient passionnés par la question de savoir comment fortifier l’organisme, pour qu’il soit mieux protégé.

Mais aujourd’hui, peu de personnes savent encore comment renforcer le système immunitaire. Notre système de santé est beaucoup plus axé sur les moyens de combattre les infections une fois qu’elles se sont déclarées (antibiotiques, antiviraux, anti-infectieux).

À l’époque où tous ces médicaments n’existaient pas, on n’avait pas le choix : mieux valait « prévenir », car on craignait de ne pas pouvoir « guérir » !

Flore intestinale : première ligne de fortifications

Des tas de microbes dangereux risquent de pénétrer dans votre corps en passant par votre intestin, qui est hautement poreux et fragile.

Pour l’empêcher, votre intestin doit être tapissé de bactéries protectrices, constituant une première couche de blindage.

On les appelle « probiotiques » lorsqu’elles ont un effet favorable sur la santé et vous pouvez les nourrir en mangeant des fibres.

Généralement, le mode de vie moderne (stress, fast-food et médicaments) nuit à l’hygiène de notre système digestif.

Je recommande de commencer par nettoyer l’intestin en ajoutant à votre cuisine les herbes et épices suivantes, en abondance : ail, oignon, gingembre, poivre, curcuma, cannelle, clou de girofle, menthe.

On reconnaîtra là d’ailleurs les épices de base servant à la préparation de très nombreux plats exotiques. Leur popularité s’explique non seulement par leur goût, mais aussi par leurs vertus antiseptiques, autrement dit pour éviter les infections.

De nombreuses plantes peuvent être utilisées en teinture-mère (alcool) ou tisanes pour compléter le nettoyage :

  • La calendule, utilisée en compresse, est connue pour accélérer la guérison des plaies. Mais ce qu’elle fait sur la peau, elle le fait aussi sur la muqueuse digestive. Elle diminue l’inflammation des intestins ainsi que tous les ulcères de la bouche jusqu’au côlon, en passant par l’estomac et le duodénum (première partie de l’intestin grêle).
  • L’échinacée : elle met le système immunitaire en état d’alerte. Elle est particulièrement efficace en cas d’infections du système respiratoire supérieur (gorge, sinus), mais son action est remarquable en n’importe quel cas d’infection.
  • Mahonia à feuille de houx : l’écorce de sa racine est bénéfique pour les voies digestives. Elle contient des alcaloïdes (berbérine, berbamine et oxyacanthine) connus pour leurs effets anti-inflammatoires et antibactériens dans le traitement de l’infection. Mettre 1 à 2 cuillères de racine séchée et grossièrement coupée en morceaux, et laisser infuser 10 minutes dans 30 cl d’eau à 90°C. À boire avant un repas copieux.
  • L’hydraste calme les inflammations des muqueuses et stoppe les infections gastro-intestinales : prendre 500 mg à 1 g de poudre de racine séchée (en capsules), 3 à 4 fois par jour.
  • La racine de guimauve est la plante adoucissante par excellence et toutes les irritations, tous les processus inflammatoires sont ses indications. On avait autrefois l’excellente habitude de donner un morceau de racine de guimauve à mâcher aux enfants au moment de la poussée des dents. Elle calme l’inflammation des gencives ; le mucilage ingéré facilite les selles.
  • Le raisin d’ours ou busserole est un puissant antiseptique urinaire et intestinal car ses feuilles sont riches en arbutine. Il est recommandé de boire 2 litres d’eau par jour lors de traitements à la busserole [1].
  • L’achillée millefeuille est utilisée en infusion comme cicatrisante contre les blessures légères. Elle faisait partie du kit de première urgence porté par chaque soldat pendant la Première Guerre mondiale [2].

Vitamines : deuxième ligne de fortification

La vitamine A, régule la production et le fonctionnement des lymphocytes T. Les lymphocytes T appartiennent à la catégorie des globules blancs et servent à détruire les cellules infectées par un virus, mais aussi les cellules cancéreuses.

Les autorités de santé européennes, pourtant très conservatrices et peu enclines à promouvoir les solutions naturelles, reconnaissent d’ailleurs l’allégation de santé suivante : « la vitamine A participe au fonctionnement normal du système immunitaire [3]. »

La vitamine C, elle, est indispensable aux cellules qui captent et détruisent les microbes et aux lymphocytes T. Vous en trouvez dans le kiwi, les baies d’acérola, le poivron et bien sûr les agrumes (orange, citron, clémentines).

Enfin la reine des vitamines, la vitamine D : il a été démontré en 2009 que la vitamine D joue un rôle essentiel pour activer l’immunité et éviter les rhumes et la grippe. Elle accroît l’activité des macrophages (ces globules blancs qui « digèrent » les bactéries) et favorise la production de peptides anti-infectieux et de cytokines anti-inflammatoires [4].

En dehors des mois d’été, vous n’avez pas d’autre choix que d’en prendre sous forme de complément alimentaire (vitamine D3).

N’oubliez pas enfin les oligo-éléments : zinc et sélénium sont aussi nécessaires aux cellules immunitaires. Vous trouvez du zinc dans les graines de courge, du sélénium dans les noix du Brésil.

Sommeil et relaxation : préservez vos troupes

En dormant plus et en vous relaxant, vous rendrez plus efficace votre système immunitaire. Des chercheurs américains ont montré que l’environnement social (stress, anxiété, dépression) influence l’expression de certains gènes dans les globules blancs, des gènes impliqués dans l’activation du système immunitaire ainsi que dans les réponses pro et anti-inflammatoires [5].

En outre, une étude menée sur 153 adultes indique que les petits dormeurs (moins de sept heures de sommeil par nuit) ont presque trois fois plus de probabilités de contracter un rhume que les chanceux qui dorment plus de huit heures par nuit [6].

Vos armes de siège

Maintenant, il ne suffit pas d’être fortifié, même avec 2 lignes de remparts. Il faut aussi être capable de contre-attaquer.

Il existe des plantes qui ont un effet antiviral :

  • La griffe de chat (un arbre du Pérou, una de gato) contient, dans son écorce interne, des alcaloïdes dotés de propriétés immunostimulantes.
  • L’astragale aide à combattre le rhume.
  • Le sureau combat les infections respiratoires virales saisonnières (y compris grippale), et la bronchite.
  • La mélisse officinale, sous forme d’huile essentielle, est de plus en plus utilisée comme agent antimicrobien et antiviral [7].
  • La feuille d’olivier et l’huile d’origan sont elles aussi efficaces sous forme d’huiles essentielles en cas d’infection, à utiliser avec grande prudence car extrêmement irritantes.

Ne laissez pas entrer le cheval de Troyes

Enfin, faut-il le rappeler, il est capital de ne pas laisser la porte grande ouverte à votre ennemi. Ne détruisez pas vous-même vos défenses immunitaires, en consommant des aliments et en adoptant des comportements qui lui sont nuisibles.

Évitez en particulier de :

  • manger trop de sucre,
  • manger trop de céréales, farines, surtout farines raffinées,
  • manger des produits trop cuits, grillés, graisses brûlées,
  • boire trop de produits laitiers, surtout non fermentés,
  • passer trop de temps à l’intérieur, où vous êtes exposé aux produits chimiques volatils, aux rayonnements électromagnétiques, au manque de soleil,
  • manger des calories « vides » : chips, fast-food, biscuits…
  • manger des produits industriels transformés et chargés d’additifs

Faites un petit effort dans chacun de ces domaines et vous aurez des défenses naturelles dignes de Vauban !

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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chien, ail, saumon OGM

Lettre de Santé Nature Innovation

Vos Actus Santé : chien, ail, saumon OGM

Chère lectrice, cher lecteur,

Cette semaine au sommaire de Vos Actus Santé :

  • Un chien détecte le cancer du sein de sa maîtresse
  • Une gousse d’ail dans l’oreille
  • Saumon OGM

Bonne lecture,

Jean-Marc Dupuis

Un chien détecte le cancer du sein de sa maîtresse

Karin Gibson, une enseignante britannique de 62 ans a été sauvée in extremis par son labrador noir de 5 ans – Paddy [1].

A son retour de vacances, Karin observe un comportement inhabituel chez son labrador :

Chaque fois qu’elle s’assied, son labrador vient se frotter à sa poitrine pour mieux renifler son haleine. Il la regarde souvent dans les yeux avec une expression inquiète. De plus, chaque fois que le labrador se frotte contre elle, sa poitrine lui fait mal en un endroit précis.

Cette nouvelle douleur, le comportement inhabituel de son labrador… tous ces éléments décident Karin à consulter un médecin.

Sa biopsie et sa mammographie confirment un début de cancer au sein. Aujourd’hui en rémission, Karin explique que sans son labrador, elle ne serait pas allée chez le médecin à temps.

Comment explique-t-on cela ?

Certains types de tumeurs cancéreuses produisent des molécules volatiles qui se diffusent notamment par l’haleine.

Justement, les chiens ont un odorat ultra-dévelopé (200 millions de cellules olfactives). 30 % de leur cerveau est consacré à l’analyse des odeurs.

Déjà, des chiens de l’armée avaient déjà démontré leur capacité à détecter 93 à 98 % des cancers en reniflant les urines (Medical Detection Dogs Association et le groupe de recherche GRC-UPMC).

Il est urgent que le grand-public apprenne à exploiter cette capacité inouïe des chiens à flairer les maladies.

Une gousse d’ail dans l’oreille

L’ail est un antibiotique naturel. Efficace par exemple pour les infections du nez, de la gorge et des oreilles [2].

Pour l’angine, mâcher une gousse d’ail.

Pour la grippe, mélanger miel, citron et ail écrasé.

Pour la bronchite, faire macérer 50 g d’ail dans 50 g d’alcool pendant 3 jours.

Pour le rhume, renifler profondément une gousse d’ail écrasée.

Mais il existe un remède encore plus étonnant. Contre le mal aux oreilles, comme les acouphènes, mettez une gousse d’ail dans votre oreille avant de dormir [3]. Par la même occasion, l’ail lavera vos oreilles de la cire en excès (sérumen).

Saumon OGM

C’est une (triste) première mondiale.

La FDA (autorité sanitaire américaine) vient d’autoriser la vente de saumon AquAdvantage, un saumon de l’Atlantique qui a reçu des gènes de saumon du Pacifique (Chinook) [4]. Le saumon AquAdvantage atteint sa taille adulte au bout de 16 mois au lieu de 30 mois pour l’espèce naturelle de l’Atlantique. C’est un avantage considérable pour les producteurs (accélération des cycles de production, baisse des coûts). Ce saumon transgénique a été mis au point par la société AquaBounty Technologies du Massachusetts.

Le saumon AquAdvantage sera pour l’instant élevé dans des bassins fermés, au Canada et au Panama uniquement. AquaBounty Technologies assure que les œufs de saumon AquAdvantage sont tous stériles et de sexe féminin (!). Cela évitera que ces saumons OGM partent dans la nature et propagent leurs gènes modifiés.

Selon la FDA, le saumon AquAdvantage « remplit les conditions réglementaire », donc il est « propre à la consommation ».

Inutile de dire que je ne mangerai pas de ce « saumonstre ». Il faut se méfier des scientifiques qui jouent aux apprentis-sorciers.

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Smartphone

newsletter de Dominique Vialard

Noël approche et cette année encore les smartphones vont trôner sous le sapin, avec leurs forfaits illimités…
Le smartphone, c’est l’orange de Noël des années 2000. Un beau signe apparent de richesse en plus ! Un cadeau pour le petit ou sa chérie ? Un modèle pour Papy ? Le nec plus ultra pour se faire plaisir ?… Cette révolution des communications est évidemment fabuleuse et c’est bien là le moteur de l’inconscience générale, mais on n’est pas forcé d’en tomber malade… Pour les fabricants et les opérateurs qui bombardent la population de promos et de packs spéciaux, en euros c’est vraiment Noël. Que d’occasions à saisir… Que de cadeaux « pratiques » et « géniaux » …  On veut faire plaisir, on pense bien faire. Mais à l’exception des plus informés, qui a conscience qu’en offrant un smartphone c’est du poison qu’il procure à la personne aimée ? Pour un jeune déjà dépendant, c’est pire : c’est comme offrir une caisse de vodka à un alcoolique !

Pas d’alarmisme, juste un peu de bon sens

La propagande des acteurs de la téléphonie fait passer toute personne qui doute pour un dissident, un « illuminé » des anti-ondes (bon, c’est vrai il en existe). Mais il y a vraiment de quoi s’inquiéter en 2015, vous allez voir pourquoi.

D’abord ce poison engendre, plus souvent qu’on ne le croit, des maux de tête récurrents et inexpliqués, des acouphènes, des problèmes de sommeil, des troubles neurologiques, dermatologiques…

Ensuite le je-m’en-foutisme des consommateurs et l’irresponsabilité phénoménale des autorités françaises vont à l’inverse d’un usage prudent. Du coup l’écrasante majorité des consommateurs, comme « lobotomisés », ne se protègent pas.
Or il existe des précautions pour cela, et des dispositifs de protection. Et sans tomber dans un alarmisme pathologique, mieux vaut passer pour un illuminé que de s’abandonner à un laisser-aller totalement irresponsable.

Alors mettons ces smartphones (pas si smart que ça) sous le sapin en connaissance de cause. Car presque tout ce que l’on nous fait croire est faux et c’est l’inverse qui doit être fait.
Incroyable mais vrai !

Combien de milliers de morts
dans 30 ans ?

Le smartphone, ce vicieux générateur de micro-ondes, pourrait bien être le prochain grand scandale sanitaire à l’échelle planétaire. Une catastrophe sans précédent vu les milliards de personnes qui l’utilisent, de Damas à Ouagadougou, Ushuaia ou Reykjavik.

Il suffit de se promener en ville même sans téléphone pour être transpercé de façon passive de fréquences multiples et pénétrantes. Et pour ceux qui se servent de l’objet non stop (comme d’une prothèse vitale), le bombardement est démultiplié : les micro-ondes, ils en sont criblés, imbibés.

Pour rappel, depuis le début des années 2000, les assureurs ne couvrent plus les dommages éventuels causés par les portables. On aurait dû s’en inquiéter, les compagnies américaines et anglaises avaient fait de même il y a cent ans avec l’amiante…

Sans jouer les Cassandre, un temps viendra où l’on comprendra. Mais trop tard, une fois de plus ! Comme pour l’amiante (plus de 100 000 morts déjà, autant de plus d’ici à 2050 en France), pour le tabac (bouc-émissaire du moment), l’alcool ou l’automobile, un domaine assez similaire par les intérêts économiques en jeu et ses dégâts dont on se contrefiche (100 millions de morts en 100 ans, sans compter les victimes de la pollution atmosphérique).

« Pour votre santé,
attention à l’abus de smartphone »

Si vous lisez ces lignes, sans doute êtes-vous déjà à moitié informé. Mais il n’est pas sûr que vous ne soyez pas intoxiqués par les fausses infos qui circulent tant la confusion est grande. Pas sûr que vous connaissiez les bons arguments, pas ceux de la propagande commerciale qui nous embrouille, ni les raisonnements irrationnels de certains détracteurs ou marchands de « trucs » anti-ondes électomagnétiques (OEM).

Pas sûr que vous ayez les données objectives en main, les repères les plus pertinents (et les plus simples, le fameux « DAS » en tête) pour vous protéger, vous et vos enfants, sans tomber dans l’abus de consommation qui pousse tout le monde à consommer toujours plus de sans fil (sachez aussi que le téléphone DECT de la maison ou du bureau est aussi nocif que le smartphone !).

Profitons donc de l’intérêt du moment pour cette « belle technologie » pour remettre les pendules à l’heure :

  • La propagande et la désinformation sur les méfaits sur la santé à sa place.
  • Les données scientifiques et juridiques incontestables à connaître.
  • La technologie au clair.
  • Les maux et pathologies en lien.
  • Les précautions qui s’imposent d’urgence.
  • Les solutions anti-ondes à retenir après tri.

Des centaines d’arguments étouffés

Les infos inquiétantes ne manquent pas sur les téléphones portables mais elles sont « noyées ». Des milliers d’études pointent leurs dangers depuis plus de 10 ans.
Il est mondialement reconnu que les champs électromagnétiques peuvent être cancérogènes pour l’homme. Mais qui s’en souvient ? Qui a conscience que ces téléphones surutilisés au quotidien, là, contre soi, sont des bombes à retardement ? Partout le portable, les antennes-relais, le wifi, le Bluetooth, les téléphones sans fil DECT, les Babyphones, etc. forment un brouillard électromagnétique auquel tout le monde est forcément sensible, sans même parler d’électro-hyper-sensibilité.

Mauvaises ondes…

Le discours bruyant des acteurs du marché étouffe (de façon imparable) toute mise en garde et guide les grands médias dont les reportages orientés entretiennent l’ignorance. Depuis l’apparition du smartphone, ce n’est pas à une bataille scientifique que nous assistons mais à une bataille de communication.
Des scientifiques indépendants, le monde n’en manque pas, mais leurs travaux dérangent et sont étouffés. Des journalistes aussi, à l’instar de Sophie Le Gall dont le documentaire, « Mauvaises ondes », diffusé l’an dernier sur France 3, est accablant.
Une enquête factuelle sans équivoque sur la collusion entre les scientifiques et les industriels, sur la loi de l’omerta régnant de l’OMS aux agences sanitaires.

Mais rien n’y fait : les lobbies des télécoms ont suffisamment « d’antennes-relais » pour pousser à la consommation. Savante stratégie de confusion officielle : « Attention, oui il pourrait y avoir quelques risques (voir sur la notice, là en tout petit !), mais n’exagérons rien, dormez tranquille… »

Une nocivité qui ne devrait plus
faire débat

Cette banalisation fonctionne très bien depuis la généralisation du smartphone. Le « c’est formidable un smartphone, quelle merveille », juste, mais trompeur, n’arrange rien. « Faut pas être parano non plus », entend-on… Oui, mais petit rappel de quelques données incontestables :

  1. Des milliers d’études ont établi des liens entre l’usage intensif du téléphone mobile et diverses pathologies.
    Certaines sont contestables car biaisées, mais sûrement moins que celles qui sont financées par les opérateurs… Des travaux sérieux, on en trouve jusqu’en Chine, en Inde ou en Arabie Saoudite, pays qui a étudié en 2004 l’impact des ondes sur les maux de tête, l’épilepsie et d’autres symptômes, et montré le lien statistique entre l’utilisation des mobiles et l’apparition de ces pathologies. Des résultats vérifiés dans bien d’autres pays.
  2. En 2008, une méta-analyse (1) du Département d’oncologie de l’Hôpital universitaire d’Orebro (Suède) a lancé une première alerte de taille : l’utilisation du mobile sur plus de dix ans a montré une augmentation significative du risque de gliome ipsilatéral (utilisation toujours sur la même oreille) et de neurinome acoustique (cancer du conduit auditif).
  3. En 2008 aussi, la Commission de la Sécurité des Consommateurs (2) a mis en lumière en France de nombreux aspects et précautions indispensables mais toujours pas concrétisées (le laxisme toujours…). Où l’on rappelle les effets possibles des mobiles : augmentation de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique, activité des protéines de choc thermique, tumeurs de la tête… et influence sur les fonctions cognitives, céphalées, et symptômes regroupés sous le vocable “hypersensibilité électromagnétique”…
  4. En mai 2011, l’avis du CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) de Lyon a entraîné la classification par l’OMS des champs électromagnétiques comme étant « potentiellement cancérogènes » (2B) pour l’homme (3).
    Cette classification s’appuyait notamment sur la vaste étude « Interphone » (des milliers de personnes suivies dans 13 pays) qui avait montré que les 10% des personnes qui utilisaient leur téléphone ½ heure par jour avaient statistiquement plus de tumeurs que les autres du côté où ils téléphonaient (4).
  5. D’abord publié en 2007 puis réactualisé en 2012, le rapport « Bioinitiative » (Université d’Albany, New York) basé sur l’analyse de 1 800 études (5) a posé comme certaine la nocivité des OEM et urgente la mise en œuvre de nouvelles normes pour protéger les populations. Ce rapport a été « démoli » par les acteurs de la téléphonie car sa co-éditrice (qui ne s’en cachait pas) vendait des protections anti-ondes. Or elle n’a en rien contribué à ces travaux tirés d’études compilées par 29 scientifiques internationaux de renom.
  6. Une monographie publiée en 2013 sur les effets des champs électromagnétiques radiofréquences par le CIRC conclut, sur la base des résultats publiés par Christ et al. (2010), que le téléphone mobile étant plus près du cerveau des enfants que du cerveau des adultes (os plus fin, etc.), l’exposition moyenne à un téléphone mobile, pour une utilisation similaire, est augmentée d’un facteur 2 pour le cerveau et d’un facteur supérieur à 10 pour la moelle osseuse.
  7. L’an dernier, une autre étude (6) a confirmé et détaillé cela, en vain encore. Cette énième alerte concernant les enfants ne fait toujours pas réagir l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail) !
  8. Tout récemment, une équipe française de l’INERIS (Institut National de l’Environnement industriel et des Risques) a démontré sous la houlette du Pr René de Sèze des modifications permanentes des ondes alpha du cerveau sous l’effet du mobile (7). Rappelons que ces ondes alpha (8 à 15 Hz) correspondent à l’état de détente et de relaxation et sont essentielles à la régulation neurologique, en particulier face au stress.

Plus aucune protection des assurances depuis longtemps, condamnations et interdictions…

  • Premier coup de tonnerre en Europe, en 2011 : en Italie, Innocente Marcolini, cadre supérieur, a imputé son neurinome à l’usage professionnel de son téléphone (30h par semaine pendant 12 ans) et a attaqué en justice son employeur. Après de nombreuses expertises, la Cour de Cassation italienne a reconnu le lien de causalité entre cet usage (6 h par jour travaillé) et l’apparition de la tumeur.En août dernier, à Toulouse, pour la première fois, une femme de 39 ans a été reconnue par le Tribunal administratif handicapée à plus de 80% pour son électro-hypersensibilité. Ce n’est pas une reconnaissance (encore) de la maladie, mais cette décision pourrait faire jurisprudence.-    Depuis l’étude « Interphone », en Israël, comme sur les paquets de cigarette, une loi impose sur les packagings des mobiles la mention « Le ministère de la Santé vous informe que l’utilisation intensive de ce produit peut représenter un danger pour votre santé ».

    –    La Belgique interdit la commercialisation de mobiles aux enfants de moins de 7 ans.

  • En Angleterre, l’Agence de sécurité sanitaire (Public Health England) compte-tenu de possibles effets cancérogènes à long terme, décourage fortement l’usage des téléphones mobiles par les moins de 15 ans.
  • Comme le rapporte l’ANSES dans son rapport pré-définitif (8), en Russie, le Ministère de la santé, à partir des travaux de son Comité national de protection contre les rayonnements non ionisants (National Committee on Non-Ionizing Radiation Protection) avertit que les moins de 18 ans ne devraient pas utiliser de téléphones mobiles.
  • Le Sultanat d’Oman interdit aux enfants la fourniture de cartes SIM. D’autres pays, comme l’Australie, demandent aux acheteurs d’avoir un certain âge et de posséder une pièce d’identité (je n’ai pas plus de précision que l’ANSES sur ce point…).

Le jeu trouble de l’Agence
chargée de nous protéger (!!!)

Chez nous, l’Anses se contente de formuler mollement des recommandations « pour limiter les expositions aux radiofréquences » et ne semble guère s’intéresser à tous ces indices de nocivité, à commencer par les risques de cancer du cerveau ou du nerf auditif. L’Agence a émis des recommandations de prudence basiques pour les enfants dans son avis de 2013 (9) mais sans donner officiellement d’âge. Ce sont des scientifiques ou organismes/associations qui recommandent de ne pas utiliser de mobile avant 12 ans voire 15 ou 16 ans.

L’Anses estimait dans ce même avis que les données scientifiques disponibles ne permettaient pas d’établir « d’effet avéré » des OEM du mobile sur la santé tout en soulignant que certains « effets biologiques » pouvaient être observés. Elle confirme le risque potentiellement cancérogène pour les utilisateurs dit « intensifs » caractérisés par une utilisation banale de 30 mn par jour (le choix du terme intensif est censé rassurer la population qui ne se sent pas concernée). Et l’Agence censée nous protéger se contente de recommander deux précautions potentiellement dangereuses (voir plus loin) : acquérir un téléphone au DAS le plus faible possible et l’usage du kit mains libres…

DAS faible ou DAS fort, ce ne sont pas là les bons critères.
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le DAS, il existe un site qui a été créé par les fabricants de téléphones portables (10), où l’on peut lire notamment dans les FAQs une réponse claire sur ce point : un DAS faible n’apporte pas de garantie de meilleur sécurité, affirment les fabricants…

Le DAS : une norme importante
mais élastique et trompeuse…

Le DAS, « Débit d’Absorption Spécifique », est la norme internationale des mobiles. Qui en tient encore compte en choisissant son mobile ? On préfère le design… Pourtant cet indice quantifie le niveau d’exposition maximal (pleine puissance dans les pires conditions de couverture réseau) de l’utilisateur aux ondes du portable via la quantité d’énergie absorbée par la tête ou le corps. Il s’exprime en watt/kg. L’Europe impose un DAS inférieur à 2 watt/kg.

Mais cette norme « internationale » n’est pas la même en Europe et aux Etats-Unis, au Canada ou en Corée du Sud par exemple : en Europe elle est « moyennée » à partir d’un échantillon de tissus de 10 g alors que les Américains la mesurent sur 1 g. Soit au final une norme plus pertinente puisqu’elle évalue sur une zone plus concentrée (disons au creux de l’oreille) la réalité de l’exposition. En Europe les fabricants de téléphone sont favorisés… Quand les autorités françaises recommandent d’acheter un mobile à DAS faible, c’est en fait un DAS fort pour les Américains…
Si l’on prend des téléphones considérés en France comme ayant un DAS faible, des Samsung par exemple à 0,2 ou 0,3 watts/kg, aux Etats-Unis, ils sont proches de 1 watt/kg (Cf. l’article du Point sur le sujet (11))!

De plus, aux Etats-Unis la limite légale n’est pas de 2 watts comme chez nous mais a été prudemment abaissée à 1,6 watts.

La « sensibilité réseau » :
l’indice-clé disparu…

De toute façon, mieux vaut ne pas s’équiper d’un appareil au DAS trop faible car l’essentiel est de bien capter afin que l’appareil régule sa puissance et baisse donc sa puissance d’émission avec l’antenne-relais.

Dans des zones très bien couvertes, que vous ayez un mobile à DAS élevé ou à DAS faible ne change rien parce que le téléphone capte bien et émet peu. Mais dans des lieux où régulièrement le mobile ne capte pas bien, le téléphone à DAS faible qui n’a pas une bonne sensibilité réseau sera proche de son niveau de DAS maximum. Et dans les mêmes conditions le téléphone à DAS plus élevé mais qui capte beaucoup mieux rayonnera beaucoup moins.

En fait, la doctrine de l’agence sanitaire revient à limiter l’exposition théorique maximale des gens via une norme bancale mais pas l’exposition moyenne réelle. Car pour mesurer l’effet réel, il faudrait établir des moyennes à partir de dizaines ou centaines de milliers de mesures, sur un tas de lieux avec tous les opérateurs, des appareils de DAS et de sensibilités réseau différentes. Ainsi, le choix de l’opérateur couvrant le mieux votre zone de résidence/travail est également essentiel.

Le DAS est donc une chose, mais la sensibilité réseau compte autant sinon plus. Or cet indice n’apparaît plus comme c’était le cas au début sur la fiche technique du téléphone vendu par l’opérateur, ce qui permettait de choisir des appareils de bonne sensibilité réseau et de réduire les risques. Cette info est devenue quasi impossible à obtenir et l’ANSES n’impose rien…
Alors faute de connaître la sensibilité réseau de son appareil, retenons juste : l’essentiel est de capter bien où l’on est, point. Car même avec un DAS faible le plus important est d’avoir du bon réseau.

Le mobile en France :
pas plus dangereux qu’un cornichon (sic !)

C’est dans ce contexte absurde que M. Danjou, porte-parole de la FFT (Fédération française des Télécom, où se retrouvent les opérateurs mobiles), répète à l’envi sur les plateaux télé ce qu’a osé publié la FTT dans un communiqué, à savoir que la classification 2B de l’OMS sur le risque cancérogène n’est pas plus inquiétante que celle des 266 autres agents qui rentrent dans cette catégorie, dont « les cornichons »…
Les produits classés 2B en cancérogénicité comprennent le café (cofacteur de cancer du rein), le plomb, les vapeurs d’essence, le Bisphénol A (interdit dans les biberons et contenant alimentaires), la chlordécone (pesticide interdit) et les « légumes au vinaigre asiatique » … ici réduit au cornichon.

Cette comparaison avec le cornichon est aussi absurde que mortelle. Tout le monde sait que c’est la dose (durée, répétition, effet cumulatif) qui fait le poison. Comme tous les légumes vinaigrés, fortement acides, le cornichon à la longue n’est pas bon. Mais combien mangent un pot de cornichons par jour toute leur vie, comparé à ceux qui font usage intensif d’un mobile, jour et nuit, avec forfait illimité, wifi… ?
Cette affirmation malhonnête ne peut qu’accroître les usages déraisonnables du mobile. Même si la FTT choisit bien ses mots en affirmant que « dans l’état actuel des connaissances, ce risque cancérogène n’est pas démontré ».

L’Etat fait l’inverse de ce qu’il annonce

Le « Grenelle des ondes » initié par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État à l’économie numérique en 2009, a pris quelques dispositions comme l’interdiction du mobile à l’école. Mais il préconisait également la baisse de l’exposition des populations, or c’est tout l’inverse qui arrive : on l’augmente, on monte dans les fréquences, on intensifie l’exposition en balançant de nouvelles fréquences.

On marche sur la tête

L’arrivée de la 4G a fortement augmenté la puissance des antennes relais et ce n’est qu’un début.

Un peu de technique pour mieux comprendre : la téléphonie mobile fonctionne sur des modulations de fréquences qui vont du 800 MHz au 2 600 MHz (2,6 GigaHertz). Soit :
–    Les fréquences de la 2G : 900 MHz et 1 800 MHz.
–    Les fréquences de la 3G : 900 MHz et 2 100 MHz.
–    Les fréquences de la 4G : 800 MHz et 1 800 MHz et 2 600 MHz.

2 600 MHz, c’est un peu plus que les fréquences du four à micro-ondes qui avoisine les 2 400 MHz (2,4 GHz) comme le Bluetooth et le wifi qui utilisent même depuis peu du 5 GHz. Des niveaux sur lesquels les scientifiques n’ont aucun recul. Ils ne savent (ou ne veulent) pas se prononcer sur la toxicité d’une fréquence par rapport à une autre…

Et 3 milliards d’euros de fréquences supplémentaires déversées !

En outre, il y a moins d’un mois l’Etat a vendu pour près de 3 Mds€ les fréquences hertziennes libérées par la TNT aux opérateurs de téléphonie. Ces fameuses « fréquences en or » passent par du 700 MHz, base de la future 5G qui sera progressivement mise en place dès 2016.
Cette opération dénoncée par mon collègue Michel Dogna qui parle « d’arme de destruction massive » (lire ici) est effectivement plus dangereuse autour des antennes-relais car plus pénétrante. Mais ce point de vue est très partiel.

Car la différence avec le 800 MHz n’est pas grande et cette fréquence présente l’avantage d’avoir une portée beaucoup plus grande : en effet, plus la fréquence est « basse », plus la longueur d’ondes est grande.

Autrement dit le 700 MHz permet d’offrir des couvertures réseaux excellentes avec une seule antenne car les ondes vont plus loin. Donc si le danger est accru pour une petite minorité de gens (exposition passive à proximité des antennes), les risques sont plus faibles pour l’immense majorité qui téléphone en bénéficiant donc d’une meilleure couverture réseau (exposition active).

« Micromitraillage » à tous les étages :
le vrai casse-tête

Les basses fréquences sont utiles aux opérateurs pour leur couverture, les fréquences élevées aussi puisqu’elles permettent d’offrir un débit plus important et de transmettre des données lourdes (applications, vidéo, etc.). Les opérateurs doivent donc doser entre couverture et débit, c’est la raison pour laquelle ils utilisent ces bandes de fréquences différentes.
Le gros danger est précisément dans ce cocktail de fréquences reçues et émises par les mobiles. Hyperfréquences ou micro-ondes (entre infrarouge et radiofréquences), basses et hautes fréquences, modulation et multi-pulsation chaotique, puissance changeante, voilà notre cocktail quotidien.

Les micro-ondes et les très basses fréquences présentent une toxicité (par la production de protéines de stress et par résonance avec les fréquences cérébrales) mais la plus forte est celle des saccades comme le souligne l’association Robin des Toits : un désordre en forme de « micromitrailleuses » électromagnétiques, dit-elle.

Car non seulement les portables actuels peuvent émettre des hautes fréquences élevées mais celles-ci génèrent également un champ de basses fréquences de 217 Hz. Dans une exposition réelle, le portable ne cesse de varier en puissance selon vos déplacements et les fréquences n’arrêtent pas de changer, du 800 au 2 600, de la 4G, 3G ou 2G… Le corps ne peut s’adapter.

Tous ces changements de fréquences, de puissance, toutes ces modulations s’entremêlent dans un faisceau de cofacteurs du mal-être et de pathologies diverses. Et c’est bien ce que la science ne sait pas appréhender encore. Beaucoup d’études sont ainsi partielles : les scientifiques testent l’effet des ondes sur une seule fréquence (souvent plus basse que la réalité), et à travers un champ de puissance fixe. Pour évaluer l’effet du mobile sur le sommeil, on expose des personnes toute une nuit à des champs, mais toujours les mêmes, à la même puissance. Le résultat est forcément éloigné de la réalité.

Les effets électromagnétiques mesurables
sur l’activité électrique du corps

Revenons aux fondamentaux ! Un champ électromagnétique est la combinaison d’un champ électrique et d’un champ magnétique. Mais ces champs électromagnétiques résultent de différentes combinaisons. Interviennent, nous le voyons, des paramètres tels que la puissance, la fréquence, la modulation et la durée d’exposition. Il y a donc différents types de champs électromagnétiques.

Les champs incriminés aujourd’hui sont donc les micro-ondes : une modulation de fréquences particulière. Il peut s’agir des mêmes fréquences que celles qu’utilisent les ondes hertziennes télé ou radio (stables) à la différence que les micro-ondes qui s’en servent sont pulsées.

La toxicité des fréquences est donc très variable. A proximité d’une forte émission wifi (box par exemple ou mobile à plein régime) la fréquence atteint facilement 2,4 GHz, soit la fréquence vibratoire de la molécule d’eau. Le corps étant très majoritairement composé d’eau, c’est une fréquence, selon certains scientifiques, particulièrement toxique pour l’homme.
D’autres continuent à répéter que cela n’a pas été démontré mais il n’est pas idiot, même si les émissions wifi sont rarement fortes en puissance d’émission de penser que cette fréquence (temporaire puisque le wifi bascule progressivement sur le 5 et le 5,8 GHz) soit plus toxique pour l’homme.

Les cellules humaines et le cerveau communiquent via des champs électromagnétiques : ondes et impulsions électriques travaillent à la communication intracellulaire, cérébrale et générale…
Il est logique de penser que si un téléphone portable peut perturber des outils ou des appareils de navigation, dans les hôpitaux ou les avions (et de simples postes de radio), ces mêmes champs électromagnétiques perturbent les courants électriques naturels du corps et créent un stress cellulaire pouvant engendrer des ruptures d’ADN et favoriser le développement de tumeurs.

Du seul point de vue électrique, un portable à l’oreille peut émettre plusieurs dizaines voire centaines de volts par mètre là où l’activité électrique naturelle du corps humain s’élève à quelques millivolts pour le cœur et quelques microvolts pour le cerveau. Des signaux extrêmement faibles mais d’autant plus vulnérables.

Êtes-vous malade
de votre portable sans le savoir !

Il existe maintenant des marqueurs biologiques permettant d’identifier les effets des ondes mobiles. Le Pr Dominique Belpomme, qui suit de près les électro-hypersensibles, est le seul scientifique ayant autant travaillé sur le sujet en France.
Ce cancérologue connu a objectivé ces effets délétères sur le cerveau et dans le sang à travers des marqueurs (12).

On a beaucoup parlé de la « maladie des radars » ou du « syndrome du micro-onde » qui touchait les opérateurs radar militaires dans les années 60/70. Ces radars émettaient des fréquences très fortes qui ont démontrées cancérogènes.
La téléphonie mobile serait moins dangereuse par l’exposition bien plus « faible » qu’elle génère… Certes, mais rappelons-nous des durées d’exposition extrêmement longues des mobiles et des cofacteurs (désordre électromagnétique).

Comme le rappelle Robin des Toits encore, ce « désordre » est cause d’agressions physiologiques primaires (et de décomposition des structures biochimiques), dont 4 principales :

  • perte d’étanchéité de la barrière sang-cerveau (hémato-encéphalique),
  • perturbation de production de la mélatonine et de l’acétylcholine,
  • déstabilisation des régulations membranaires,
  • dommages génétiques.

Les maux qui devraient vous faire réfléchir

Au final, les effets des ondes se traduisent par une grande variété de maux quotidiens que l’on ne pense pas à relier à l’usage de son smartphone :

  • Echauffements et picotements,
  • fourmillements,
  • maux de tête réguliers,
  • troubles du sommeil (insomnies, sommeil lourd et peu réparateur…) et conséquences (problèmes cardiaques, neurologiques, irritabilité, problèmes de stress, dépressions, accidents du travail, absentéisme…)
  • acouphènes,
  • épilepsie,
  • troubles neurologiques divers : hyperactivité, troubles du comportement et autisme (affirment certains scientifiques) pour les enfants qui ont été exposés dans le ventre de leur mère)…
  • peau changeante voire maladies de peau.

Vous souffrez de l’un de ces troubles ?

Passez-vous de portables pendant 2 semaines et voyez… Mais comme vous n’en serez probablement pas capables (l’addiction est un autre mal, des consultations spécifiques existent), essayez une protection anti-ondes, et là aussi vous verrez… Mais d’abord, évitez toutes les mauvaises habitudes, vous vous porterez sûrement mieux !

Autant de précautions à prendre que de risques

  • Garder le téléphone à distance du corps. Le respect d’une distance de sécurité apparaît sur les notices… en lettres minuscules ! En revanche le site des fabricants déjà cité en parle clairement. Le haut-parleur est le mode de communication à privilégier autant que possible du fait que l’on éloigne le mobile du corps et de la tête, donc l’absorption des ondes. Laisser le mobile sur un support au lieu de le tenir en main.
    Dans tous les cas il faut éloigner de quelques cm (2 à 3) son mobile de l’oreille : cela divise par 4 à 10 fois l’absorption des ondes dans la tête tout en permettant d’entendre son correspondant (en montant le volume d’écoute). Le mobile capte mieux le réseau et rayonne moins.
  • Prendre l’habitude de tenir son mobile du bout des doigts (et non à pleine main) afin de moins exposer celle-ci mais surtout de permettre au mobile de mieux capter et donc de moins rayonner (plus on limite l’absorption dans le corps/la tête, mieux le mobile capte et baisse sa puissance).
  • Ne surtout pas garder son téléphone dans la poche de jean ou dans le soutien-gorge. Des endroits où se trouvent de nombreux organes fragiles et vitaux comme les organes reproducteurs au niveau de la hanche, pas loin des zones où se reproduisent par ailleurs les cellules. Les gars, vous pouvez toujours porter un slip anti-ondes cousus de fils d’argent pour protéger la vigueur de vos spermatozoïdes (ça existe) mais je ne vous garantis rien et vu le prix vous vous voyez porter toujours le même slip ? Pour les filles il y a aussi des vêtements spéciaux, chers…
    Avec le smartphone contre le corps, le DAS peut donc être 3 fois supérieur à la norme légale et environ 6 fois celui communiqué par le constructeur.
    Les tests qui évaluent les DAS sont en effet réalisés à distance du « mannequin fantôme ». Donc le niveau de DAS communiqué vaut par définition « à distance » et non pas contre le corps (une autre tromperie). Des mesures réalisées en laboratoire montrent par exemple qu’un iPhone dans la poche captant en 4G affiche un DAS de 5 watts/kg au lieu des 2 watts autorisés et moins de 1 watt annoncé par le constructeur…
  • Ne jamais dormir près de son téléphone allumé pour s’en servir comme réveil. Ou alors activer le mode « Avion », ce qui laisse quand même le réveil activé (ce que l’on ne sait pas toujours).
  • Ne pas utiliser son téléphone au moins 2 h avant d’aller se coucher pour ne pas retarder la sécrétion de mélatonine.
    Parents, disciplinez vos enfants qui dorment avec le smartphone sous l’oreiller ou sous les draps (70% des jeunes !). C’est l’une des recommandations récentes de l’OFCOM (Agence des télécoms anglaises) qui en étudiant la chose a montré que la lumière bleue des téléphones retarde la sécrétion de mélatonine donc le sommeil.
  • Se méfier des kits mains libres vantés par les fabricants et l’ANSES : l’usage de l’oreillette (offerte avec le téléphone), qui devrait protéger (croit-on), a souvent l’effet inverse avec des niveaux de DAS corps parfois très supérieurs à la norme limite si l’on conserve le mobile sur soi
    Si on éloigne le mobile de son corps, comme cela est recommandé, une partie importante des ondes est conduite par le fil (métallique) directement au creux de l’oreille. La mesure en laboratoire du DAS avec une oreillette n’est pas fiable car l’oreille du mannequin n’est pas creuse, ce qui permet de mesurer des expositions faibles à la surface de l’oreille alors qu’elles sont bien plus importantes en réalité dans le creux de l’oreille (soit 2 cm de plus en profondeur, comme pour la mesure du DAS corps qui est réalisée entre 1 et 2,5 cm du mannequin, Cf. www.emfexplained.info). Comme il n’y a pas d’absorption du rayonnement du téléphone par le corps, le creux de l’oreille subit comme un « effet laser ». Pour éviter cette absorption « laser » sur le conduit auditif, laissez le fil vous toucher le long du corps, du torse : ces zones d’absorption et de dilution des ondes vous assureront moins d’effets délétères sur le conduit auditif.
  • Mieux vaut recourir à une oreillette Bluetooth en gardant son téléphone sur une table ou à distance. Le champ du Bluetooth est très faible et le téléphone ne vous expose pas. De plus, ce système atteint 10 m de portée là (le câble de l’oreillette fait 1 m).
  • Ne jamais téléphoner en déplacement (voiture, bus, métro, train), le mobile s’affolant en cherchant non stop son réseau. Le « désordre » électromagnétique évoqué plus haut est là à son maximum.
  • Eviter d’utiliser le Bluetooth en voiture, même avec une connexion Bluetooth. C’est bien pratique pour téléphoner au volant, ponctuellement…
    Mais pour les « routards », cette exposition est redoutable : sur la route le téléphone posé sur le siège passager devient fou ! A 90 ou 130 km/h, il change sans cesse d’antenne, émettant tout le temps à sa puissance maximale (jusqu’à plus de 100 volts/m). Cette exposition, couplée à celle du Bluetooth dans la voiture (cage de Faraday) réfléchit les ondes à l’intérieur de l’habitacle, et expose le conducteur sur la durée (maux de tête et acouphènes touchent particulièrement les commerciaux itinérants) ! Tout le contraire de ce que l’on croit (« c’est bon puisque je n’ai pas le téléphone contre la tête… qui lui est conforme à la norme dans cette configuration »).
  • Eviter d’utiliser son téléphone dans une zone mal couverte. Ces recommandations sont données sur le site des opérateurs eux-mêmes qui recommandent de ne pas téléphoner en dessous de 4 ou 5 barrettes. Qui le sait ? Un téléphone qui capte mal a un rayonnement. Dans ce cas :
    1/ Changer d’opérateur en se rencardant auprès des voisins ou amis pour connaître le réseau affichant le plus grand nombre de barrettes sur l’écran.
    2/ Ou/et changer de mobile pour un appareil doté d’une meilleure sensibilité réseau. L’info a disparu des étiquettes, on l’a vu, mais les Blackberry, les iPhones, les Sony et certains Nokia sont réputés pour leur meilleure sensibilité.
    3/ Utiliser le service « FemToCell » que proposent des opérateurs de box wifi. Il s’agit d’une petite antenne que l’on branche à sa box et qui donne du réseau, chez soi, via Internet. Du très bon réseau, malgré une émission très faible d’environ 10 milliwatts.
  • Désactiver toutes les fonctions de push des applications du smartphone. L’installation d’applications, très en vogue, aggrave les risques. En donnant accès à ces applications, à la géolocalisation, en activant les « push » (emails chargés automatiquement, flux de news, alertes diverses…), même si l’on ne téléphone que 5 mn par jour, on est criblé de micro-ondes. Car pour mettre à jour en temps réel ces données, le téléphone dialogue et interroge en permanence l’antenne-relais. Ces accès data activés exposent donc continuellement au rayonnement.
    C’est à cause de ces données data (GPS et jeux compris) que le niveau de diffusion d’ondes et d’activité des réseaux atteint maintenant celui qui était prévu par les opérateurs pour 2020. La faute à tout le monde !
    Si vous êtes « accro » à ces applications, la désactivation des fonctions « push » ne vous empêche pas de les réactiver quand bon vous semble.
  • Attention au wifi allumé en permanence (habitude souvent inutile) : le mobile cherche toujours un réseau et vous expose tout en déchargeant la batterie. Il est facile de couper son wifi par les raccourcis sur l’appareil. Idem pour le Bluetooth, autre source de rayonnement.
  • Gare surtout à une pratique courante chez certains parents consistant à occuper son enfant, son bébé, en lui donnant son mobile pour jouer (j’en ai été témoin) ! Tranquillité assurée, empoisonnement aussi. Au moins, faute de s’abstenir, que ces parents pensent à activer le mode « avion ».
  • Si vous ne n’utilisez votre mobile que pour téléphoner laissez tomber le smartphone pour un petit téléphone tout simple : avec ces modèles, il n’y a émission que lorsqu’on les utilise et ils ne rayonnent que de temps à autre pour signaler leur présence auprès de l’antenne-relais.
  • Attention à choisir un modèle compatible avec la 3G qui rayonne en moyenne 100 fois moins que la 2G.

Comment se protéger
presque totalement ?

Les usages à risques sont donc assez faciles à éviter, question de bonnes habitudes. Les autorités sanitaires, vous l’avez compris, ne vous aideront pas. Au lieu de préconiser l’utilisation manuelle plutôt que téléphonique (conseil illusoire) par l’envoi de SMS, d’emails, ces autorités feraient mieux simplement de marteler le mot d’ordre « Utilisez votre téléphone mobile avec modération » et d’interdire les forfaits illimités tant que la science n’aura pas écarté le danger…

Mais qui diffuse ces conseils basiques ? Qui sensibilise les plus vulnérables, les jeunes nés avec un smartphone dans le berceau ? Pas une seule vidéo de sensibilisation destinée aux jeunes n’existe sur Youtube et consorts, aucune campagne nationale, aucun support d’information scolaire ludique.

Pour se préserver au maximum, un système de protection complémentaire s’impose. Et devrait être imposé aux jeunes par tous les parents. Il existe des dispositifs anti-ondes à l’efficacité validée. Dans son avis de 2013 l’ANSES a épinglé ces dispositifs « pas concluants ». Pourtant sur l’un d’entre eux dont je vais vous parler, l’Agence dit qu’il « décharge la batterie » trop vite (voir cette chronique sur D8 ici). Une façon de confirmer son efficacité par un argument de mauvaise foi (qui même si c’était vrai revient par exemple à dire : n’utilisez pas ce médicament car il a une couleur qui tache les doigts !!!).

Ces dispositifs couplés à l’usage de l’oreillette Bluetooth, au respect des consignes ci-dessus et à une utilisation modérée offre la meilleure des parades du moment.

Les produits « anti-ondes » :
le grand bazar

Des protections il en existe autant que de marchands : des centaines.

Chacun peut faire son marché comme il l’entend, tout n’est pas à jeter aux orties, loin de là, mais les produits élaborés se comptent sur les doigts d’une main. Le problème étant technologique, il ne peut être véritablement contré que par un dispositif technologique. Les OEM ne disparaîtront pas par magie… Il faut les contrer, détourner, neutraliser…

Protection par déphasage à 180°

Les tout premiers dispositifs mis sur le marché utilisaient le principe de déphasage à 180°. Ce principe de physique reconnu permet de capter l’onde en phase et de la déphaser, de la ré-émettre à 180°. Le + et le – s’annulant, les ondes s’annulent et le corps ne perçoit pas de perturbation. En théorie l’idée est intéressante. Mais le problème est que l’efficacité des protections par déphasage à 180° n’a pas été démontrée pour les mobiles ni sur le plan physique ni sur le plan biologique.

Ces protections agiraient mais ne seraient pas au point donc pas fiables, un peu comme les aimants (efficaces… le problème étant de savoir comment et où les utiliser !).

Ginko Control, qui se dit « leader du patch de déphasage », affiche des données « scientifiques » sur son site mais l’on n’y lit que ce résultat sans autre détail : « le patch Ginko Control soulage les tensions des chaînes musculaires antigravitaires en les diminuant » et la société annonce seulement que les tests feront l’objet de publications scientifiques.

Cette société propose également des patchs pour tablettes, ordinateurs, des pendentifs, etc. Pas inintéressant mais encore à vérifier… Rappelons quand même que différents patchs du même inventeur, similaires à Ginko, ont été interdits de publicité sur ses allégations santé par deux fois (Dephasium en 2009 et Para-Ondes en 2008) par l’Afssaps (ANSM) faut de preuve d’efficacité. Comme d’autres produits tels que les premières protections utilisant le déphasage, les premiers produits de Ondehome par exemple, qui ne donne toujours pas d’argument convaincant sur l’efficacité de sa gamme.

Housses et solution saline activée…

Citons aussi les dispositifs différents (housses) de Pong Research, start-up américaine, qui vend beaucoup mais ne communique aucune donnée sur son système réputé peu fiable par les experts.

Ceux de Memon, aussi, un produit qui existe depuis plusieurs années et consiste à appliquer un revêtement au dos de son mobile qui utilise l’activité électrique de celui-ci pour créer un champ protecteur. Cette société allemande offre toute une gamme de produits intéressants contre l’électrosmog mais coûteux (bracelets à 150€…) sans garantie scientifique non plus.

Ou celui de CMO, un des pionniers sur le marché, apprécié des adeptes de l’alternatif bien qu’un peu passé de mode. Le dispositif CMO est basé sur une solution saline microcristalline qui, « activée par le rayonnement de l’appareil, va générer un signal hyper-faible » compensateur. L’ennui c’est que sa durée de vie n’est que d’1 an. Et les tests de CMO sont controversés (y compris par les associations : : lire ici l’article de « Sciences et Avenir » diffusé sur l’un de ces sites, dans la partie « Attention aux dispositifs à l’eau salée »). Mais l’inconvénient réel de cette technologie, outre qu’elle n’est pas sûre non plus (avec 2 sévères interdictions de publicité sur les bénéfices santé non prouvées en 2009 et 2011) est l’obligation de renouveler l’achat tous les ans.

Un blindage, un patch :
deux armes qui sortent du lot

D’autres techniques existent mais arrêtons-nous sur 2 dispositifs qui sortent du lot. Leur efficacité est vérifiable car tous deux se basent sur la norme DAS, facile à mesurer en laboratoire.

Silvershield affiche des diminutions de DAS comprises entre 80 et 90% mais seulement sur un seul modèle de téléphone testé. Il s’agit d’une coque, avec un rabat à l’avant qui se pose sur l’écran. Ce rabat contient un blindage fait d’un tissu anti-ondes. On téléphone le rabat fermé sur l’écran, qui fait barrière. Mais l’engouement des consommateurs pour des mobiles esthétiques avec des coques personnalisées ne va pas dans le sens de cette protection qui mérite pourtant une attention particulière.

Au final le coût est important. Un reproche que l’on peut faire à tous les systèmes précités dont les prix sont plutôt élevés, sans vrai garantie !

Ayant fait le tour du marché, je retiens au final un produit, un simple patch ultra-fin intégrant une « antenne passive », au rapport qualité/prix très intéressant : celui de Fazup.

Un patch testé sérieusement

A ma connaissance, Fazup est la seule société à avoir fait des mesures normatives sur le DAS de son dispositif sur de nombreux modèles de mobiles et fréquences. Son patch compatible avec une soixantaine de modèles de mobiles a fait l’objet de tests conduits par Emitech, le laboratoire accrédité COFRAC auquel l’ANSES fait appel…

Ce patch de protection a également été testé en 2014 auprès de plus de 1 000 utilisateurs intensifs via une société indépendante, TesterTout, appliquant des normes officielles (AFNOR) garantissant la fiabilité des avis consommateurs collectés. Les résultats (en ligne ici)  sont très majoritairement positifs, autant sur le bien-être des testés que des pathologies : moins ou plus du tout de maux de tête, meilleur sommeil, disparition d’acouphène (témoignages étonnants mais récurrents)… et même de crises d’épilepsie.

Le patch Fazup est une antenne passive qui régule la puissance des téléphones et se positionne très précisément sur chaque modèle de mobile à l’aide d’un gabarit de pose… Il permettrait de réduire de 80 à 90% le DAS en moyenne (norme objective et mesurable !) toutes bandes de fréquences confondues (et jusqu’à 99%) selon les modèles de téléphone.

Ce dispositif très discret réduit donc considérablement l’exposition pour un peu plus de 30 € sur Internet. Et moins en pharmacies où il est vendu (il a été élu « produit immanquable » au salon de la profession Pharmagora 2015). Disponible aussi en magasins bio ou via les comités d’entreprises, ce dispositif intéresse de plus en plus de médecins (avertis) qui le recommandent à leurs patients.

Pour confirmer ses données, une étude clinique randomisée avec placebo en double aveugle est en préparation sur une cohorte de 2 000 personnes en situation réelle sous la coordination de scientifiques reconnus. Résultats d’ici l’été 2016…

Des pierres, des plantes,
des « médailles miraculeuses » si vous voulez…

Comment ne pas finir cette enquête sans évoquer les solutions naturelles ou plus ou moins « ésotériques » qui inondent le marché ?

Radiesthésistes, magnétiseurs, géobiologistes, énergéticiens, « spécialistes » de physique ou médecine quantique, lithothérapeutes, scientifiques inspirés, gourous farfelus… les compétences ne manquent pas, les solutions les plus bizarres non plus.

  • Côté pierre, la shungite est plébiscitée. Elle aurait des propriétés anti-ondes mais pas vérifiées.
  • Le quartz, rarement cité, serait plus intéressant en raison de sa structure minérale (qui détournerait les ondes). Mais pour un smartphone où placer ces pierres et quelle taille choisir ? C’est comme les aimants : à voir avec les experts…
  • La tourmaline, qui peut se porter en pendentif, est beaucoup plus intéressante. Cette pierre produit des ions négatifs, propriété étudié par le Pr Métadier (Université de Paris) et contrecarrerait les effets délétères des ondes en régénérant l’organisme. C’est d’ailleurs une solution évoquée par le Dr Dieuzaide dans son livre « Les maladies des ondes » préfacé par le Pr Belpomme et postfacé par le Pr Joyeux (rien que ça…).
  • Côté plantes, le même Dr Dieuzaide, convaincu du pouvoir de la lavande sur les OEM, dit se protéger via un ruban fixé sur son mobile sur lequel il verse ½ goutte d’huile essentielle tous les jours. Et d’ajouter que la voie cutanée (2/3 gouttes sur les poignets frottés l’un contre l’autre le matin) est aussi efficace.

Quant aux objets aux ondes de forme protectrices, aux médaillons protecteurs magnétiques, quantiques ou que sais-je encore, gare à l’arnaque ou à des effets contraires. Bien qu’un médaillon de bonne matière, même sans effet physique, peut parfois engendrer un effet rassurant et placebo bienvenu chez les plus anxieux !

Le soleil, aussi, vous bombarde d’ondes électromagnétiques !

N’oubliez jamais que les OEM sont vitales et souvent bénéfiques.
A certaines fréquences, elles sont anti-inflammatoires, cicatrisantes et présentent d’autres propriétés bienfaisantes que des thérapeutes utilisent (souvenons-nous de la machine de Prior) y compris en médecine. Sans parler des magnétiseurs, qui soignent par leur champ électromagnétique. Et puis quand vous êtes exposé au soleil, vous êtes aussi bombardé d’ondes électromagnétiques !

Mais à force de ne parler que de nocivité des OEM, on oublie leurs bons côtés : bonjour l’effet anxiogène et nocebo !

Les meilleures protections présentées dans cet article n’ont rien de « miraculeux » : ce ne sont que de simples techniques pour utiliser proprement un objet impur et malpropre aux émanations délétères !

Alors protégez-vous, mais ne « psychotez » pas : vous pourriez en faire une autre maladie… Cette pathologie psychosomatique dont souffrent tous les vrais-faux électro-hyper-sensibles. Mais c’est une autre affaire, avec en plus de vrais malades, sur laquelle il reste à faire la lumière !

Références

 

(1) Meta-analysis of long-term mobile phone use and the association with brain tumours. Hardell L, Carlberg M, Söderqvist F, Hansson Mild K. Int J Oncol. 2008 May ;32(5):1097-103. PMID: 18425337 [PubMed).

(2)  Avis relatif à l’information du consommateur dans le domaine de la téléphonie mobile (février 2008).

(3) http://www.iarc.fr/fr/media-centre/pr/2011/pdfs/pr208_F.pdf

http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs193/fr/

(4) Les résultats de l’étude « Interphone » qui ont en partie influencé ce classement de l’OMS étaient en plus biaisés et minoraient le danger puisque que 90% des personnes étudiées avaient téléphoné autour de 1 600 heures sur une moyenne de 10 ans, soit quelques minutes par jour, autant dire rien par rapport à la réalité. Les 10% restant (et en danger) ayant utilisé leur mobile sur 10 ans à raison d’une demi-heure par jour = l’équivalent d’1 mois d’utilisation à raison de 3 h/jour… loin des usages actuels !

(5) http://www.bioinitiative.org/table-of-contents/

(6) Why children absorb more microwave radiation than adults: The consequences. L. Lloyd Morgan, Santosh Kesari, Devra Lee Davis. Journal of Microscopy and Ultrastructure.

Volume 2, Issue 4, December 2014, Pages 197–204.

(7) http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25695646

http://www.researchgate.net/publication/272517101_Radiofrequency_signal_affects_alpha_band_in_resting_electroencephalogram

(8) Ce rapport pré-définitif (223 pages !) est disponible ici : https://www.anses.fr/fr/system/files/Consultation_AP_2012sa0091_RF.pdf

(9) https://www.anses.fr/fr/content/lanses-formule-des-recommandations-pour-limiter-les-expositions-aux-radiofréquences

(10) Le site des fabricants et de leurs recommandations : www.emfexplained.info (qui démonte aussi quelques mythes comme la cuisson d’un œuf avec des mobiles…).

Et concernant le DAS dont la valeur basse n’est pas une garantie : http://www.emfexplained.info/fra/?ID=25585

(11) http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/guerric-poncet/exposition-aux-ondes-l-etrange-difference-etats-unis-europe-14-08-2013-1713991_506.php

(12) Ces marqueurs biologiques de l’électro-sensibilité sont présentés en détail sur le site http://www.ehs-mcs.org/

Attention : Les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien des médecines alternatives. Vous pourrez en trouver un près de chez vous et prendre rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com Cet article vous a intéressé ?
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construire sa maison, boire de l’eau, sommeil irrégulier

 

Vos Questions Santé : construire sa maison, boire de l’eau, sommeil irrégulier

Chère lectrice, cher lecteur,

La première question santé de cette semaine vous étonnera sûrement :

  • Quel matériau pour construire sa maison ?

  • Boire de l’eau

  • Sommeil irrégulier

Bonne lecture.

Quel matériau pour construire sa maison ?

Question :

Bonjour Jean-Marc,

Tout d’abord un grand merci pour la qualité de l’information que vous nous apportez régulièrement et votre travail.

Nous allons faire construire, et nous nous posons la question du béton cellulaire pour notre future habitation. La question que je me pose est au niveau santé, il y a de l’aluminium dans ce matériau, j’ai entendu dire que les étables en béton cellulaire étaient défavorables pour les vaches et leur production de lait.

Y a-t-il des impacts sur la santé d’utiliser ce matériau ?

Je ne veux pas que mes enfants grandissent dans un environnement défavorable.

Bien à vous

Marie-Prune P.

Réponse :

Chère Marie-Prune,

Il est très difficile de trouver des informations fiables sur la nocivité de ce matériau.

Toutefois, certains éléments simples peuvent nous aider dans notre réflexion : l’aluminium ajouté au produit est piégé dans le béton.

Sa libération dans l’air doit donc être relativement faible et doit être augmentée par les contacts directs, ou en cas d’endommagement.

Si vous choisissez du béton cellulaire, je pense que quelques mesures simples peuvent vous protéger : ne pas faire de saignées dans le béton (pour le passage de câbles électriques par exemple), ne jamais le laisser nu à l’intérieur (au minimum recouvert de Placoplatre).

De plus, la pause devrait s’effectuer avec un équipement adéquat : masque de respiration renouvelé régulièrement, vêtements de travaux à laisser sur place et à changer régulièrement.

Mieux vaut être un peu trop prudent que pas assez.

Boire de l’eau

Question :

Bonjour Jean-Marc,

C’est un vrai plaisir de vous lire chaque fois et on ne vous le dira jamais assez.

J’ai une question concernant l’eau et les crises cardiaques. J’ai reçu une chaîne Internet parlant des moments pour boire un verre d’eau et notamment de celui du soir qui prévient les crises cardiaques. Moi je ne bois pas d’eau le soir pour éviter de me lever toute la nuit.

Ai-je tort, sachant que j’ai été hospitalisée 3 fois la même année pour écart brutal de tension (8 – 18 en moins de 15 minutes, tension normale 12) et accélération cardiaque ?

Merci,

Marie D.

Réponse :

Chère Marie,

Plusieurs études scientifiques se sont penchées sur le lien entre hydratation et crises cardiaques. Il a été ainsi été mis en évidence que le fait d’être déshydraté augmentait le risque de ces événements.

Mais dans nos pays où l’eau potable est abondante et facilement disponible, les déshydratations restent rares. Néanmoins, il reste conseillé de boire suffisamment d’eau pour éviter des complications, c’est-à-dire dès que l’on a soif, sans attendre.

En revanche, il n’y a pas d’intérêt particulier à boire juste avant de se coucher si l’on n’a pas soif.

En conclusion, il suffit d’écouter son corps pour éviter une déshydratation mais il n’y a aucun bénéfice à se forcer à boire.

Les personnes qui doivent boire même quand elles n’ont pas soif sont celles qui ont des problèmes de santé qui les empêchent de ressentir normalement la soif : personnes très âgées malades, dérèglements hormonaux thyroïdiens, prise de certains médicaments (antidépresseurs par exemple).

Sommeil irrégulier

Question :

Bonjour Jean-Marc et Julien,

Je vous remercie profondément pour votre présence constante dans le Club Santé Nature Innovation ! Tant d’informations hebdomadaires, de questions répondues, de dossiers gratuits… Pour le très faible investissement annuel de chaque membre, j’estime cela très rentable (et je ne pense pas être le seul).

J’aimerais régulariser mes horaires de sommeil pour éviter la fatigue et les problèmes digestifs dans la journée qui suit une nuit courte lorsque je dois me lever tôt pour travailler.

Mon sommeil est de bonne qualité et je me réveille uniquement à la fin d’un cycle de sommeil, mais la durée a tendance à être trop variable et surtout trop courte (de 3 h à 11 h 30 alors qu’il me faudrait 10 h).

J’aurais aimé essayer des suppléments comme la mélatonine, mais mon budget total étant très limité, je ne peux pour le moment augmenter les dépenses consacrées à la micronutrition ou mettre en pratique des solutions que je devrai payer de moi-même.

Auriez-vous des conseils sur cette question ? Je les partagerai à tout mon entourage concerné par ce problème.

En vous remerciant d’avance,

Massim B.

Réponse :

Cher Massim,

La fatigue l’après-midi est à surveiller. Seulement, elle n’est pas seulement liée à la qualité de votre sommeil. Je vous invite à relire mon article à ce sujet pour mieux comprendre : Ne piquez plus du nez après le déjeuner.

Pour aller plus loin dans votre connaissance du sommeil, et surtout des trucs pour rester endormi, je vous encourage à consulter toutes mes lettres sur le sujet ici.

En particulier, ma lettre Activités diverses pour un insomniaque qui vous enseigne à ne pas paniquer lors d’une insomnie et vous met sur les rails pour retrouver rapidement le sommeil.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis et Julien Venesson

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