Si l’État ne protège pas les biens et les personnes, il est tout simplement illégitime

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités à propos de la légitime défense du bijoutier de Nice :

« Il n’est évidemment pas sain, ni souhaitable que les victimes d’agressions se fassent justice elles-mêmes. Mais comment ne pas comprendre leur exaspération ? Les Alpes Maritimes ne sont certes pas le plus « chaud » des départements français, mais cette attaque était déjà la huitième attaque de bijouteries de l’année ! Et les victimes ne supportent plus de voir les délinquants relâchés dans la journée. Ce qui vient de se passer devait arriver tôt ou tard. Si l’État ne protège pas les biens et les personnes, il est tout simplement illégitime. La seule raison de notre obéissance, la seule justification de l’obligation fiscale, c’est la garantie d’une justice ferme et équitable et d’une stricte sécurité. Nous en sommes loin. Et, si j’en crois les annonces de Mme Taubira, nous allons encore nous en éloigner dans les mois qui viennent… Il est clair que les actes comme celui de Stéphane Turk vont se multiplier. Et les citoyens français en viendront à l’auto-défense, sinon même aux représailles contre les voyous. Encore une fois, ce n’est pas souhaitable, mais c’est inévitable. J’ajoute qu’il est aussi inévitable que, tôt ou tard, les citoyens non protégés – et, au contraire, agressés – par l’État refusent de payer l’impôt. Nos gouvernants ont intérêt à prendre rapidement la mesure de l’exaspération populaire, s’ils ne veulent pas que ce type de « faits divers » nous fasse glisser dans l’émeute et la guerre civile (mais peut-être le veulent-ils?). Et l’opposition serait bien inspirée d’entendre le cri du peuple français et de le porter plus haut sur la scène médiatico-parlementaire. Sinon, elle sera emportée par la tourmente. Ce qui est certain, c’est que le peuple français se réveille et qu’il n’est pas prêt à se rendormir ! Il attend des chefs dignes de ce nom. Et si les élites « naturelles » ou « fonctionnelles » ne sont pas au rendez-vous, il en trouvera d’autres… »

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Un chef Touareg témoigne

Pour analyser et comprendre les événements qui se sont déroulés au Mali, et tenter d’appréhender ceux qui vont suivre dans l’ensemble du Sahara, il est indispensable, comme dans tout contexte historico-géographique, de faire un état des lieux et de revenir vers le passé avec la plus grande objectivité.

Pour cela il faut fuir comme la peste les révisionnistes omniprésents qui font l’opinion. Il ne faut pas compter sur les journalistes et les historiens occidentaux, dont les postulats anticolonialistes révisent sans répit les vérités qui leur déplaisent. Il faut compter au contraire sur bien des écrivains africains honnêtes, lorsqu’ils ne se sont pas laissé contaminer par les conformismes post-coloniaux diffusés à foison par nos organes de presse et notre système d’éducation. Eux savent parler de l’esclavage, de la colonisation et de l’exploitation des terres hors du prisme déformant de notre injustifiable mauvaise conscience. Ils savent que se réfugier dans le confort des idées toutes faites est mortifère.

Pour aborder le temps présent, Shindouk nettoie le terrain de ces scories, et bien des mystères s’éclaircissent. Son père, « le roi du désert », ancien Méhariste formé à la française, ami de Théodore Monod, connaissait tous les secrets du désert. Il savait en déjouer les pièges et en sortir ceux qui s’y étaient fait prendre. Shindouk a recueilli sa sagesse et son discernement. Il nous dit comment la volonté de la France de scolariser Noirs et Nomades se heurta à une méfiance de ces derniers, qui craignaient une sédentarisation, alors que les Noirs sédentaires se précipitèrent aux écoles.

Deux génocides

Divergence porteuse de lourdes conséquences au moment de l’indépendance, lorsque les Touaregs, eux qui en fait ne s’étaient jamais soumis, demandèrent en vain son report d’un an. Survint l’important et vite occulté épisode de l’OCRS, l’Organisation commune des Régions sahariennes, visant entre 1956 et 1962 à maintenir provisoirement la souveraineté française au Sahara. Projet avorté, ce qui eut pour conséquence de soumettre les Touaregs au régime provisoirement stalinien des socialistes du sud, sédentaires armés par Moscou. Situation insupportable, matrice d’exigences séparatistes et de révoltes précipitant des vagues de réfugiés en Mauritanie, en Algérie et surtout en Lybie. En effet, Kadhafi fut le seul homme d’Etat ayant eu une vision réaliste et idéaliste à la fois du problème Touareg : la nécessité de créer un état correspondant aux données humaines des déserts partagés principalement entre Algérie, Niger, Mali…

Abandonnés par De Gaulle, torturés par les Maliens, les Touaregs sont écrasés en 1964 et l’auteur évoque deux génocides. Traversée du désert, révoltes endémiques réprimées. En 1995 les Touaregs déposent 3 000 armes qui sont brûlées pour en faire un monument à Tombouctou. Le temps de la réconciliation, imposé de force au Nord, semblait venu.

Le désert des paperasses

Les Touaregs, Berbères, représentent 3 % (10 % au septentrion) d’une population disparate, soit 2 à 3 millions d’âmes, mais 70 % du territoire : l’Azawad, revendiqué par le conglomérat indépendantiste entourant le MNLA, Mouvement national de libération de l’Azawad. Les Accords de Tamanrasset de 1991 marquent la cessation des hostilités entre Mali et Touaregs en les dégageant de la tutelle libyenne mais diviseront le pouvoir malien entre bérets rouges de l’opération de nettoyage ethnique dite lavage propre et bérets verts réputés légalistes. Le Pacte national de 1992 fit naître de nouveaux espoirs, mais de nouveaux massacres de teints clairs perpétrés par la milice Ganda Koy, chargée des basses œuvres du pouvoir malien, se multiplièrent.

Là se pose, selon l’auteur, la question de 2013 : comment ne pas recommencer l’échec de 1992 ? Le Pacte national était – chose rare – un excellent texte. Mais son application fut une vision technocratique de type occidental vouée à l’échec : manque de coordination et de suivi, peu d’attention portée aux traditions locales et aux exigences bien peu paperassières du désert, obsession de la sédentarisation, gâchis dans les dépenses de confort et de rémunération des cadres, détournements de fonds, laxisme de l’administration malienne, réunions et bavardages, neutralisation des cadres Touaregs, peu expérimentés, par des sinécures et des prébendes, refuge des populations dans une économie parallèle, bref : le mal bureaucratique.

Shindouk précise aussi que le trafic de drogue, du Maroc à l’Arabie, grandement sous-estimé en Occident, a été un élément-clé du faisceau de malédictions dont le pays a été victime, de même qu’un esclavage résiduel qui n’intéresse personne et plus tard les vagues de migrants clandestins chers à nos gouvernants.

Le temps de l’islamisme

Alors vint le temps de l’islamisme, du terrorisme, de la guerre des otages et des rançons qui vont avec. Arrêt brutal de la perspective économique que représentait le tourisme au Sahara. Alger et Paris détruisent la démocratie algérienne qui amenait les terroristes du FIS au pouvoir. En 10 ans, 150 000 morts. Puis le GIA, ses méthodes dignes du FLN des années 50-60 et sa devise : « Pas de dialogue, pas de réconciliation, pas de trêve ». En 1999 Alger fait rentrer dans le rang la majorité des terroristes grâce à sa Concorde civile, mais les ultras créent le GSPC, Groupe salafiste pour la Prédication et le Combat, à prédominance algérienne, qui devient AQMI, Al-Qaïda au Maghreb islamique. Le Paris-Dakar se déplace en Amérique du Sud…

2006, les Touaregs n’en peuvent plus, une nouvelle révolte explose, Kidal est en proie à des querelles internes mettant en jeu l’honneur intouchable des chefs Touaregs. Nouvel éphémère accord de paix… imposé par Alger. Multiplication des groupuscules et des escarmouches. En 2011 les Touaregs abandonnent la Lybie, à laquelle ils n’avaient jamais vraiment cru et, comme lors du grand raid de 1916, au cours duquel ils assassinèrent le Père de Foucauld, réinvestissent leur pays, lourdement chargés d’armes modernes. On les appela les revenants, leur présence allait changer le cours des choses. S’inspirant de la création de l’état du Sud-Soudan, ils liquidèrent islamistes et trafiquants de drogue, unifièrent les minorités sous le nom de MNLA et revendiquèrent une fois pour toutes leur indépendance.

Querelles de chefs, sécession, création d’Ansar Eddine, les islamistes sont de retour… et la charia sévit. Une garnison malienne est massacrée par les Touaregs, angoisses, erreurs et flottements, le MNLA et son islam tolérant de rite malékite fléchit sous la pression de l’hypocrisie islamiste. Le Mali bascule, n’existe plus. La suite est connue : Hollande chef de guerre, comme Guy Mollet le fut pour l’Algérie… et silence sur les rochers noirs et les sables blancs du désert.

Nous ne réussirons…

Mais le livre ne s’arrête pas là. Quelles solutions pour demain, c’est-à-dire pour aujourd’hui ? Des solutions fortes et sages, qui font appel à l’histoire et à l’intelligence. Ce livre les délivre, mais pour cela il faut le lire car, mis à part la saga personnelle du témoin, l’espoir est décrypté, il habite plus que jamais le cœur des Touaregs, qui ont servi de supplétifs précieux lors de l’intervention française malgré l’horrible précédent de l’abandon des musulmans par la France en 1962.

Les solutions sont évidentes et faciles à imaginer, reste à réduire les blessures, les passions, et surtout les aveuglements idéologiques. Cela sera le plus difficile à surmonter car tous les acteurs continuent à se référer à une forme de démocratie occidentale, qui a prouvé partout en Afrique, son incapacité à résoudre les problèmes de bonne gouvernance.

L’ouvrage commence par ces phrases : « Je ne suis pas d’accord avec ces intellectuels qui cherchent à faire d’un ami un ennemi juré. En Afrique, qui finance la construction des écoles, des dispensaires, des puits ? Qui vient en aide aux réfugiés, aux déplacés, aux malades ? Mais qui pille nos biens et nos ressources ? L’ancienne puissance coloniale qui est venue lutter contre ceux qui veulent détruire mon pays ? Mais qui détourne l’argent des profits tirés de ces opérations ? Le problème de l’Afrique, ce n’est pas la colonisation d’hier, cela fait plus de 50 ans… notre mal vient essentiellement de nous. Nous ne réussirons que quand nous cesserons de rechercher les causes ailleurs. »

Ce pourrait être aussi le mot de la fin.

Bernard Chupin

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Mère Agnès-Mariam de la Croix : l’attaque au gaz est un coup monté

Le 6 septembre, Russia Today a publié un entretien avec Mère Agnès-Mariam de la Croix, carmélite fondatrice et supérieure du monastère Saint-Jacques le Mutilé et de la Maison d’Antioche en Syrie où elle vit depuis vingt ans. La religieuse y affirme que les photos et les vidéos diffusées par des sources américaines sur les conséquences des bombardements au gaz toxique de la zone de Ghouta en périphérie de Damas le mercredi 21 août sont des forgeries.

« J’ai attentivement étudié les séquences [diffusées par les Américains], et j’en ferai une analyse écrite un peu plus tard. Je soutiens que toute cette affaire est un coup monté. Cela a été mis en scène et préparé à l’avance dans le but de cibler le gouvernement syrien comme son auteur. La preuve clé c’est que Reuters a rendu public ces séquences à 6 h 05 du matin. On dit que l’attaque chimique aurait été lancée entre 3 h et 5 h du matin à Ghouta. Comment est-il même possible de rassembler une dizaine de séquences différentes, d’avoir plus de 200 enfants et 300 jeunes gens rassemblés en un seul endroit, de leur apporter les premiers secours et de filmer des entretiens avec eux, tout cela en moins de 3 h ? Est-ce que tout cela est réaliste ? Puisque vous êtes des gens qui travaillent dans l’information, vous savez le temps que tout cela a du prendre. Les corps des enfants et des adolescents que nous voyons dans la séquence, qui sont-ils ? Qu’est-ce qui leur est arrivé ? Sont-ils vraiment morts ? Et comment cela aurait-il pu se passer avant l’attaque chimique ? Ou bien, s’ils n’ont pas été tués, d’où sont-ils venus ? Qui sont leurs parents ? Comment se fait-il qu’on ne voit aucun corps de filles parmi tous ces enfants qu’on nous dit morts ? Je ne dis pas qu’aucun agent chimique n’a été utilisé dans cette zone, on en a certainement utilisé. Mais j’insiste : cette séquence qui est maintenant colportée comme preuve, a été fabriquée à l’avance. Je l’ai étudiée méticuleusement et je soumettrai mon rapport à la Commission des droits de l’Homme des Nations Unies à Genève ».

Quand l’homme se met à

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Qatar-Syrie : il y a de l’eau dans le gaz

Et si les évènements de Syrie n’étaient qu’une simple guerre commerciale tournant Et si les évènements de Syrie n’étaient qu’une simple guerre commerciale tournant autour de la distribution du gaz naturel du Qatar, qui en est le premier producteur mondial ? En effet, le gaz qatari doit être écoulé sur le marché mondial et particulièrement européen en traversant plusieurs pays du Moyen-Orient avant d’être branché sur des gazoducs déjà existants ou en prévision, comme le Nabucco, financé principalement par les Etats-Unis et la Turquie (gaz d’Asie centrale et du Moyen-Orient vers l’Europe).

Ce gazoduc qatari est d’ailleurs déjà prêt à être branché du côté turc, mais sur le trajet le plus direct pour un branchement sur le réseau de distribution, il y a la Syrie et son gouvernement alaouite de Bachar-el-Hassad. Or celui-ci refuse ce projet, car il a déjà signé un accord avec l’Iran et l’Irak pour avoir un gazoduc concurrent, projet soutenu par les Russes.

Donc, le Qatar, soutenu par l’Arabie saoudite et les USA, veut supplanter la Russie comme principal fournisseur de gaz naturel à l’Europe de l’Ouest, d’où le conflit entre les USA et la Russie à ce sujet ! D’où le lancement de la rébellion anti-Assad en Syrie pour évincer ce gêneur ! Enfin, cerise sur le gâteau, les pays européens veulent se libérer des importations russes et appuient donc le projet qatari. A l’évidence, tous les prétextes actuels de guerre (chimique ou pas) ne sont que des trompe-l’oeil, provoquant malheureusement des milliers de victimes innocentes, sacrifiées sur l’autel du commerce du gaz qatari.

autour de la distribution du gaz naturel du Qatar, qui en est le premier producteur mondial ? En effet, le gaz qatari doit être écoulé sur le marché mondial et particulièrement européen en traversant plusieurs pays du Moyen-Orient avant d’être branché sur des gazoducs déjà existants ou en prévision, comme le Nabucco, financé principalement par les Etats-Unis et la Turquie (gaz d’Asie centrale et du Moyen-Orient vers l’Europe).

Ce gazoduc qatari est d’ailleurs déjà prêt à être branché du côté turc, mais sur le trajet le plus direct pour un branchement sur le réseau de distribution, il y a la Syrie et son gouvernement alaouite de Bachar-el-Hassad. Or celui-ci refuse ce projet, car il a déjà signé un accord avec l’Iran et l’Irak pour avoir un gazoduc concurrent, projet soutenu par les Russes.

Donc, le Qatar, soutenu par l’Arabie saoudite et les USA, veut supplanter la Russie comme principal fournisseur de gaz naturel à l’Europe de l’Ouest, d’où le conflit entre les USA et la Russie à ce sujet ! D’où le lancement de la rébellion anti-Assad en Syrie pour évincer ce gêneur ! Enfin, cerise sur le gâteau, les pays européens veulent se libérer des importations russes et appuient donc le projet qatari. A l’évidence, tous les prétextes actuels de guerre (chimique ou pas) ne sont que des trompe-l’oeil, provoquant malheureusement des milliers de victimes innocentes, sacrifiées sur l’autel du commerce du gaz qatari.

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A méditer:

Le livre capital d’Hugues Lagrange (chercheur au CNRS et professeur à Sciences-Po), intitulé Le déni des cultures (Le Seuil, 2010) faisait déjà (comme beaucoup d’autres d’ailleurs) le constat que les jeunes issus de l’Afrique du nord et de l’Afrique sub-saharienne sont surreprésentés dans la délinquance en France et établissait un lien entre les difficultés d’intégration de ces immigrés et leurs origines culturelles. Se démarquant ainsi nettement de l’approche socio-économique « politiquement correcte » de la délinquance et de l’intégration.

«Ma position est qu’il vaut mieux dire les choses, même si elles nous gênent», avait-t-il expliqué dans une interview au Monde. «Les choses» sont les suivantes, selon le constat qu’il a établi au terme de plusieurs années d’étude en grande banlieue parisienne: «Les adolescents éduqués dans les familles (originaires de pays) du Sahel sont trois à quatre fois plus souvent impliqués comme auteurs de délits que les adolescents élevés dans des familles autochtones; et ceux qui sont éduqués dans des familles maghrébines, deux fois plus». Mettant ainsi le doigt sur un point essentiel : la culture de la razzia.

Sur ce point l’identité de l’islam est très forte. Il a gardé de ses origines arabes une tradition de civilisation non-productive. La razzia – c’est-à-dire la rapine – était autrefois le moyen de subsistance des tribus nomades guerrières : dépouiller le voisin (sédentaire) de sa production, et le réduire en esclavage.

L’or noir n’a pas changé cette tradition, puisqu’il est obtenu sans travail, et que son exploitation est confiée aux mains des occidentaux ou des travailleurs immigrés, traités avec le mépris qui sied aux esclaves. Un saoudien ou un koweitien ne se salit pas les mains.

La richesse pétrolière des pays musulmans n’a pas fait disparaitre leur jalousie envers un Occident laborieux, à qui il faut faire rendre gorge d’une façon ou d’une autre. Le sentiment obscur d’une revanche à prendre est profondément ancré dans beaucoup de populations musulmanes. Il remonte aux croisades, et s’alimente d’un non-dit identitaire : le musulman est un seigneur, fait pour dominer et non pour subir, parce que son identité religieuse surpasse toutes les autres.

Les trafics de drogue et d’armes en sont l’expression la plus évidente dans nos banlieues. Et ce n’est pas par hasard. Car ce sont des outils faciles à développer, rémunérateurs et, qui plus est, destructeurs des Français qu’ils haïssent.

C’est pourquoi la récidive ne disparaitra pas tant elle est intrinsèquement liée à la culture des populations carcérales. Aussitôt libérés, nos « jeunes » rejoignent leur communauté, leur groupe, et recommencent. Souvent d’ailleurs en gravissant quelques échelons supplémentaires dans la violence…Nous ne manquerons pas d’en faire l’amer constat dans quelques mois.

Tant que Christiane, Manuel, Jean-Marie, François et les autres n’auront pas compris cela, rien ne changera en prison mais l’insécurité des Français ne cessera de croître.

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Panthéon : consultation des Français

Philippe Bélaval, Président du Centre des monuments nationaux, a reçu mandat du chef de l’Etat d’associer les Français sur les prochaines personnalités qui mériteraient, à l’avenir, d’être honorées au Panthéon, cette église qui fut volée par la Révolution et jamais restituée. Les résultats de cette consultation n’ont valeur ni de référendum, ni de sondage. Pas fou : imaginez une forte demande en faveur, par exemple, d’Hélie de Saint-Marc… Cette consultation devrait éclairer (?) les conclusions du rapport.

C’est par ici, faites-vous plaisir.

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Manifestation contre la guerre en Syrie le 3 septembre au Trocadéro

Appel du PCD :

« Parce que la guerre est un fléau dont on ne peut maîtriser les conséquences et la durée, une opération militaire de grande envergure aujourd’hui en Syrie n’est pas une solution acceptable.

Des dizaines de milliers de civils seront aussitôt pris pour cible, déplacés, massacrés au prétexte d’exporter la démocratie.

Depuis plusieurs mois, un conflit dramatique ne cesse de faire couler le sang en Syrie. Cette situation ne peut, et ne doit, nous laisser indifférent.

Toutefois, l’éventualité d’une intervention armée de la France, simplement alignée sur les positions anglo-saxones, comporte plusieurs obstacles importants :

Nul ne peut prévoir les conséquences d’une telle intervention, tant sur la population syrienne que sur la région. La tension est extrêmement vive et des pays tels qu’Israël, le Liban et l’Irak peuvent très rapidement, et d’une manière qui échapperait à tous, basculer dans de nouvelles violences. Le sang coulera donc et bien au-delà même des cibles visées par les pays occidentaux.

– Si tant est que cette intervention réussisse à renverser le régime, , il n’en demeure pas moins qu’aucune solution de remplacement n’est aujourd’hui pertinente. Le plan actuel consiste simplement à remettre le pouvoir à une coalition hétéroclite de groupes islamistes radicaux qui se battent déjà entre eux : quel en sera l’avantage décisif pour la population syrienne ?

La France est souveraine et ne doit pas s’aligner systématiquement sur les USA ou le Qatar. Elle n’a pas vocation à participer à un embrasement des Proche et Moyen Orient. Nous y avons une histoire, des devoirs ainsi que des pays alliés et amis. Nous ne pouvons accepter de participer à ce massacre annoncé, tant d’un point de vue diplomatique que dans un souci d’humanité avec ces populations amies.

– Enfin, il parait acquis que le régime syrien doit être remplacé par un véritable gouvernement démocratique et non pas par une dictature des frères musulmans qui eux ne protégeront pas l’équilibre entre les différentes communautés présentes en Syrie. Un changement de pouvoir risquerait de mettre directement en péril ces personnes. Là encore, la tradition française et notre devoir d’humanité nous oblige à une reconnaissance de l’ensemble des équilibres en présence au Moyen Orient.

Pour toutes ces raisons, nous signataires de cet appel invitons à un grand rassemblement ce mardi 3 septembre à 19h place du Trocadéro. »

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La dictature pépère

Constat de Jean-Yves le Gallou :

« [C]e qui se met en place c’est une dictature pépère à base de monopole idéologique, de confusion des pouvoirs, de médias univoques, de société de surveillance, de prise de contrôle de l’enfance, de viol des consciences et de persécutions des dissidents. […]

Soyons clairs :  le Système dispose d’un arsenal répressif considérable (lois Pleven, Gayssot, Taubira, Perben, notamment) : s’il n’y a pas plus de détenus politiques en France ce n’est pas parce que le régime est pépère c’est parce que beaucoup d’opposants le sont. Au fond, si nous vivons dans une dictature pépère, ce n’est pas tant parce que ceux qui l’exercent sont débonnaires, c’est parce que ceux qui s’y opposent sont bien prudents. Et surtout parce que ceux qui devraient soutenir les libertés politiques – en France, pas au Kamchatka – préfèrent souvent détourner les yeux.

Et pourtant nul ne devrait transiger avec la défense de nos libertés. Les pouvoirs totalitaires ne sont forts que de la lâcheté de leurs opposants et de leur manque de solidarité les uns vis-à-vis des autres. »

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