Sens de l’orientation, vivre de son potager, + 10 000 % sur les médicaments anticancer

Chers membres du Club Santé Nature Innovation,

Voici le sommaire des Actus Santé de cette semaine :

  • Sens de l’orientation : c’est la testostérone qui donnerait un avantage aux hommes

  • Ils produisent 2,6 tonnes de légumes dans leur petit potager urbain

  • Le prix des médicaments contre le cancer du sein a augmenté de 10 000 % en 40 ans

Bonne lecture,

Jean-Marc Dupuis

Sens de l’orientation : c’est la testostérone qui donnerait un avantage aux hommes

Cliché ou réalité, il semble que les hommes aient un meilleur sens de l’orientation que les femmes.

Des chercheurs norvégiens pensent avoir identifié l’origine de cette différence [1] : ce serait la testostérone (plus élevée chez les hommes) qui affuterait leurs capacités à s’orienter.

Ils ont fait jouer 18 femmes et 18 hommes à un jeu d’orientation virtuel. Les hommes étaient en moyenne deux fois plus rapides que les femmes.

Ensuite, ils ont séparé 42 femmes en deux groupes. Celles du premier groupe ont reçu une goutte de testostérone sur la langue, les autres ont reçu un placebo. Celles ayant reçu de la testostérone ont obtenu des résultats bien meilleurs.

En observant l’activité cérébrale, les chercheurs ont découvert que les hommes et les femmes ayant reçu de la testostérone utilisaient davantage leur hippocampe, la région du cerveau qui utilise les points cardinaux (Nord-Sud-Est-Ouest).

Ces découvertes devraient permettre de trouver des remèdes à la maladie d’Alzheimer qui atteint le sens de l’orientation.

Ils produisent 2,6 tonnes de légumes dans leur petit potager urbain

Tout a commencé en 1984, alors qu’éclataient les premiers scandales sanitaires. La famille Dervaes n’en peut plus des légumes industriels. Autour de leur pavillon de banlieue situé à Passadena (en Californie), ils décident de transformer le jardin de 362 m2 en potager.

Le résultat est inoui : en 2015, la famille Dervaes a produit 2,6 tonnes de légumes, 1 800 œufs et 200 litres de lait de chèvre. Sur leur petite surface poussent 400 variétés de légumes, fruits, baies et herbes aromatiques. Ils possèdent des ruches, poules, canards et chèvres.

Non seulement la famille Dervaes vit à 95 % en autarcie (ils achètent farine, sel, riz…), mais ils vendent leurs surplus à leurs voisins pour un chiffre d’affaires annuel de 55 000 euros.

Ils ont également installé des panneaux solaires qui se prêtent très bien au sud de la Californie. Ils récupèrent leurs huiles de fritures et celles d’un restaurant voisin pour faire rouler leurs voitures (biocarburant).

Ils ont aussi créé un blog [2] et une association qui forme ceux qui désirent reproduire leur modèle de ferme urbaine autosuffisante. Si vous comprenez l’anglais, je vous encourage à regarder ce reportage sur la famille Dervaes.

Le prix des médicaments contre le cancer du sein a augmenté de 10 000 % en 40 ans

Voici l’évolution des prix des médicaments contre le cancer (prix médian actualisé hors chimiothérapies) [3] :

Années 1970 : 100 euros par mois

Années 1980 : 250 euros par mois

Années 1990 : 750 euros par mois

Années 2000 : 5500 euros par mois

Années 2010 : 10 000 euros par mois

Malheureusement, l’efficacité des médicaments n’a pas grimpé à la même vitesse que les prix. Comme il y a quarante ans, aucun médicament contre le cancer ne prétend guérir. Ils visent juste à prolonger la vie du patient de quelques mois voire quelques années, ce qu’on appelle en cancérologie la « rémission ». En 2015, la firme américaine Pfizer a sorti Ibrance, un médicament contre le cancer du sein en phase terminale (phase IV). Pris en conjonction avec d’autres traitements, son intérêt est de parfois prolonger la vie (et les souffrances) de douze mois. Il coûte 9850 dollars par mois.

Si les laboratoires parviennent à vendre leurs traitements anticancer si cher, c’est que les patients ne paient pas directement. C’est la Sécurité sociale (ou des assurances) qui paient la facture et répartissent le coût à travers un vaste nombre de personnes qui cotisent.

Si un traitement est très cher, les médecins devront remplir de la documentation pour justifier auprès de la Sécurité sociale son utilité pour le patient.

Pour maximiser leur chiffre d’affaires, les laboratoires cherchent à vendre leur traitement aussi cher que possible sans dépasser le seuil où le travail administratif vient décourager les médecins.

Par exemple, aux Etats-Unis, le « seuil de paperasserie » actuel pour les traitements du cancer du sein se situe à 10 000 dollars par mois. Voilà pourquoi le dernier médicament Pfizer se situe juste en dessous du seuil, à 9850 dollars.

Les seuils et les quantités de paperasserie évoluent dans le temps. Selon la grande presse, c’est devenu l’une des préoccupations principales des labos.

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