Vos actus santé : médicament retiré, éléphants, comment guérir

Cette semaine au sommaire de Vos Actus Santé :

  • Arrêt brutal des essais cliniques sur un médicament pour le cœur 
  • Comment les éléphants déjouent les cancers 
  • Impossible de guérir sans changer sa vie 

Bonne lecture,

Jean-Marc Dupuis

Arrêt brutal des essais cliniques sur un médicament pour le cœur

L’Evacetrapib est un médicament pour les maladies du cœur en phase 3 d’essais cliniques.

Cette substance a été développée par le laboratoire Eli Lilly, connu notamment pour le Prozac.

L’Evacetrapib inhibe la protéine des esters de cholestérol. Il est conçu pour bloquer les transferts de triglycérides et de phospholipides, ce qui accroît la concentration de lipoprotéines de haute densité (HDL), dit « bon cholestérol ». Ainsi, l’Evacetrapib est censé empêcher les artères de se rétrécir et de se rigidifier… ce qui devrait réduire le risque de maladies cardiaques.

Cependant, une analyse récente a montré que l’Evacetrapib est inefficace [1]. Le laboratoire Eli Lilly a alors décidé d’abandonner tous les essais cliniques en cours pour ce médicament. Rien n’indique que l’Evacetrapib ait pu être dangereux pour la santé. Cet arrêt brutal des essais cliniques laisse tout à penser qu’Eli Lilly a préféré taire des résultats dévastateurs pour le marché des statines. Cette rétraction soudaine conforte ceux qui dénoncent la mauvaise foi des laboratoires et soulignent l’inefficacité des médicaments anticholestérol.

Comment les éléphants déjouent les cancers

Les éléphants développent très rarement des cancers.

Cet élément a intrigué des équipes de chercheurs. Ils se sont penchés sur le gène TP53 qui élimine les tumeurs cancérogènes.

Dans le génome humain et celui de la plupart des animaux, le gène TP53 apparaît 1 fois. Chez les éléphants, le gène TP53 apparaît 20 fois !!

Lorsque des radiations abîment l’ADN de certaines cellules, le gène TP53 leur ordonne de se suicider. Cela empêche la multiplication de cellules mutantes.

Les chercheurs ont constaté que chez les éléphants, il est beaucoup plus fréquent de voir les cellules irradiées se suicider sur ordre du gène TP53. Leur risque de développer des tumeurs est donc bien plus faible [2].

Impossible de guérir sans changer sa vie

Dans nos sociétés occidentales, dès que nous tombons malade, nous sommes soumis à une série d’examens médicaux. Une fois le problème identifié, on nous tend une ordonnance de médicaments pour l’anéantir. Il y a peu de considération pour le patient comme corps et esprit.

Pourtant, la maladie est souvent l’expression d’un désordre global, pas simplement physique.

Lorsqu’il y a maladie, douleur, c’est qu’il y a quelque chose à changer dans votre vie. Guérir, c’est redevenir acteur de notre vie, pas spectateur.

Cette sagesse est un principe fondamental de la médecine chinoise. Elle va même plus loin.

En médecine chinoise, maladies, douleurs sont des langages du corps : sa manière de vous supplier de changer. C’est évident quand on considère l’angoisse, l’insomnie, l’irritabilité et les problèmes de poids.

« Tomber » malade, c’est n’avoir pas pris à temps la décision de changer.

Si vous-même, ou un proche, ne parvenez pas à guérir par la médecine conventionnelle… je vous encourage à reconsidérer votre maladie sous l’angle de ce principe chinois : guérir c’est changer.


Sources :

[1] « Heart Drug Halted », Nature, volume 526, 15 octobre 2015, page 299

[2] « How Elephants Dodge Cancer », Nature, volume 526, 15 octobre 2015, page 297

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